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RCA: le Knk est-il dissout ou suspendu?

Par leconfident.net - 25/07/2013

La formation politique dénommée "Kwa na Kwa" ou KNK dont l’ancien président François Bozizé fut le fondateur n’est ni dissoute, ni suspendue depuis l’arrivée de la Séléka au pouvoir

 

Après des mesures prises par François Bozizé alors qu’il était déjà à l’extérieur et qui pouvait concourir au dysfonctionnement du KNK, les cadres et certains militants respectueux des textes de base, ont redressé la barre et ont maintenu aux commandes le premier vice-président Kiticki-Kouamba. Ce dernier pour ne pas laisser ce parti aller à la dérive a maintenu le flambeau du KNK, qui compte bel et bien parmi les entités prenant part à la Transition.

Le KNK se restructure
Pourquoi parler de la dissolution ou de la suspension du KNK, qui est une association sociale, politique dotée de la personnalité morale, régie par des textes, selon les dispositions sur les partis politiques? Le KNK n’est en rien dissout et organise ses activités. Dans ses textes, seul le congrès de ce parti peut le dissoudre. Or, depuis le départ de Bozizé, ce congrès n’a jamais eu lieu et les caciques de ce parti, par conviction ne sont pas prêts de laisser tomber le flambeau de leur formation politique. Certes, le bloc n’est plus monolithique comme du temps de Bozizé, mais certains cadres, bien qu’ayant accepté de coopérer avec le nouveau régime ont refusé de changer de veste. Et c’est avec fierté qu’ils affirment être militants du KNK. François Bozizé n’étant plus au pouvoir, les opportunistes ont tourné le dos et cherchent à voler de leurs propres ailes en créant leur propre parti politique. Donc la dissolution du KNK n’a jamais été à l’ordre du jour.

 


© cap
Les militants en assemblée
La suspension de la Constitution n’a pas affecté les partis politiques
La formation politique de François Bozizé a fait le jeu du roseau. Il a plié lors de la tempête, mais n’a pas rompu. Si le KNK n’est pas dissout, est-il suspendu? Le parti Kwa na Kwa n’a pas connu de mesures administratives de suspension de la part du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Après l’entrée de la Séléka dans la capitale, la Constitution du 27 Décembre 2011 a été suspendue et l’Assemblée Nationale dissoute par le Président de la Transition, Michel Djotodia Am Nondroko. Conséquences de cette suspension constitutionnelle, toutes les institutions qui avaient pour socle la loi fondamentale ont été dissoutes. Mais cette mesure n’a jamais affecté les partis politiques dont le KNK, qui ont continué à exercer leurs activités comme le passé et qui peuvent redynamiser leurs structures dans l’arrière-pays, mises à rude épreuve par le changement opéré à la tête du pays.

Le KNK n’est pas un parti clandestin
Mais ce qui paraît curieux et qui a surpris plus d’un Centrafricain est le dernier acte qui s’est déroulé sur la route de M’Baïki. Lors de fouilles opérées par les éléments de la Séléka, des tee-shirts et des casquettes du KNK à l’effigie de François Bozizé ont été découverts. Alors que le KNK n’est ni dissout, ni suspendu et n’est pas un parti clandestin, tous les passagers de sexe masculin du véhicule de transport ont été arrêtés et conduits vers une destination inconnue. Un véritable désastre a suivi ce qui peut être considérée comme un enlèvement collectif. Cinq personnes parmi ces passagers ont été torturées, ligotées et leurs corps ont été retrouvés dans le fleuve Oubangui. La découverte de tee-shirts et de casquettes d’un parti légalement reconnu comme le KNK est-elle une raison suffisante pour une exécution extrajudiciaire des passagers dont certains se trouvaient là par hasard dans le véhicule de transport. Si c’est un excès de zèle, l’arbre cache mal la forêt, car le KNK fait partie des formations politiques reconnues dans le passage politique centrafricain. Le parti de l’ancien président Bozizé compte des ministres au gouvernement. Il dispose également de représentants au Conseil national de Transition (CNT). Même à la Présidence de la République, certains conseillers du chef d’Etat de la transition sont issus des rangs aux KNK. Alors, pourquoi s’en prendre particulièrement aux attributs de ce parti, qui n’a été frappé d’aucune mesure et qui exerce librement ses activités.

