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Défendre les intérêts du peuple centrafricain

Par Passema Endjiago F. - 30/07/2013

Jeunes Patriotes centrafricains(es), qui est le plus grand traitre à la nation de tous les temps?

 

Ces jours-ci, malgré le drame que vit le peuple centrafricain, nous assistons à des manœuvres carnavalesques des vautours qui se préparent au dépeçage du peuple centrafricain qu’ils croient complètement mort. Plus le temps avance, plus les fossoyeurs du peuple centrafricain redoublent d’effort pour le réduire davantage à l’assujettissement afin de bien s’engraisser de son sang. Ces fossoyeurs, de 1960 à 2013, ont été, président de la République, présidents de l’Assemblée nationale, premiers ministres, ministres d’Etat, ministres, députés, ambassadeurs, premiers conseillers d’Ambassade, à quelques exceptions, officiers supérieurs et officiers de l’Armée centrafricaine, de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, hauts fonctionnaires dans l’Administration de l’Etat centrafricain post colonial qu’ils ont contribué à faire disparaître depuis…Car, aujourd’hui, la Centrafrique n’est plus un ETAT.

 


© journaldebangui.com
Passema Endjiago F.
Le peuple centrafricain, spolié de sa souveraineté par ces vendus, n’a jamais eu la possibilité d’exprimer librement son choix dans la désignation de celles et ceux qui pourront valablement gérer ses affaires. Il n’y a jamais eu d’élections réellement libres en Centrafrique contrairement à ce qu’on a parfois essayé de faire croire à notre peuple. Pendant plus d’un demi-siècle, ces individus sans scrupules, sortis de l’anonymat par leurs maître, parents et/ou amis et placés à la tête de l’Etat, ont fait fortune pendant qu’ils sont au pouvoir. Ils se sont tous, sans exception, retrouvés dans l’indigence une fois évincés du pouvoir. Tous, mêmes ceux qui ont été Présidents de la République et qui en ont été évincés sont morts dans le dénuement le plus total sans avoir pu réussir à assurer à leurs proches le minimum vital. Ils ne sont rien quand ils sont à l’étranger. Ils sont réfugiés politiques et vivent de Revenu Minimum d’Insertion (RMI) ou Revenu de Solidarité Active (RSA) destiné à venir en aide aux individus les plus démunis dans les pays occidentaux.

Généralement les anciens chefs d’Etat, Premiers Ministres, Ministres, Ambassadeurs et autres fonctionnaires d’autres pays se retrouvent au sein des organisations internationales comme Président de la Commission de l’Union Africaine (ancien chef de l’Etat malien), Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies dans telle ou telle crise dans le monde etc.…pour ne citer que ces cas. Certains d’entre eux, prenant le peuple centrafricain pour un ensemble d’attardés, lui font croire qu’en s’affichant avec des personnalités étrangères sur des photos et autres supports d’images lors de certaines rencontres internationales, telles les réunions de l’Internationale socialiste, suffisait à leur assurer le retour à la tête de notre pays dont ils se sont acharnés à anéantir dans le passé… Ils ont toujours bénéficié du soutien et de la protection occultes de leurs maîtres étrangers dont les intérêts heurtent de plein fouet ceux du peuple centrafricain que nous défendons toujours. Ils ont, de tous temps, évacué la totalité de leur entourage à l’étranger en leur transmettant les virus de la félonie et de la traitrise. Heureusement que ce mal n’est pas congénital car certains peuvent arriver à s’en affranchir. Mais attention, ils ont des partisans capables de se comporter comme des chiens enragés dans l’espoir de faire perdurer le règne de leur perfidie.

En 53 ans, l’histoire de la Centrafrique est ponctuée de moments peu glorieux attribuables à ces individus mesquins et sans scrupule qu’il convient également de ne pas oublier. L’histoire doit accabler de honte celles et ceux qui, intentionnellement, ont cherché à nuire à leur concitoyen pour des intérêts bassement personnels, croyant qu’en se vendant au plus fort et en se faisant porteurs dociles et rampants de ses sombres desseins, ils deviendraient des héros de l’histoire qu’ils écriraient par la suite. C’est le peuple centrafricain qui doit écrire sa propre histoire et celle-ci se rédige toujours en concurrence avec celle de la propagande anti-centrafricaine qui, insidieusement, commence, depuis quelque temps, à préparer l’opinion publique internationale en générale et centrafricaine en particulier pour lui imposer, le moment venu, ces sinistres personnages. Si cette propagande tente de proclamer ces infâmes Centrafricains au titre de grands Centrafricains avec des interviews dans des colonnes de journaux à ordre, sur les ondes de radios et des chaines de télévision, des reportages dignes de l’époque du portage, il incombe au peuple centrafricain de les désavouer avec le même enthousiasme et la même sincérité. Ailleurs, pour les décrire, on parle de politiciens véreux et arrogants, de collabos rampants, de félons, de couards, ou de petits intellectuels autoproclamés à la solde d’intérêts étrangers. Enfin, toutes ces catégories se regroupent au sein d’un seul vocable générique : ce sont des traîtres!

S’il y a consensus à ce sujet pour les débusquer afin de ne pas se faire piéger par leurs manœuvres savamment entretenues par leurs partisanes et partisans, ce consensus se heurte à une épineuse question : qui est le plus grand d’entre eux ? Lequel vous a fait le plus de tort? Lequel s’est, le plus lamentablement, vendu? Lequel d’entre ces ignobles crapules a eu les genoux les plus usés et la langue la plus brune?

Afin de vous souvenir de leur mépris et de permettre à toutes et à tous de honnir à jamais leur nom, vous êtes invités (ées) en tant que citoyennes et citoyens reconnaissants(tes) et sans rancune, à établir dès à présent, pour ne pas l’oublier, la liste de celles et ceux d’entre ces traîtres qui vous semblent les plus méprisables; celles et ceux d’entre elles (eux) qui mériteraient, plus que les autres, un bon coup de pied dans la fourche et des graffitis sur leurs portraits de famille. En souhaitant que de pareils gredins ne finissent jamais par remporter autre chose que la honte qu’ils nous inspirent toutes et tous. Quant à moi, j’attends, avec impatience, le moment d’une confrontation radiophonique et/ou télévisée, en face à face, avec ces personnages, pour les interpeller, les confondre solennellement en lieu et place du peuple centrafricain.

Ce moment ne saura tarder.

 

 
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