SOCIéTé  |    

Centrafrique: les humanitaires en colère

Par La Voix d'Amérique - 10/07/2013

Il est «inacceptable» de conditionner l’aide extérieur au rétablissement de la sécurité alors que la population est menacée de pénurie alimentaire, s’insurgent des ONG.

 

Trois mois après la prise du pouvoir par la rébellion Séléka, la République Centrafricaine est en proie à une grave crise humanitaire, sous le regard indifférent de la communauté internationale, déplorent cinq organisations; Médecins du Monde, Action Contre la Faim, Médecins Sans Frontières, Première Urgence-Aide Médicale Internationale et Solidarité Internationale. La Centrafrique est au bord du chaos et le pays demeure politiquement instable, soulignent les ONG dans un communiqué commun, déplorant que la population soit abandonnée au moment où elle a le plus besoin d’être soutenue, voire secourue.

 


© journaldebangui.com
Les cinq ONG qui se sont mobilisées
Elles fustigent notamment «l'insuffisance de la présence des Nations Unies sur le terrain et le manque de financement par la grande majorité des bailleurs de fonds», rappelant que ces derniers conditionnent, pour la plupart, leur aide au rétablissement de la sécurité; une position jugée «inacceptable» par les humanitaires. Le pays est menacé de pénurie alimentaire, alertent ces organisations internationales, soulignant que la récolte 2012 a été mauvaise, et que les réserves sont quasiment inexistantes ou pillées par divers groupes, y compris l’ex rébellion Séléka qui a pris le pouvoir en mars dernier, ont précisé les responsables humanitaires lors d’une conférence de presse à Bangui.

Gagnet de Médecins du Monde
<div align="center"><iframe src="http://www.lavoixdelamerique.com/externalaudio-FLRM/Audio/303909.html" scrolling="no" frameborder="0" width="384" height="185"></iframe></div>

 

 
MOTS CLES :

1 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

COMBATONS ENSEMBLE AVEC LES ORGANISATIONS HUMANITAIRES

Par Jean M'balanga

14/07/2013 13:17


Les associations humanitaires de par le monde sont le dernier rempart pour venir en aide à nos populations. Dans cette guerre des idéologies totalitaires (intolérance libérale, intolérance islamique, intolérance des dictatures) toutes ces ONGS sont les dernières lueurs avant la nuit.

Depuis 4 mois, nous pataugeons sans aucune vision claire. Bien sur le temps de la politique se met en marche. Mais nous de la diaspora devons tonifier notre intervention pour qu'elle soit encore plus efficace. Quand la politique interviendra en son heure, plus jamais une telle débâcle ne devra survenir. Nous, cadres, classes moyennes, dirigeants, intellectuels centrafricains sommes conscients d'une humiliation historique.

P O U R Q U O I ?

1- Les nouvelles nations, au lendemain de la seconde guerre mondiale, sont l'œuvre des intellectuels. Les nations modernes sont des constructions juridiques, morales, technologiques, c'est à dire seule les intellectuels y comprennent quelque chose. Les traditions immuables de nos vieilles sociétés "intro déterminée" ont cessé d'avoir le feu sacré, libérant une nouvelle phase de mobilisation des forces sociales, plus informées, plus revendicatifs, pour la JUSTICE SOCIALE et le DEBAT DEMOCRATIQUE. Les intellectuels ont compris, au crépuscule des pouvoirs moyenâgeux, qu'ils s'installaient pour longtemps à la direction des Etats - Nations.

2- L’architecture politique et sociale de la nation centrafricaine est à faire. Or, entre la vision opportuniste et bassement égoïste d'une petite bourgeoisie bureaucratique au service d'un système mondialisé de la corruption et les vrais militants de "la cause nationale pour une œuvre populaire"; une vraie crise collective a ainsi désarticulé le projet républicain d'une société apaisée et sécularisée. Depuis 50 ans de gestion locale du pouvoir, peu d'hommes politiques dans ce pays n’ont exercé une autorité au-dessus des clans. NOUS SOMMES RESTES PRISONNIER DES CARRICATURES REGIONALISTES. Baganda nous a laissé définitivement orphelin.

3- Il nous revient de reconstruire un espace public majeure, en intégrant nos diversités culturelles. Il y a d'un côté l'institution immuable d'un pouvoir politique légitime s'incarnant à travers les lois, les conflits, et la justice de l'Etat républicain; de l'autre le travail de l'histoire où chaque centrafricain cherchera à tirer de la communauté nationale et de lui-même, les ressources de son épanouisse-ment. En langage claire, nous voulons une société solidaire, qui puise dans la force de ses élites, la quintessence d’un avenir heureuse. Au lieu de brader nos ressources minières, nous soulagerons, grâce aux ressources tirées du marché mondial, les misères impondérables de nos populations

Mais ses réflexions lointaines ne nous écartent pas du rôle colossal, qu’investissent les associations humanitaires auprès de nos populations. En les soutenants, nous éloignons la mort qui rode, et qui frappe indistinctement les enfants, les mères en détresse, les malades sans soin. Notre pays a besoin plus qu’ailleurs des ONGS qui œuvrent face à la disparition d’un système étatique. La folie islamiste qui s’abat comme au moyen âge dans nos rues, plein d’enfants dans la promesse de leur âge, marquera à jamais l’âge d’or d’un humanisme fraternel en République Centrafricaine

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués