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Centrafrique : la violence et l’insécurité persistent, selon des experts de l’ONU

Par lanouvellecentrafrique - 07/08/2013

Un groupe d’experts indépendants des Nations unies exhorté le 5 août les autorités centrafricaines à prendre des mesures pour mettre fin aux violations des droits décriées

 

« Nous sommes gravement préoccupés par les allégations d’assassinats, d’actes de torture, de détentions arbitraires, de violences contre les femmes, de disparitions forcées, de justice populaire, ainsi que par le climat généralisé d’insécurité et par l’absence d’État de droit qui prévalent dans le pays depuis ces cinq derniers mois », ont déclaré les experts. Ils ont souligné que « l’État de droit est quasi inexistant », et que « les abus de pouvoir et l’impunité sont devenus la norme » en Centrafrique. Ils ont demandé de garantir que les responsables de ces actes ne restent pas impunis. Le rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Christof Heyns, a souhaité qu’une enquête soit menée afin de punir les auteurs et autres commanditaires des violations des droits humains. « Il y a eu plusieurs assassinats, parfois en représailles après des incidents de justice populaire contre des membres de la coalition Séléka. Environ 46 cas auraient été documentés […]. Je lance un appel pour une enquête approfondie, transparente et indépendante sur tous les cas suspectés d’exécutions arbitraires pour identifier les responsables et les traduire en justice », a-t-il insisté.

 


© fr.africatime.com
Le rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Christof Heyns
Pour sa part, le rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants, Juan E. Méndez, a averti que la torture était « généralisée » et noté qu’au moins vingt-cinq personnes seraient mortes à la suite d’actes de torture et autres traitements inhumains ou dégradants. « J’exhorte les autorités à s’assurer que toute allégation de torture ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant fera l’objet d’une enquête par les responsables de l’application des lois et que les auteurs de ces actes seront sanctionnés », a-t-il déclaré. Et d’ajouter que le droit international des droits de l’homme interdisait de « façon absolue et non dérogeable la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

Le groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires a reçu des allégations de disparitions forcées. Le groupe d’experts a exprimé sa profonde préoccupation face aux allégations selon lesquelles nombre de civils ainsi que d’officiers et de soldats de l’armée centrafricaine auraient été enlevés par des groupes armés de Séléka. Le 14 avril 2013, un sergent-chef du bataillon amphibie et un soldat de première classe de la garde de l’ex-président auraient été arrêtés et emmenés vers une destination inconnue. « Tout acte de disparition forcée est une offense à la dignité humaine et aucune circonstance quelle qu’elle soit ne peut être invoquée pour justifier ce crime abominable », a rappelé le groupe de travail.

Rashida Manjoo, la rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, a indiqué que les Centrafricaines subissaient des humiliations intolérables. « L’Etat a la responsabilité d’exercer la diligence requise pour prévenir les actes de violence contre les femmes, diligenter des enquêtes et punir les auteurs de ces actes, qu’ils soient commis par l’État ou par des personnes privées. Les femmes et les filles qui ont souffert doivent avoir accès à l’assistance médicale, psychologique et sociale, entre autres, ainsi qu’à des mécanismes de justice effectifs et à des recours justes et efficaces », a-t-elle déclaré. « De nombreux cas de violence contre les femmes, en particulier des abus sexuels et des viols, ont étés rapportés dans toutes les localités que les combattants de Séléka ont traversées », a affirmé Rashida Manjoo. À en croire ses propos, entre le 13 et le 16 avril dans le quartier Boy-Rabe de Bangui, de nombreuses femmes et jeunes filles, quelques-unes âgées de 12 à 14 ans, auraient été violées durant des opérations qui avaient pour but de pacifier et de désarmer le quartier.

Rappelons que plusieurs mouvements rebelles rassemblés dans la coalition Séléka ont repris les hostilités contre le gouvernement le 22 mars. Deux jours plus tard, ils sont entrés dans la capitale, Bangui, et ont pris le pouvoir. Actuellement, la Centrafrique est gouvernée par un Conseil national de transition dirigé par Michel Djotodia et par un gouvernement transitoire de trente-quatre membres formé le 12 juillet.


 

 
MOTS CLES :  Onu   Centrafrique   Violences 

3 COMMENTAIRES

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Ne laissez pas la RCA aller à l'enfer ...

