ECONOMIE ET BUSINESS  |    

CEMAC: l’intégration économique est effective

Par Henrie Lucie Nombi - 19/07/2013

Les différents pays de la zone continuent avec la pratique d’un tarif extérieur commun (TEC)

 

Les pays membres de la communauté économiques et monétaire de l’Afrique centrale, ont décidé rendre effectif à partir du 1er janvier 2014, la libre circulation des personnes et des biens. Mais en attendant cette date, l’intégration économique qui, elle, est déjà effective dans cette communauté continue de relier ces pays. En effet, depuis le passage de l’Union douanière et économique de l’Afrique centrale (UDEAC), à la CEMAC en 1994, les six pays (le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et le Tchad) de la zone pratiquent un tarif extérieur commun (TEC) qui comporte le droit de douane à l’exportation et la taxe communautaire à l’importation (TCI).

 


© fr.africatime.com
La circulation des biens et des personnes sera fluide bientôt
Le chef du bureau principal hors classe des douanes de Kyé-Ossi, (localité du Sud du Cameroun frontalière de la Guinée équatoriale et du Gabon), Amougou Mbarga, explique que le TEC s’applique aux marchandises provenant de pays non membres de la CEMAC. Le droit de douane à l’exportation est fixé entre 5 et 30% de la valeur de la marchandise, contre 1% pour la TCI. En plus du TEC, cette marchandise est soumise aux taxes intérieures du pays de consommation, les seules à s’appliquer cependant aux marchandises issues des pays de la région. Ce qui veut dire que le produit communautaire ne subit que les taxes intérieures du pays de consommation.

Pour cet inspecteur principal des douanes, avec l’ouverture des frontières entre les États de la CEMAC, on pourrait observer une augmentation des transactions transfrontalières. Ceci grâce notamment à une plus grande fluidité dans la circulation des hommes. Celle-ci ne va pas signifier que tout le monde peut aller et venir comme il veut. On va installer des services de sécurité de part et d’autre, qui existent déjà mais qui seront renforcés. Il s’agit de la police, de la gendarmerie et de la douane, explique le douanier. Un fichier Interpol sera alors mis sur pied au niveau de chaque frontière, selon lui. Celui-ci permettra de filtrer les déplacements. Toutes les marchandises qui entrent et sortent devront être déclarées. Il y a toujours un besoin de statistiques du commerce, pense-t-il.

 

 
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