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La culture de Shaolin à portée des jeunes africains

Par Xinhua - 26/07/2013

9 étudiants venus de pays africains, dont le Gabon, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Congo et l’Ouganda, ont bénéficié de ce programme pour suivre gratuitement des cours

 

«Le temple de Shaolin est très connu dans mon pays. Je suis tombé amoureux du kung-fu de Shaolin en regardant le film ‘La 36e Chambre de Shaolin’ à l’âge de dix ans», se rappelle Valérie, aujourd’hui âgé de 23 ans, en s’exprimant avec un léger accent français. Cependant, les rêves des enfants de son village ont pour la plupart été entravés par la pauvreté. Faute d’éducation et de formation, beaucoup luttent pour survivre.«Je suis chanceux», déclare Valérie, qui est entré au temple de Shaolin en février 2012 dans le cadre d’un programme caritatif d’études. A ce jour, neuf étudiants venus de pays africains, dont le Gabon, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Congo et l’Ouganda, ont bénéficié de ce programme pour suivre gratuitement des cours sur la culture de Shaolin pendant cinq ans, explique Wang Yumin, doyen du bureau des affaires étrangères du temple de Shaolin.

 


© xinhua
Les africains au temple de Shaolin en Chine
Dans le temple, chaque jour ordinaire est simple mais porteur de sens, raconte Yahou Hugues Michael, un compatriote de Valérie âgé de 29 ans. Ils se lèvent à 05h30, une demi-heure avant les exercices de kung-fu. A 07h00, ils prennent le petit déjeuner, et, à 08h30, les deuxièmes exercices matinaux débutent. Dans l’après-midi, la troisième session d’exercices épuise presque toute leur énergie. «C’est extrêmement fatiguant, mais je m’y suis habitué», indique Valérie, ajoutant qu’il est physiquement plus fort qu’autrefois. «Bien que nous offrions une pension et des cours gratuits et même des robes, chaussures et autres articles d’usage courant à ces apprentis africains, nous ne les forçons pas à suivre une doctrine religieuse stricte», précise Wang Yumin. Cependant, Valérie et ses amis participent chaque matin aux prières, qui, selon lui, sont «agréables à écouter et apaisent nos coeurs».

Le Camerounais Emmanuel Ngalle, âgé de 26 ans, a eu plus de mal à parler chinois que Valérie, mais dit aimer la méditation et se déclare fasciné par l’art chinois. Durant son temps libre, il écoute des chansons populaires chinoises et peut maintenant en chanter deux. Après 19 mois d’études dans le temple, Emmanuel ne s’est pas encore totalement habitué à la nourriture chinoise. «Chaque apprenti possède une personnalité différente. Certains se convertissent au Bouddhisme lorsqu’ils viennent étudier, tandis que d’autres se concentrent sur le kung-fu», constate M. Wang. Malgré l’uniformité de leurs robes grises et de leurs chaussures en coton, ils ont chacun des rêves différents pour l’avenir. «Je voudrais rentrer chez moi pour créer une école de kung-fu et enseigner cet art martial aux enfants qui ne peuvent se permettre d’étudier en Chine», déclare Valérie. «J’établirai peut-être une école proposant des cours différents, non seulement de kung-fu, mais aussi de langue et de culture chinoises», prévoit pour sa part Emmanuel.

 

 
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