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Bangui: le «MESAN» face à la presse centrafricaine

Par Frédéric Perriere-centrafricmatin - 01/08/2013

Jean-Baptiste Koba, annonce le retour de ce parti politique sur la scène politique

 

Dans son discours de circonstance, il a rappelé une époque où la RCA a connu un temps de développement dont on peut encore apercevoir les traces. Aujourd’hui, ce pays connaît l’enfer qui, selon ses propos, était prévisible, car les anciens dirigeants du pays manquaient de vision et de rigueur. Durant 30 ans, a-t-il précisé, le pays a beaucoup régressé. Poursuivant son discours, le président Jean-Baptiste Koba, président du Mouvement de l’Evolution Sociale en Afrique Noire (MESAN), a révélé le fait que les entreprises étrangères qui ont investi en RCA souhaitent se retirer. Car, depuis le 24 mars 2013, a-t-il souligné, nous vivons une barbarie, nous assistons à la destruction du tissu économique du pays, et a déploré les exactions commises sur la population. Il a rappelé la marginalisation politique ainsi que la rébellion permanente et professionnalisée. Selon lui, la transition est fragile et le pays a beaucoup de défis à relever: sécurité, DDR, organisation des élections…

 


© journaldebangui.com
Le président Jean-Baptiste Koba, président du Mouvement de l’Evolution Sociale en Afrique Noire (MESAN)
Concernant le mutisme du MESAN ces derniers temps, et le départ des entreprises étrangères, le président Jean-Baptiste Koba a fait savoir que son parti a dénoncé par écrit les choses qui se passent dans le pays. Sur ce point, il a fait allusion à ses éditoriaux. Sur le plan économique, a-t-il dit, certaines entreprises étrangères souhaitent partir à cause de la situation chaotique du pays, et de nombreuses familles qui sont en péril. Pour les maintenir, il faut que la sécurité revienne. Tout au long de cette transition, a-t-il précisé, le MESAN aura l’occasion de développer ses idées. A propos de la fragilité de la transition, de la participation du MESAN aux prochaines élections, il a proposé que dans le camp de la coalition Séléka, il faut que les membres accordent leur violon. Idem au niveau du gouvernement. La participation à l’élection présidentielle n’est pas son obsession. Le MESAN présentera ses candidats le moment venu, et qu’un congrès du parti aura lieu quand toutes ses structures seront mises en place.

 

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S’agissant des cinq (5) verbes du MESAN, il a fait savoir qu’il ne suffit pas de les réciter pour avoir l’appui du peuple centrafricain. Ces cinq (5) verbes sont des objectifs à atteindre, et une société donnée doit les mettre en œuvre pour réussir. Nous présenterons notre programme le moment venu. Partout, les gens ne rêvent que de l’application de ces cinq (5) verbes…. Quant au développement que le pays a connu à l’époque, il a recommandé à la presse de revoir les indicateurs économiques du pays entre 1966-1972. Pourquoi nos productions agricoles sont-elles en baisse ? A l’époque, nous avons eu de bons gouvernements. Il en est de même pour le ministère du Plan qui accompagnait la politique de «l’Opération Bokassa». Si nous continuons de faire référence à Bokassa, c’est parce qu’il n’a pas fait seulement le mal, mais également de bonnes choses. Quelle est la formule que le parti MESAN propose pour le retour de la sécurité? En réponse, il a proposé deux (2) formules: la restructuration des FACA et l’éducation qui permet de faire de nous de bons citoyens.

 

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3 COMMENTAIRES

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Il faut peser les mots mes frères politiciens

Par JMK

01/08/2013 13:29

Il faut que les hommes politiques pèsent leur vocable c'est vrai ils sont profanes en la matière mais laisse moi vous dire que la RCA n'a jamais connu le développement à l'époque dont vous avez employé sans pour autant chercher à savoir le sens économique du terme.

KOBA LE TRIBALISTE

Par ketesoua

02/08/2013 03:04

Eh oui les tribalistes de la lobaye sortent la tête, à raison, car bien évidemment l'horreur actuelle dépasse 1000 fois les crimes cumulés de tous les régimes qui se sont succédés, mais à tort car tous ceux qui lui ont succédé sont des thuriféraires du pitre régime Bokassa (Dacko, Kolingba, Patassé, Bozizé)qui a enclenché les assassinats politiques et crapuleux, riduiculisé notre pays au point d'en faire un EMPIRE ubuesque, avec bien évidemment quelques réalisations d'infrastructures que Bokassa lui même en a semé les germes de l'auto-destruction. A partir de là, les autres qui ont suivi étant les enfants imparfaits du Père ont fait le reste. Aujourd'hui les enfants de tribalistes d'hier qui régentaient ce pays osent lever leurs têtes pour continuer la sale besogne. Alazoula, Magalé, Koba, Mokotémapa, Makpayen et toute la suite impériale, tout comme les héritiers des Patassé (Dologuélé et Ziguélé), Kolingba (Désiré), Bozizé (Francis)ils se croient tous investis d'un destin national tracé par Dieu. Ils osent même, le ridicule ne tuant point dans ce pays, revendiquer l'héritage vomi de leurs parents, en remerciant Séléka de les avoir blanchi, puisque les curés ont dit ne "JAMAIS AVOIR VU CELA". Attention cela ne vaut pas absolution. Le maître mot demain sera JUSTICE (depuis Bogand jusqu'a ce jour), RÉCONCILIATION, ESPÉRANCE. Rendez-vous est pris dans la phase JUSTICE car il faudra dire l'histoire, assurer la Réparation, avent de se réconcilier. L'histoire récente de notre pays mérite d'être réécrite.Koba appréciera mieux à ce moment l'héritage qui est le sien, et qu'il revendique.

Méfions-nous des mots qui exacerbent les vieux démons

Par hipopotamus

07/08/2013 00:19

L'histoire de la Centrafrique appartient à tous ses enfants; nous n'avons pas à en rougir.Aujourd'hui,nous subissons un tournant de la vie politique de notre pays complètement inouï depuis ces trente dernières années;au lieu de creuser le lit de la division,d'emboucher la trompette du tribalisme,il me semble qu'il y a plus utile à faire, notamment d'être chacun, dans ses compétences, à participer au débat constructif pour redorer le blason de "la Coquette" et du territoire entier
Que Koba relance le MESAN est son droit légitime de citoyen d'apporter à travers ce parti sa pierre à l'édifice;cela fait-t-il de lui un tribaliste parce qu'il de la lobaye? l'exemple ivoirien doit nous apprendre à ne pas jeter l'anathème sur nos concitoyens sans un fait avéré.Cessons ce genre de posture car elle n'apporte rien au débat sinon que mettre de l'huile sur le feu.
Je suis d'accord avec vous pour travailler à la réconciliation,à donner sens à notre espérance ; là me semble-t-il est vraiment le maître mot que nous devons avoir en mémoire pour le salut de la Centrafrique!
Pour l'humour: votre pseudo sonne-t-il pas plutôt lobaye, non!

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