 


© cap
A qui le tour demain?
Le régime actuel aurait-il un agenda caché pour s’en prendre aux partis politiques légalisés? Si des interdictions qui ne disent pas leur nom commencent à frapper les partis politiques, comment se passera la fin de la Transition. Ce sont ces partis politiques de l’ancienne majorité et de l’opposition, qui vont compétir à l’élection présidentielle et aux élections législatives à la fin de la Transition. Ce qui s’est passé sur la route de M’Baïki le samedi 13 juillet 2013, continue de surprendre les Centrafricains. Le scandale est trop gros et s’il s’agit d’une bavure, elle est intolérable. Si une suite judiciaire n’est pas donné à ces assassinats monstrueux, non seulement la justice comme l’a promis le Procureur de la République, mais les dirigeants actuels et les hommes politiques centrafricains seront interpellés car ce qui est arrivé au KNK aujourd’hui peut arriver à d’autres formations politiques.
 
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3 COMMENTAIRES

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KNK mort ou en vie où est notre intérêt?

Par Grand Papa

27/07/2013 23:51

Y a-t-il lieu de faire un débat autour de cette organisation politique? Souvenons que ce parti politique a cultivé la glorification d'un homme, encouragé le dilettantisme, cultivé la corruption, endormi les consciences par l'absences de débat en son sein. Qu'est-ce qui peut affecter le centrafricain moyen de savoir si ce parti est dissout, auto-dissout ou encore en activité?

Où sont ses dirigeants? Sont-ils des exemples pour la génération à venir? Qu'ont-ils fait pour protéger ou plutôt prévenir la souffrance actuelle des centrafricains? Quelles étaient les idéaux qui guidaient leurs actions? De tout cela il ne reste rien sauf le souvenir d'hommes qui ont vendu leurs âmes, pour certains en dépit des hauts diplômes qu'ils ont eu, pour d'autres seulement guidé par l'appât du gain au point de vendre leurs consciences aux plus offrants.

Franchement, que voulez-vous que nous fassions d'hommes qui ont, eux-mêmes, creusé leurs tombes? Pensaient-ils gracieusement, au nom de la démocratie, vivre des fruits de leur forfaiture? Et mal leur en pris car la main suprême en a décidé autrement puisque autan que les miséreux qui ont souffert de leur gestion, ils sont totalement démunis matériellement.

Laissons ces hommes et femmes de la génération de courte vue vivre leur "après-richesse". Ils ont toute la vie pour méditer le malheur qui s'est abattu sur la RCA et eux y compris. KNK en vie ou mort, où est notre intérêt?

Et puis quoi encore?

Par B. G. St Amour

28/07/2013 22:13

A l'heure où tous les centrafricains vivent dans la terreur semée par la Séléka, certains ont trouvé le moyen d'introduire un tel débat qui nous semble totalement opportun.

N'est-ce pas le KNK avec sa horde de nullards qui a fait sombré la pays dans l'extrêmisme, la barbarie? le népotisme? les fiches mensongères dont ont victimes des milliers de centrafricains paisibles qui n'aspirent qu'à vivre en paix?

N'est ce pas le KNK qui a fait entrer dans l'Administration beaucoup de gens sachant à peine lire et écrire?

Tous ces maux cités ont donné des raisons aux gangs de la Séléka nommés Djotodia, Dhaffane, Gazam Betty, Nourédine, Eric Massi à prendre le pouvoir et à semer le terreur au sein de la paisible popultation par les massacres, les viols, les vols et les pillages. Avec la Séléka, tous les maux sont multipliés par 100!

Où était Bozizé, le Président du KNK quand les Séléka avançaient dans leur courss folle?
Pour un général, on ne sait quel qualificatif lui attribuer! Général en paille? En tout cas, il représente ce qu'il ya de plus nul que le monde n'ait connu. Il a passé son temps à fuire, en 1982, en 2002 et en 2013.

Que faisait son fils, Ministre de la Défense? A quoi a servi la course à l'armement qui a vidé les caisses de l'Etat les derniers mois du régime KNK?

Au sein du CNT, les membres du KNK participent, au même titre que les autres affamés issus des diverses entités à enterrer ce qui reste encore de notre pays la RCA.

Que les membres du KNK et ceux des autres partis politiques qui n'osent pas ouvrir la bouche pour dénoncer les exactions quotidiennes de la Séléka Laissent les centrafricains compter sur la communauté Internationale pour penser ses plaies et sortir des griffes des sanguinaires la bande à Djotodia!

B.G. St Amour.

Adieu la famille bozize.

Par Karaté

29/07/2013 02:14

Knk dissout ou suspendu je vois pas le problème l.entreprise familiale à déposer bilan faute de repreneur. Adieu djodjo, adieu papi, adieu Socrate, adieu mon général, adieu Kevin, adieu ndoutingai.

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