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L’adoption de la Charte Nationale de la Transition n’a pas fait que des heureux

Par leconfident.net - 25/07/2013

Les débats ont été houleux et parfois l’ambiance électrique dans l’hémicycle et même au sein du Conseil National de Transition (CNT)

 

L’inéligibilité soulève des passions
Certains points de cette Charte Nationale de la Transition ont suscité des débats passionnés car des intérêts étaient en jeu. Des intrigues se sont même invitées dans la salle à propos du contreseing du Premier, Chef du gouvernement de Transition sur les textes règlementaires. Et c’est là où certains conseillers ont montré leur vrai visage comme ennemis de la transparence. Le contreseing n’est pas une nouveauté pour les centrafricains puisqu’il figurait déjà dans la Constitution du 27 décembre 2004. La règle n’a jamais été appliquée à l’époque de François Bozizé, tout simplement parce que les premiers ministres Elie Doté et Faustin-Archange Touadera n’en ont jamais fait usage, laissant le Chef d’Etat de l’époque, seul maître du jeu. La question de l’inéligibilité des acteurs principaux de la Transition a soulevé un véritable tollé dans la salle. L’accord politique de Libreville avait mentionné que les acteurs principaux de la Transition ne devaient pas se présenter à l’élection présidentielle. Or dans la déclaration de N’Djamena, les Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont évoqué les élections au pluriel, ce qui veut dire l’élection présidentielle et les élections législatives. Cette mention particulière n’a pas été appréciée par les membres du Bureau du Conseil National de Transition, qui ambitionnaient de se présenter aux élections législatives. Séance tenante, au moment des débats, il n’était pas question de dénaturer le texte proposé, dont le projet avait été examiné par le gouvernement et un comité convoqué à cet effet.

 


Le président du CNT
La Charte est-elle altérée
Au moment de l’adoption de la Charte National de Transition, tous les membres du bureau du Conseil National de Transition se sont purement et simplement abstenus de voter en faveur du texte, ce qui ne surprit plus d’un Conseiller dans la salle. Les adeptes du texte intégral ont tout simplement considéré cette attitude comme un coup de poignard dans le dos du premier Ministre. Cette défection augure-telle une Transition apaisée?

Rien n’est moins sûr. Finalement, avec beaucoup et hésitation, la Charte de la Transition a été promulguée. Cette promulgation tardive soulevée de nombreuses interrogations. Pourquoi le président de Transition a-t-il tant hésité à signer le texte? Le texte promulgué est-il conforme à celui qui a été validé par les experts et adopté par le Conseil National de Transition? Chaque entité présente à Libreville s’est mise à l’étude comparative des textes pour voir si des coquilles et des substitutions n’ont pas altéré la Charte de la Transition.

Même au sein du Conseil National de Transition, la grogne monte. De plus en plus, les conseillers réclament la mise en place d’un nouveau bureau du CNT car l’élection de l’ancien bureau avait fait l’objet de beaucoup de subjectivité. Ceux des conseillers élus par leurs entités respectives et dotés d’un mandat ne se sentent pas à l’aise parmi d’autres qui ont utilisé des circuits nébuleux pour se retrouver au CNT. Les entités au nom desquelles ces conseillers qui ne remplissent pas les conditions, ne se reconnaissent pas en eux. Une purge va-t-elle s’opérer au sein du CNT. Tout porte à y croire que oui, car les exigences vont porter sur les procès-verbaux d’élection et les mandats délivrés par les entités. C’est à partir de là que commencera la transparence dans la désignation des représentants au CNT et les vrais.

 

 
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NON A UNE CHARTE INSTITUANT UN POUVOIR DE DROIT DIVIN

Par passema

25/07/2013 22:57

NON A UNE CHARTE INSTITUANT UN POUVOIR DE DROIT DIVIN EN CENTRAFRIQUE

La charte constitutionnelle de transition, que viennent de rendre publique les autorités transitoires en Centrafrique, institue un « POUVOIR DE DROIT DIVIN ». Selon les dispositions de l’Article 24 de ladite charte, « La prestation de serment du Chef de l’Etat de la Transition devant la Cour Constitutionnelle de Transition intervient dès la prestation de serment des membres de la Cour Constitutionnelle de Transition.
Lors de sa prestation de serment, découvert la main gauche posée sur la Charte Constitutionnelle et la main droite levée, le Chef de l'Etat prête le serment ci-après devant la Cour Constitutionnelle de Transition siégeant en audience solennelle » :

« MOI… (Nom et prénoms du Chef de l’Etat de la Transition),
JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT LA NATION D'OBSERVER SCRUPULEUSEMENT LA CHARTE CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION, DE GARANTIR L'INDEPENDANCE ET LA PERENNITE DE LA REPUBLIQUE, DE SAUVEGARDER L'INTEGRITE DU TERRITOIRE, DE PRESERVER LA PAIX, DE CONSOLIDER L'UNITE NATIONALE, D'ASSURER LE BIEN-ETRE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, DE REMPLIR CONSCIENCIEUSEMENT LES DEVOIRS DE MA CHARGE SANS AUCUNE CONSIDERATION D'ORDRE ETHNIQUE, REGIONAL, RELIGIEUX OU CONFESSIONNEL, DE NE JAMAIS EXERCER LES POUVOIRS QUI ME SONT DEVOLUS PAR LA CHARTE CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION ET LES LOIS DE LA REPUBLIQUE A DES FINS PERSONNELLES ET DE N'ETRE GUIDE EN TOUT QUE PAR L'INTERET NATIONAL ET LA DIGNITE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN » .

Comment peut-on « remplir consciencieusement les devoirs de sa charge sans aucune considération d’ordre religieux ou confessionnel quand on tient son pouvoir en même temps de dieu qui est une considération d’ordre confessionnel? ». CONTRADICTION VOLONTAIRE DES REDACTEURS OU…

En imposant de jurer devant DIEU, la charte crée un pouvoir de droit divin, ce qui signifie que c’est par la volonté de Dieu que le président transitoire est arrivé à ses fins, à savoir s’emparer du pouvoir qui appartient au PEUPLE CENTRAFRICAIN (NATION).

Le Comité d’Action pour la Conquête de la Démocratie en Centrafrique (CACDCA) rappelle à l’ensemble des responsables et des acteurs politiques centrafricains, à toutes celles et tous ceux qui sont attachés au respect de la souveraineté de tout peuple de définir librement ses orientations politiques, que la Centrafrique est un pays laïc où il n’est pas question, de manière insidieuse, d’introduire des références et des considérations d’opportunité religieuse dans les institutions de l’Etat censées assurer la concorde nationale et garantir la cohésion du peuple centrafricain. La Constitution, même transitoire, loi fondamentale de la République centrafricaine, est et ne peut qu’être l’EXPRESSION DE LA VOLONTE DU PEUPLE.

