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Bangui: Un calme précaire après les incidents de Gobongo

Par Source: RJDH-RCA - 01/07/2013

Plusieurs personnes sont mortes à la suite des incidents et aucun bilan officiel n’est pas encore connu. Les actes de pillage et de vandalisme se généralisent à Bangui

 

Les activités sont mornes dans certaine localité. Une situation due à une altercation qui a opposé vendredi 28 juin, les jeunes du quartier Gobongo avec les éléments de la Séléka. Dans la soirée du vendredi, les éléments de la Séléka, repartis sur l’ensemble de la capitale, ont tiré en l’air dans tous les coins de Bangui. Des morts par balles perdues et des scènes de pillage ont été enregistrés. A l’origine des faits, les jeunes du quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui ont manifesté leur mécontentement, suite au meurtre d’un étudiant, déclarant en douane à l’Ecole nationale des arts (ENA). Les éléments de la Séléka avaient enlevé l’étudiant en plein cours, avant de l’assassiner.

 


© ugo.cn/photo
La ville de Bangui essaie de retrouver son calme
Pour disperser les manifestants, les rebelles au pouvoir ont fait usage de balles réelles. Des personnes ont donc été tuées, d’autres blessés, des magasins et kiosques ont été pillés et des cas de braquages à main armés ont été constatés dans certains quartiers de la ville de Bangui. Même si aucun bilan officiel n’a été donné, parmi les morts, on identifie une fille deux éléments de la Séléka. La mort de ces derniers a poussé les éléments de cette coalition, à faire des tirs nourris dans la foule, dans le but de disperser les manifestants et venger la mort des deux de leurs.

Une situation qui tend à se généraliser
Au moment où la population de Gobongo est prise d’assaut, certains quartiers de la capitale ont également vécu des moments difficiles. Au quartier Yassara dans le 5ème arrondissement de la ville de Bangui, les éléments de la Séléka ont tué un homme. Le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire ce samedi 29 juin. Deux corps d’hommes sans vies, ont été également retrouvés dans le 1er arrondissement de la ville de Bangui notamment à la cité ‘’200 villas’’. Un homme a reçu une balle perdue au niveau de l’abdomen. Alors qu’il cherchait à se réfugier dans le quartier Malimaka dans le 5ème arrondissement de la ville de Bangui.

Des actes de pillage ont été également signalés
«Ces éléments ont profité de cette occasion pour braquer certains passants et les ont dépouillé de tout ce qu’ils possédaient. Des boutiques ont été signalés à Gobongo», a témoigné un habitant de cette localité. Un ancien député de la nation, habitant dans le 8ème arrondissement de la ville Bangui, a été braqué par ces hommes armés qui ont emporté ses appareils électroniques. Des cas de pillage causés par ces mêmes éléments de la Séléka, ont été constatés ans les quartiers les plus populaires de la ville de Bangui. Le Centre protestant pour la jeunesse (CPJ) a été vandalisé.

 


© PAM/Charlene Cabot
Une aide alimentaire partielle (image d'illustration)
Sévère pénurie alimentaire
«Il faut dire que les choses s'accumulent», souligne Vincent Pouget, délégué communication du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Bangui. Les fonctionnaires ne sont pas payés, les porteurs d'armes ne sont pas payés, et ça fait plus de trois mois que ça dure. Tant que des fonds ne seront pas débloqués, cela ne pourra pas s'arranger. En attendant, une grave crise humanitaire sévit sur l'ensemble du territoire, disent les ONG. Selon un communiqué signé par plusieurs ONG dont Action contre la faim, Save the Children ou encore le Secours catholique, elle affecte "toute la population de Centrafrique, 4,6 millions de personnes". Selon elles, "plus de 60.000 enfants et familles souffrent d'une sévère pénurie alimentaire", et "plus de 200.000 enfants et familles ont été forcés de fuir leurs habitations ces six derniers mois et ont besoin de logements d'urgence, de nourriture et de soins médicaux". "L'ONU estime que la RCA (la République centrafricaine) a besoin d'environ 97 millions d'euros d'aide, mais les dons reçus ne couvrent pour l'instant que 43 % de ces besoins", rappelle le communiqué. "La situation a beau être catastrophique, la communauté internationale porte très peu d'attention à ce pays", résume Isabelle Le Gall, chef de mission de Médecins sans frontières (MSF) en Centrafrique

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