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Zone CEMAC: Prévision de croissance de 6% pour 2014-2016

Par journaldebangui.com - Xinhua - 23/07/2013

Les pays de la région continueront toutefois d'être confrontés à un problème de financement pour leurs infrastructures

 

Contre 3,2% en 2013, la croissance économique de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) pourra s'accélérer pour s'établir à 6% en moyenne entre 2014 et 2016, d'après les prévisions révélées à Yaoundé par la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) après une réunion du comité de politique monétaire. Ce regain d'activité sera la résultante d'un contexte favorable lié principalement à mise en œuvre prometteuse «des projets structurants, dans les secteurs miniers, énergétiques et des infrastructures et, dans une moindre mesure, (au) profil de la production pétrolière», mentionne un communiqué du gouverneur de la BEAC et président du comité de politique monétaire, Lucas Abaga Nchama.

 

A l'exception de la République centrafricaine (RCA), tous les autres pays membres de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) sont pétroliers. Pour 2013, les analyses de la BEAC font état d'une baisse de production qui est prévue de prendre fin avec « l'entrée en production de certains champs pétroliers » en 2014, à en croire le patron de la banque centrale régionale. Malgré ces bonnes perspectives économiques, les pays de la région continueront toutefois d'être confrontés à un problème de financement pour leurs infrastructures. Limités par l'étroitesse du marché financier régional, ils sont par conséquents encouragés à poursuivre les réformes structurelles, à diversifier l'activité économique et à élargir les sources de croissance, selon Abaga Nchama.

Baisse de croissance pour 2013 de 5,2 à 3,2%
La CEMAC, composée du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad, devrait enregistrer une croissance du PIB révisée en baisse de 5,2 à 3,2% en 2013, a aussi annoncé le comité de politique monétaire régional réuni à Yaoundé. Cette situation est révélatrice d'un ralentissement prévisible de l'activité économique dans cette région. La baisse de croissance est justifiée par plusieurs facteurs comprenant le recul de la production pétrolière, la contraction de la demande mondiale puis la correction à la baisse des investissements publics, a expliqué à la presse Lucas Abaga Nchama, gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC).

Compte tenu de la baisse de production, «la croissance sous-régionale resterait entretenue par le secteur non pétrolier, précisément l'agriculture, les industries manufacturières et le secteur tertiaire», d'après un communiqué du patron de la banque centrale régionale. «Nous faisons face à des économies qui dépendent surtout de l'exportation des matières premières», a-t-il par ailleurs observé à la presse. Mais s'il est fait état d'un taux de croissance réelle de 3,2%, la CEMAC progresse par une «détente des pressions sur les prix à 2,7%, en deçà de la norme communautaire (3%, NDLR)», à en croire Ababa Nchama, président du comité de politique monétaire.

 

 
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