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La hiérarchie Séléka à propos de l’affaire Dhaffane

Par Sylvestre Sokambi – leconfident.net - 08/07/2013

La mise à l’écart du Ministre d’Etat Moussa Dhaffane, numéro 3 de la Séléka et n° 4 du gouvernement s’est faite à l’insu du gouvernement d’union nationale

 

De sources bien informées et vérifiées, le Premier Ministre Me Nicolas Tiangaye a été informé du limogeage du ministre d’Etat en charge des Eaux et Forêts Chasse et Pêche par la voie des ondes. «Le Premier Ministre n’a jamais été impliqué ni de près ni de loin dans la gestion de ce dossier. Ce sont les compagnons de lutte armée de Dhaffane qui sont en train de gérer sa situation, il n’y a pas eu de collaboration ni de partage réel d’information, à ce que je sache», a expliqué un des conseillers du Premier Ministre sous couvert de l’anonymat. Plusieurs éléments attestent d’ailleurs que le gouvernement n’est pas impliqué dans cette affaire qui tient la République Centrafricaine en haleine depuis le samedi 29 juin 2013.

 


© journaldebangui.com
Les communicateurs, Séléka et Tiangaye-III
Qui de Gaza-Mbéty et de Mboli-Goumba est aujourd’hui porte-parole du gouvernement?
C’est la question que se pose l’opinion depuis que l’affaire Dhaffane a éclaté. Puisque le décret nommant Mboli-Goumba n’a pas été rapporté, officiellement le ministre d’Etat en charge des Travaux Publics occupe le poste de porte-parole du gouvernement. Sauf que sur le dossier Dhaffane, ce dernier est inactif, sinon mis à l’écart et c’est le porte-parole de la rébellion, aujourd’hui Ministre d’Etat en charge de la Communication qui prend en main la situation. Sur RFI et sur la presse nationale, c’est Gaza-Mbéty qui intervient par rapport à ce dossier qui, en principe, est intimement lié au gouvernement, car il faut le dire, général Dhaffane est membre dudit gouvernement et de surcroit ministre d’Etat, n°4 d’ailleurs. Le retour de Gaza-Mbéty et la mise à l’écart de Mboli-Goumba sont la preuve que les ex-rebelles n’ont pas encore rompu avec la dynamique du maquis, et la hiérarchie de cette rébellion est encore et toujours en action. Personne ne peut comprendre que le Ministre d’Etat à la Communication qui n’est ni porte-parole du gouvernement ni celui de la présidence puisse prendre en main et s’affiche en lieu et place de ces deux personnalités qui sont pourtant sur place à Bangui. Au-delà de nombreuses imprudences indignes d’un homme d’Etat commises par le Ministre d’Etat dans les déclarations qu’il a faites sur cette affaire, ce dernier précise que le Premier Ministre a été informé du dossier, ce qui confirme la mise à l’écart de Tiangaye III.

La dynamique Séléka en action
Bien d’affaires d’Etat continuent d’être traitées comme des dossiers internes à la rébellion. Les cadres de cette coalition n’ont rien perdu de leur autorité et ils empiètent considérablement sur le fonctionnement de l’Etat. Le général Moussa de la base des sapeurs-pompiers est aujourd’hui impliqué dans toutes les affaires sensibles: douanes, impôts, finances, sécurité…Il en est de même pour tous ceux qui se font appeler gracieusement «capitaines, colonels et généraux» que les Centrafricains appellent depuis un certain temps «capitaines, colonels et généraux» de la Séléka par souci de différence avec les gradés des FACA. Puisque les leaders de la Séléka ont la nostalgie de leur dynamique du maquis, ces derniers empiètent à volonté sur la responsabilité des nouvelles autorités. C’est ce qu’a constaté l’opinion nationale dans l’affaire Dhaffane où le porte-parole de l’ancienne rébellion sort ses griffes et parle à la fois à la place du porte-parole du gouvernement et de la présidence respectivement Crépin Mboli-Goumba et Prosper Ndouba, la logique Séléka oblige. L’affaire Dhaffane a mis en lumière les divergences qui minent le gouvernement d’union nationale et la difficile collaboration qui y règne et l’absence de la solidarité gouvernementale. Tout ceci parce que les leaders de la Séléka n’arrivent pas encore à sortir des principes de la rébellion pour se rendre à l’évidence que le langage du pouvoir a ses exigences qui, pour la plupart sont opposées à celles du maquis. Tous ces dysfonctionnements font que la gestion de la transition piétine, car beaucoup n’ont pas encore compris et intégré la problématique de la gestion de l’Etat. Aux dernières nouvelles, le cas Dhaffane serait en train d’être transmis à N’djamena pour traitement, comme l’aurait voulu la logique de la rébellion. Dans ces conditions, la traduction de ce dernier devant la justice centrafricaine ne serait qu’un trompe-l’œil.

