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Bossembele: une ville complètement pillée

Par RJDH-RCA - 25/07/2013

La ville de Bossembele située à 157 kilomètres de Bangui garde encore les stigmates des derniers événements militaro-politiques du 24 mars dernier

 

Toutes les infrastructures de l’Etat ont été touchées. Ces pillages avaient été perpétrés par des éléments de la Séléka et une frange de la population de la localité. Un reporter du RJDH qui a fait le déplacement dans cette ville a constaté les faits. Les toitures, les matériels et les mobiliers de la maison du centre de la jeunesse pionnière Nationale (JPN), qui se trouve dans cette localité ont été emportés. Le tribunal de grande instance, le service des affaires sociales, la brigade de la gendarmerie, le commissariat de la police, la sous-préfecture ont été également systématiquement pillés. L’on observe des papiers administratifs dans la cour, entamés par des termites. Même l’hôpital n’a pas été épargné et la literie de cette structure sanitaire a été emportée.

 


© blogs.aljazeera.com
une vue de la cour de la prison de la ville de Bossembelé
Le centre de la rééducation des handicapés de l’église catholique a été pillé. Les tables banc du Lycée Modidat de Bossembele ont été vandalisées. La maison carcérale de cette localité connu sous le nom de ‘’ Guantanamo’’ du temps de l’ancien président François Bozizé est devenue à ce jour le gite des animaux domestique en divagation. Toutes les portes des cellules avaient été cassées par les éléments de la Séléka dès leur entrée dans la ville. Ce qui avait permis aux détenus de s’évader. Certains ont intégré les groupes armés de la coalition et d’autres ont regagnés leurs familles.

Absence des services publics
Les services déconcentrés de l’Etat ainsi que les établissements scolaires de la sous-préfecture de Bossembele restent au demeurant fermés, excepté l’hôpital qui a rouvert ses portes une semaine après le coup de force du 24 mars dernier. Dans les communes de Djho, de Lami et de la ville de Boali, les populations vivent toujours de la peur à cause de la violence de certains éléments de la coalition Séléka qui effectuent souvent des descentes inattendues dans ces localités.

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Par contre à Bossembele centre, un calme précaire règne en ce moment grâce à la présence d’un détachement commandé par le général Moussa Ousmane, qui a successivement rencontré toutes les couches sociale de la localité pour discuter des questions de sécurité et de la paix. La préfecture de Bossembele a perdu de son éclat et son ambiance habituelle, parce que les agents de l’Etat ainsi que les opérateurs économiques ont quitté la ville. Cette situation rend difficile la reprise des activités dans cette ville.
 
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2 COMMENTAIRES

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Encore la signature de la SELEKA....

Par SOROKATE

30/07/2013 21:08

Qui peut arrêter la folie de la SELEKA,
On ne comprend plus rien de tout çà.

Quelle cruauté, des gens sans foi , sans morale.
Ho mon Dieu.
La CPI en voici encore des preuves accablantes.

l'élévation ne vient pas de nous mais de Dieu.Qd tout va mieux soyons heureux ,qd tt va mal refléchissons,moi ala place du président actuelle,j'abandonnerai

Par chado

01/08/2013 14:25

inutule il faut laisser ça vaut la peine il y'a rien de honte dans l'affaire si

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