Par SOROKATE

07/08/2013 15:57

Les centrafricaines et Centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer. Prise en otage le 24 MARS 2013, la RCA est dans l'agonie pour des prétextes de la libérer des griffes du dictateur sanguinaire le général président F.BOZIZE arrivé au pouvoir par un coup d'état constitutionnel e 15 Mars 2003 contre le seul et unique président élu démocratiquement A.F.PATASSE.

A titre de rappels ,après plusieurs tentatives de coup d'état manqués par monsieur F.BOZIZE Yangouvonda contre les anciens chefs d'état Centrafricains, les hommes politiques avaient de la méfiance vis à vis de ce dernier avide du pouvoir,n'ayant plus de responsabilité au sein de l'armée FACA était contraint de se convertir en CHAUFFEUR de taxi brousse sur le tronçon Bangui/ Yaloké et yaloké bangui.

L’alternance politique au bénéfice du feu A.F.PATASSE , dans un climat pacifiquement démocratique par le regretté président A.KOLINGBA , monsieur A.F.PATASSE a eu pitié du général chauffeur de taxi brousse devenu un cherché à manger en faisant de lui son chef d'ETAT MAJOR.

Ainsi, une fois nommé comme chef d’État major sa jalousie a fécondé qui, plus tard sera accouchée le 15 Mars 2003. On va voir des étrangers intégrer la FACA bonjour le désordre en RAC
une floraison de rebellions occupant toute l'étendue du territoire Centrafricaine.

maintenant c'est la seleka qui, à son tour veut tout simplement faire disparaître la RCA de la carte du monde.

L'Etat de droit va exister du nom, la RCA petit à petit disparaît du concert des nations pour se retrouver en avant dernier de tous les pays en voie de développement.

Cette rétrospectivité témoigne la longue période de misère , de souffrance, d'atrocité et d’humiliation que ce peuple a connu jusqu'au jour d'aujourd'hui.

Alors fort de ce qui précède et par rapport à la réalité que vit ce peuple actuellement,une intervention des nations unies associée à celle de la CPI s'avèrent hautement recommandées.

Un peuple docile,hospitalier,sociable caractérisé par une culture basée sur le respect du prochain ne mérite pas un tel sort.

Sauvez la RCA, suavez la svp.

SOROKATE Alias domzan-bene

merci mingui

Par simpliste

08/08/2013 16:03

Ita Sorokate c'est important de faire des retrospectives. eelles nous permettent de comprendre ce qui nous arrive, qui en sont les vrais responsables afin de réagir de façon juste pour préserver l'unité de notre pays.
juste une petite modification à ce que tu as dit à propos des désordres causées par les rébellions généralisées: elles ont commencé depuis 1981/1982 après les élections remportées par Dacko et contestées par Patasse; il y avait eu un coup d'état raté par la clique Patasse-Bozize-Demafout...etc (y compris certains membres de la transition actuelle). j'etait à l'époque du coté de kagabandoro et je les voyait partir en exil vers le Tchad.
tant que tous ces "Pseudo Démocrates" auront encore des pstes de responsabilité sans gardes fou democratiques ???
L'ancienne génération a hypothéqué notre avenir; nous avons le devoir de rétablir une situation de paix durable pour nos descendants, c'est pour cela qu'il est important d'observer sans émotion mais lucidement les faits pour comprendre, et enfin agir.
AGIR CE N'EST PAS FORCEMENT FAIRE DE LA POLITIQUE, C'EST AUSSI CONTRIBUER A LA RECONQUETE DE L'ECONOMIE DU PAYS QUI EST AUX MAINS DE ETRANGERS. c'est à nous de construire notre pays pas la communauté internationale.
N'oublie pas de toujours nous rappeler "AIMONS NOTRE PAYS".

Chacun apporte à sa manière une contribution ,son opinion à l'animation démocratique de notre pays en Danger...

Par SOROKATE

08/08/2013 16:57

Ita simpliste, bara ala.
Singuila na pendèrè sango so ala mou.Zo oko oko a lingbi ti ga na nzoni tene so lo yinga na ndo ti kodoro ti é si i lingbi ti sala na koussala ti ta ténè na ngoé ti POROSSO ti ndandara(Démocratie). Bâh ndo na ndo ti kodoro ti mô, lè ti mo a kpigba, Zi lè ti mô beafrica.

Nzapa a bata beafrica.

Ita ti a la SOROKATE Domzan-bene.
Bâh ndo na ndo ti kodoro ti mo

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