 

 
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2 COMMENTAIRES

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Il était temps!

Par B.G. ST Amour

09/07/2013 14:58

Il était temps qu'on commence à traquer ce bandit de grand chemin nommé Dhaffane devenu Ministre d'Etat par la force des armes.

Quelle boulimie! De mémoire de centrafricains, on jamais on n'a vu quelqu'un d'aussi cupide. En tout cas, Dhaffane mérite d'être marqué dans le livre des records de Guinness 2013.

Mais, hélas! sa course folle à l'enrichissement ne pouvait pas finir autrement. Dieu veille sur ses enfants et ne peut les laisser aussi longtemps à la merci de cet homme sans foi ni loi.

Qu'il soit jugé pour les enlèvements dont il a été à l'origine, ses extorsions de fonds, ses rackets, ses vols de voitures et autres forfaits.

Voilà ce pseudo justicier démasqué. Ses apparitions intempestives pour sauver les familles centrafricaines des braquages n'étaient finalement que du bluf.

Sa famille parle de harcèlement? Mais qui n'a pas été harcelé par Dhaffane? Posez la question aux vendeurs de bois de Gara Magalé et du Km 5; Posez la question aux opérateurs économiques, tout secteur confondu, posez la question à toutes ces familles délogées de leur domicile au profit des éléments séléka de Dhaffane.

Qu'il dise que sont devenues les pointes d'éléphants saisies et gardées à la poudrière de son ministère?

Qu'il s'explique sur l'abattage sauvage d'arbres qui sont sciés partout dans la ville de Bangui?

Que sa famille se calme car c'est toute la fratrie Dhaffane qui gérait le portefeuille des Eaux et Forêts!

Que le procureur de la République interpelle aussi Me Idiss Issen, qui, sans avoir une fonction officielle au Ministère, y faisait la pluie et le beau temps. Il est certainement au courant de caches de véhicules et autres biens volés aux centrafricains.

Me Idriss Issen, il convient de le rappeler, est très bien connu du milieu judiciaire pour ses faussetés. Que le barreaux de Centrafrique l'interpelle aussi pour son zèle et sa complicité avec Dhaffane.

Que la justice centrafricaine fasse son travail et que Dhaffane ne sorte pas de là avant d'avoir payé pour tous les crimes commis à Bangassou et déjà dénoncés au mois d'avril par monseigneur Aguirré, pour tous les enlèvements, pour tous les pillages, braquages commandités par lui.

Que soit mis à nu le projet macabre d'islamisation porté par ce djihadiste!

L'opinion centrafricaine reste toutefois très prudente quant à sont transfert au Tchad. On ne sait jamais. S'il est centrafricain comme il le prétend, il doit être jugé en Centrafrique.

B.G. St Amour

dondonmama

Par LIBERATEUR SELEKA

10/07/2013 02:06

IL NYA PAS QUE DAFFMANE LE TCHADIEN LA FAMILLE SANI YALO D ORIGINE TCHADIENNE AUSSI A PILLER LES CENTRAFRICAINS ET PARTICULIEREMENT CEFAO AUJOURD HUI EN EXILE VEULENT PREPARER LEUR REBELLION DE MEME QUE LE CLAN BOZIZE

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