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Bangui: le parc national de Dzanga-Sangha risque de disparaître

Par Henri Clotaire KEREBI - RJDH - 11/07/2013

Depuis le 24 Mars, cette réserve spéciale classée patrimoine national et international est livrée à des massacres d’éléphants de la part des braconniers soudanais

 

A Bayanga, ville située à 480 kilomètres de Bangui, dans la pointe sud, enclave entre le Cameroun et la République démocratique du Congo se trouve la principale zone de réserve de faune et de la flore de la République Centrafricaine. Depuis quelques années, Cette ville ne cesse d’attirer des touristes grâce au parc national Dzanga-Sangha. Regroupant différents espèces animales, ce parc est donc considéré comme une réserve spéciale dont dispose la République Centrafricaine et est devenu un patrimoine défendu par certains organismes internationaux.

 


© RJDH-RCA
Un éléphant tué et dépecé près de la saline
La présence de WWF, à travers un projet de développement de la localité, était justifiée par l’existence de cette réserve. Diverses activités avaient été mises en place dans l’objectif de préserver ladite réserve, comme l’élevage, l’agriculture et la pisciculture. Elles empêchaient la dégradation du parc. Mais depuis le changement politique survenu dans le pays le 24 Mars dernier, cette réserve spéciale classée patrimoine national et voir international est livrée à des massacres sans précédent d’éléphants surtout de la part des braconniers soudanais qui sévissent dans la réserve, mettant à sac ce parc qui fait la fierté du pays et de l’humanité.

La République Centrafricaine perdra tous ses patrimoines si on ne fait pas attention. Elle risque de voir ce prestigieux parc disparaitre purement et simplement de l’histoire car, selon les enquêtes et témoignages de bonne foi des habitants de Bayanga, ces braconniers soudanais se sont dirigés vers la saline, située à quelques kilomètres de la ville et massacrent des éléphants. «Présentement, nous ne savons quoi faire à l’heure où nous vous parlons, le parc de Dzanga-Sangha est entrain d’être dégradé à une vitesse vertigineuse» a dit un habitant de Bayanga au téléphone. La viande d’éléphant dont le commerce est défendu sur le plan international, se trouve aujourd’hui pêle-mêle sur le marché de Bayanga.

 


© RJDH-RCA
un pachyderme abattu dans le parc
Avec les détonations d’armes, pourra-t-on encore trouver d’ici un an une espèce animale dans cette réserve spéciale? Cette réserve ne va-t-elle pas perdre sa quintessence au plan national et international? Cela ne constituera-t-il pas une grave perte pour l’état centrafricain et la génération future? Un appel pressant est donc lancé aux nouvelles autorités de Bangui de prendre leurs responsabilités et des mesures de sécurités adéquates afin d’arrêter cette hémorragie qui risque de faire reculer la République Centrafricaine de cinquante ans en arrière.

Article préparé et proposé par Henri Clotaire KEREBI, journaliste chercheure. Bangui RCA.
 
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