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Presse: Michel Djotodia, FACA, ARC, élections, défi sécuritaire en Centrafrique

Par journaldebangui.com et autres médias - 29/07/2013

Le président de Transition, d’un commun accord avec le Premier ministre et le président du Conseil national de transition ont répondu aux questions de la presse à Bangui

 

Il s’agissait pour les autorités de transition de marquer un arrêt sur les 100 premiers jours de la Transition en République Centrafricaine, depuis la chute du président Bozizé. Ladite conférence de presse, conjointement animée avec le Premier de Ministre Chef du Gouvernement d’Union Nationale, Me Nicolas Tiangaye, et le Président du Conseil National de Transition, M. Ferdinand Alexandre Nguendet, s’est tenu au Ledger Plazza de Bangui. Selon Radio Ndéké Luka, Michel Djotodia s’est dit très ému suite à ces meurtres et a adressé ses condoléances aux familles attristées. «Je déplore et condamne avec fermeté toutes les violences qui sont commises à l’encontre de la population. Sur elle, je verse des larmes de compassion et présente toutes mes condoléances aux familles éprouvées. Il n’y a plus de place pour l’impunité dans notre pays. Les auteurs de ces crimes crapuleux sont en sursis. Ils seront traqués, arrêtés et poursuivis en justice», a déclaré Michel Djotodia. Le Président de la Transition a rassuré la presse qu’il va faire de la sécurité son cheval de bataille. «La question sécuritaire reste une préoccupation majeure pour moi. J’ai conscience qu’elle est le passage obligé vers la reprise totale des activités socio-économiques sans lesquelles la paix que nous nous employons avec l’aide de la communauté internationale à construire demeurera un vain mot.».

 


© journaldebangui.com
Le président de Transition Michel Djotodia au Ledger Plazza de Bangui
Au plan politique
Michel Am Nondroko a fait allusion à la Charte Constitutionnelle de la Transition, la mise en place prochaine de la Cour Constitutionnelle de la Transition, le Haut Conseil de la Communication et de l’information et le déploiement des autorités administratives sur l’ensemble du territoire afin de relancer l’administration sur toute l’étendue du territoire nationale.

Sur la question sécuritaire
Le président Michel Djotodia Am Nondroko a annoncé la constitution prochaine de la force de la Mission de Sécurité en Centrafrique (MISCA) de l’Union Africaine, composée de 3500 hommes, afin de procéder au désarmement et à la pacification sur l’ensemble du territoire national. Du fait de la défaillance des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) devant l’avancée des Séléka, le Chef de la Transition a envisagé la modification de la dénomination des FACA qui deviendrait Armée Républicaine de Centrafrique (ARC).

Au sujet de la sécurisation de la ville de Bangui, le Premier ministre Nicolas Tiangaye, s’appuyant sur des données de l’Etat-major général des armées, a indiqué que la cité est pacifiée à 80%. Il est revenu sur la stigmatisation de troupes tchadiennes de la FOMAC, en déclarant que «les Centrafricains devraient exprimer leur gratitude et reconnaissance pour les efforts que ces troupes effectuent pour rétablir la stabilité dans le pays»

Des élections prochaines
Sur la présentation de la candidature des dirigeants de la transition aux prochaines élections en Centrafrique, Michel Djotodia a mis en relief le respect des accords de Libreville. Le locataire de la Présidence a réaffirmé sa position, celle du Premier ministre et du Président du Conseil National de Transition qui est celle de ne pas se présenter à la présidentielle à la fin de cette transition. Toutefois, la présentation d’une candidature aux législatures ou aux municipales reste une discrétion du Conseil National de Transition. «Les professionnels de la communication se sont interrogés sur une probable candidature des dirigeants de la transition aux prochaines élections en Centrafrique. En réponse, nous n’allons pas nous présenter à la présidentielle. Au sujet de notre candidature aux législatives et aux municipales, il appartient au Conseil national de Transition de trancher».

 

 
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21 COMMENTAIRES

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Wait and See

Par balèze

29/07/2013 12:36

La nouvelle armée, si nouvelle armée il y aura, va requérir beaucoup d'imagination, d'innovation, de sacrifices.
Les "ex F.A.C.A." cohabiteront-ils facilement avec les rebelles qui, jusqu'à présent, ne l'oublions pas, n'ont reçu aucune formation militaire ? Comment reconnaître leurs galons, outre le handicap de langues beaucoup ne parlement ni le français, ni le Sango, les deux langues officielles de la République centrafricaine)quand on sait que le moins gradé des SELEKA porte "fièrement" les galons de capitaine, voire de commandant.
Comble de l'ironie ou de la bêtise humaine, c'est selon : une connaissance qui vient de Bangui m'a dit qu'un rebelle peut porter, selon son humeur,les galons de capitaine sur une épaule, de commandant sur une autre épaule... A cet accoutrement guignolesque s'ajoutent les nombreux cas d'exactions, de graves violations des droits de l'homme dont beaucoup se sont rendus coupables...
J'ose espérer qu'à la fin de la Transition, le nouveau pouvoir élu saura mettre de l'ordre dans ce capharnaüm.

L'ossature de l'ARC

Par maingou

29/07/2013 13:55

Si l'ossature de cette nouvelle armée devrait être constituée des "dan ngongo"(ces sont en fait des petits voyous musulmans de km5; ils se disent commerçants mais en fait ce sont des zaraguina, des coupeurs de route) c'est de n'importe quoi.
Ce sont de gens sérieux qui devraient constituer une armée digne de ce nom, pas ces ignares qui se sont succéder à la tête de centrafrique.
Le peuple doit se soulever avec un programme bien conçu dont la refondation d'une armée nationale

Critique politique,

Par SOROKATE

29/07/2013 16:06

A mon humble avis jusque-là Mr M.A Djotodja n'a pas mesuré le degré du mal que lui et ses hommes de Seleka ont fait aux paisibles hospitaliers peuple Centrafricain.
M.A.Djotodja trouve comme priorité de changer la dénomination(FACA) de notre armée nationale au sein de la quelle il a incorporé ses parents étrangers qui ne savent ni parler Sango et aucun de nos patois en Centrafrique c'est inadmissible.

Qu'est ce qui l'empêcherait de délocaliser les Soudanais Seleka à yaloké, à Bouar ou l'élevage du port est interdit? à Bandoro ou la vente des viandes boucanées est également interdit au marché... à M'baîki c'est pas à dire.
Toute la Republique est colonisée par les étrangers convertis en Seleka par Djotodja.
Centrafricains et centrafricaines soyez vigilants car la Seleka n'est une poche des islamistes chassés au nord du Mali.
Quant aux complisses comme M. Ziguélé, N.Tiangaye, Eric, et Alexandre nguédet la justice les attend dans un future proche. Wait we see

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