Aujourd’hui on impose une prestation de serment devant Dieu pour, demain, imposer qu’une religion puisse se charger d’organiser un culte destiné à faire respecter ladite volonté divine.
Pour le Comité d’Action pour la Conquête de la Démocratie en Centrafrique (CACDCA), la démocratie exige que les convictions personnelles, l'appartenance à une religion, à une famille idéologique ou politique relèvent de la sphère privée. La République laïque récuse donc toute religion officielle comme toute orthodoxie d'État. Elle se préserve également de toutes les pressions anciennes ou nouvelles, explicites ou insidieuses, du cléricalisme et de tous les totalitarismes.
Le Comité d’Action pour la Conquête de la Démocratie en Centrafrique(CACDCA) rappelle aux membres du Conseil National de Transition, qui ne pensent qu’à leur avenir alimentaire, que le peuple centrafricain est le seul dépositaire de toute souveraineté, même s’il en a été spolié jusqu’à ce jour par des aventuriers qui pendant plus d’un demi siècle se sont permis d’en user et d’en abuser injustement, occupant différents postes à la tête de notre pays.
Le mardi 23 juillet 2013 au matin, plusieurs dizaines de porcs ont été abattus par arme de guerre, par les mercenaires envahisseurs de la Séléka, basés dans la localité de GALO, située à 60 kilomètres de la ville de BOUAR (ouest). Cette barbarie fait suite à un ultimatum d’une semaine, lancé par un autoproclamé officier de la Séléka basé dans cette commune, dans le cadre des opérations d’assujettissement de notre peuple.
Désormais, l’élevage porcin est interdit dans toute la commune de GALO. Tout éleveur de porcs qui ne se pliera pas à cet ordre, sera sanctionné par les sbires de ce soit disant officier. Pour joindre l’acte à la parole, plusieurs dizaine de porcs ont été abattus ce mardi matin 23 juillet 2013, par les mercenaires envahisseurs de la Séléka.
C’est une panique totale, après que les mercenaires envahisseurs de la Séléka ont investi les quartiers de GALO et ouvert le feu sur les porcs en divagation dans cette commune. Il est également interdit à la population de consommer la chaire des porcs, d’ailleurs abattus par des Kalachnikovs.
Pour éviter de perdre la totalité de leurs animaux, plusieurs habitants de GALO sont contraints de les transférer dans d’autres villages. La population affirme que les mercenaires envahisseurs de la Séléka veulent par ce fait, appliquer, en Centrafrique, la loi islamique qui interdit la consommation de la viande de porc.
La vente de la viande de porc et de la viande boucanée a été interdite sur les marchés de la ville de KAGA-BANDORO (centre-nord) une semaine auparavant. Une mesure prise par les mercenaires envahisseurs de la Séléka, basés dans cette localité et qui se sont attribués les postes de responsabilité dans cette ville. Des commerçants de la viande de porc et de la viande boucanée sont chassés du marché par des mercenaires envahisseurs de la Séléka avec la complicité de certains membres de la communauté musulmane de cette ville.
Plusieurs véhicules et motos des particuliers sont emportés par les mercenaires envahisseurs dits SELEKA à GALO. On signale également que le véhicule d’un centre religieux a été pris de force par ces hommes en arme, qui ont par la suite changé la peinture en couleur militaire.
« Les mercenaires envahisseurs de la Séléka ont érigé des barrières sur les pistes rurales afin de racketter les passants qui viennent s’approvisionner en vivre chaque semaine au marché de GALO », a témoigné un habitant.
Un officier de la Séléka a réquisitionné le véhicule d’un chef de la sécurité d’une société de construction routière, pour évacuer les biens volés ou pillés, vers le TCHAD. « Nous vivons au quotidien des menaces, des exactions et toutes formes de violences perpétrées par les éléments de la Séléka », se plaignent les populations abandonnées aux mains de ces mercenaires envahisseurs.
Le Comité d’Action pour la Conquête de la Démocratie en Centrafrique (CACDCA) exige des autorités transitoires qu’elles procèdent immédiatement à l’arrestation des personnes qui se sont érigées en officiers pour imposer aux Centrafricains de renoncer à leurs habitudes alimentaires multimillénaires qu’ils tiennent de leurs ancêtres.
Le Comité d’Action pour la Conquête de la Démocratie en Centrafrique (CACDCA) en appelle à la Communauté des Etats d’Afrique Centrale (CEAC), à l’Union Africaine (UA), à l’Union Européenne (UE), aux Nations Unies (NU) pour qu’elles puissent s’engager résolument aux côtés du peuple centrafricain qui mérite qu’on lui vienne en aide comme les peuples syrien ou palestinien et autres qui sont au centre des préoccupations de la communauté internationale.
Pour le Bureau du CACDCA

Le Président
PASSEMA ENDJIAGO F.
cacdca@hotmail.com
Mob. : 06 85 65 61 19
Le Secrétaire général
LOUBANGUI Fred
fredloubangui@yahoo.fr
Mob. : 06 85 69 67 71

Le Conseiller Politique, Porte-parole
MACKANAMO Brice-Martial
mackanamobrice@yahoo.fr
Mob. : 06 50 85 01 15




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