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Anaïs Monory: la révélation du film Grisgris

Par jeuneafrique.com/Staragora - 10/07/2013

D’origine centrafricaine, le jeune mannequin est à l’affiche du film du réalisateur tchadien qui sort ce 10 juillet sur les écrans en France

 

Les acteurs du film
En réalisant Grigris, Mahamat Saleh Haroun a donné l'opportunité à deux acteurs de faire leurs premiers pas au cinéma: Souleymane Démé et Anaïs Monory, les deux personnages principaux du film. Le réalisateur a également fait appel à Cyril Gueï, qui lui a plus d'expérience dans le domaine puisqu'on l'a récemment vu dans les films Les Reines du ring et Jospéhine. En bref, c'est un joli casting d'acteurs très différents mais qui forment ensemble une harmonie parfaite. Grigris raconte l'histoire de Grigris, 25 ans, passionné de danse malgré sa jambe gauche paralysée. Il se produit dans des bars pour ramasser un peu d'argent et travaille la journée aux côtés de son beau-père qui exerce le métier de photographe. Mais ses petites prestations de danseur ne suffisent plus à le faire vivre lui et sa famille lorsque son beau-père tombe gravement malade. Grigris se met alors à travailler pour Moussa (Cyril Gueï) dans le trafic d'essence et prend tous les risques pour sauver son père de substitution. En parallèle, il fait la rencontre de Mimi (Anaïs Monory), une prostituée métisse qui se camoufle sous une perruque afro. Ces deux-là devront surmonter des épreuves pour pouvoir vivre leur amour et surtout braver les dangers de l'univers de la prostitution et des trafics.

 


© AFP
Le jeune mannequin Anaïs Monory
Une actrice au top
La jeune femme au superbe physique ne risque guère de laisser indifférent! En 2012, lors d'un casting, Anaïs Monory, jeune métisse de 22 ans originaire de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, a tapé dans l'oeil de Mahamat-Saleh Haroun... au point d'amener le réalisateur tchadien à modifier le scénario de Grigris. Car, jusque-là, Mimi, la prostituée héroïne du film, était supposée être tchadienne. En tout cas 100 % Africaine. Alors qu'Anaïs Monory, de père centrafricain - qu'elle a à peine aperçu dans sa petite enfance et dont le pays natal lui est inconnu - mais de mère française, ne l'est qu'à 50%.

«Quand je l'ai aperçue, confiera Haroun, elle m'a paru dégager quelque chose de spécial.» Une vraie débutante devant l'objectif, Anaïs? Pas tout à fait. Depuis qu'elle a 18 ans, elle est mannequin à Paris, le plus souvent pour présenter des produits de beauté. «Mais ce n'est quand même pas du tout pareil», s'explique-t-elle à Cannes quelques heures avant de monter les célèbres marches. «Une image fixe, prise avec très peu de monde autour, cela n'a rien à voir avec le tournage d'un film. Haroun m'a beaucoup parlé et a su me mettre en confiance. Et tout s'est très bien passé», glisse-t-elle. Jouer le rôle d'une prostituée, même si celle-ci va abandonner le métier par amour, ce n'était pas un problème? «Bien sûr que si. Je me suis demandé ce que j'allais devoir faire. La question de la nudité - il m'est arrivé une seule fois de poser nue comme mannequin - ne me laissait pas du tout indifférente. Mais l'histoire était attachante, et le cinéma de Haroun, que j'ai alors découvert, est tellement beau, tellement chic, jamais vulgaire ou aguicheur, que je n'ai pas eu de mal à me dire que Mimi n'était en fin de compte qu'un personnage à jouer,» la tête sur les épaules.

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À Cannes, la jeune femme avait bien conscience de vivre «une aventure incroyable». Mais ce qui l'excitait le plus, assurait-elle, ce n'était pas de monter les marches du palais des festivals mais... de découvrir le film, que, pas plus que Souleymane Démé, elle n'avait encore vu depuis le tournage en Afrique. Se destine-t-elle à une carrière d'actrice ? «Pourquoi pas, si on me propose un sujet qui me touche comme celui de Grigris, répond-elle sans s'emballer. En attendant, je vais continuer ma vie de mannequin, qui se déroule bien.» Nul doute que cette jeune femme très naturelle, qui ne se prend manifestement pas pour une star, a bien la tête sur les épaules. On entendra certainement reparler d'elle.

Autant dire que ce film, qui sort dans les salles ce 10 juillet 2013 en France, vaut vraiment le détour et qu'il ne faut pas passer à côté. Alors n'attendez pas, foncez dans les salles pour vous aussi apprécier les jeux d'acteur de Souleymane Démé, Anaïs Monory et Cyril Gueï ainsi que le talent de réalisateur de Mahamat Saleh Haroun dans le film Grigris.
 
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