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Cameroun: Ces éléments des FACA réfugiés à Yaoundé qui broient du noir

Par Pacôme Pabandji à Yaoundé - 27/06/2013

Ils ont officiellement obtenu le statut de réfugiés auprès de l'UNHCR de Yaoundé, à la cité Omnisports

 

A Yaoundé la capitale camerounaise vivent de nombreux militaires venus de la République centrafricaine depuis que le régime Bozizé a été déchu. Nombreux sont du corps de l’ancienne garde présidentielle (GP), et d'autres sont d'autres corps d'armée fidèles à François Bozizé. Certains sont arrivés dès la chute du régime et d'autres après, fuyant les règlements de compte et les traques par des éléments de la Séléka, la rébellion qui a renversé Bozizé. Ils ont officiellement obtenu des statuts de réfugiés auprès de l'UNHCR (Haut-commissariat des Nations unies) de Yaoundé à la cité Omnisports.

 


© journaldebangui.com
Des militaires centrafricains désarmés à Bertoua (est-Cameroun) en avril 2013
Pour le moment, ceux-ci traversent des situations difficiles et semblent livrer à eux-même. Certains d'entre eux ont même dû repartir au niveau de la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique pour survivre, tant la vie dans la capitale camerounaise est chère. Patrick N., Sergent-Chef de la GP, s'est confié en se plaignant de sa situation actuelle. «Nous avons cru bien faire en restant fidèle à notre président mais, il est parti nous abandonnant. Chez moi, nous avons loué un appartement à une chambre mais nous sommes 7 à y habiter, l'alimentation nous est difficile». Dans cet appartement, ils ne disposent que d'un lit à 2 places, de 2 marmites et quelques ustensiles... vides.

Au secteur Emana, un quartier de la capitale Yaoundé, habitent également de nombreux militaires dont des officiers. Mais selon certaines sources, les officiers sont pris en charge au détriment des hommes de rang. Mais à la question de savoir quand est-ce qu'ils vont rentrer, ceux-ci répondent simplement qu'il leur sera impossible de rentrer au regard de la situation en cours dans leur pays. Ces derniers temps en effet, de nombreux éléments des forces armées centrafricaines sont traqués par des éléments de Séléka. Eléments des FACA criblés de balles, éléments des FACA torturés, éléments des enlevés, éléments des FACA portés disparus… tel est le quotidien de ces derniers à Bangui mais aussi dans les provinces, et mêmes à certaines frontière. Ce qui les pousse à arriver en masse en demandeur d’asile.

 

 
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1 COMMENTAIRES

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occupez vous de nous

Par thiem

04/09/2013 12:41

nous souffrons au Cameroun avec nos enfants mineurs!

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