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Centrafrique: Michel Djotodjia dans la tourmente

Par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE - 25/06/2013

En plus de ces déboires, le président de la transition peine à se faire une place d’homme d’état auprès de ses paires de la sous-région

 

Inutile de s’apitoyer sur son sort lorsqu’on sait que les carottes sont cuites à l’avance. Presque tous les analystes, les débatteurs de la vie politique centrafricaine ont émis des réserves sur l’avenir du pays depuis le changement brutal du 24 Mars 2013 jusqu’à nos jours. A force de placer la main en visière et de scruter dans les moindres détails l’environnement sociétal, il faut admettre que même les spécialistes de la prédiction demeurent dubitatifs sur l’orientation politique voire la gestion de la chose publique des enturbannés. Ces temps-ci, les actualités centrafricaines déboulent en cascade et en cavalcade. Au premier rang des actualités qui font la «Une» des quotidiens centrafricains se trouvent le fonctionnement du gouvernement très contesté de TIANGAYE. A fortiori, ce gouvernement reflète la gestion clanique de la junte au pouvoir car il est composé à forte prédominance des enturbannés .Bien que le président de la transition ait défenestré quelques ministres proches du Chef du gouvernement pour les remplacer numériquement par une gente masculine et féminine à compétence variable, il n’en demeure pas moins que la junte au pouvoir fait de la gestion clanique son atout majeur.

 


© journaldebangui.com
Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
Il n’est point un secret de polichinelle que les multiples nominations faites par le Chef de la junte au pouvoir sont essentiellement basées sur la «familiocratie» et les rapports confessionnels. Là où le bât blesse, le président de la transition rend au fur et à mesure l’administration centrafricaine soporifique par l’entregent de ses nominations fantaisistes qui n’ont pas lieu d’être. Plusieurs exemples peuvent attester ces idées précédemment avancées. Ce faisant, la nomination de l’actuel directeur de la police est un exemple palpable de la «familiocratie» prônée par le nouvel homme faible de Bangui. De plus en plus des voix s’élèvent au sein de la police pour contester la nomination de ce quidam. D’ailleurs, un policier centrafricain lâchait avec un ton déclamatoire dès l’annonce de sa nomination que c’est une imposture désopilante. Il martèle que cette nomination aura un effet boomerang à l’avenir pour la simple raison que le poste du directeur général de la police nécessite une compétence distinctive. Un contraste saisissant qui ne peut être excusable surtout lorsqu’on sait que le temps du tâtonnement est révolu.

En dépit de ces nominations abracadabrantes qui dénaturent non seulement le processus de la transition mais attisent également la brume contemporaine, le Chef de la junte au pouvoir fait face à des réels défis qui s’imposent au pays. A priori les multiples escapades du Chef de la junte à l’extérieur se sont transformées en eau de boudin. Même la promesse des 25 milliards, qui semblait être un acquis pour les enturbannés, devient un leurre à l’instar d’un poisson d’avril en pleine période estivale. Patatras! En plus de ces déboires, le président de la transition peine à se faire une place d’homme d’état auprès de ses paires de la sous région. D’ailleurs, il avait même subit une humiliation protocolaire récemment à Libreville. Au niveau national, l’inquiétude est grande car les fonctionnaires accumulent non seulement les arriérés de salaires mais le prix du panier de la ménagère augmente au fur et à mesure. Quasiment, tous les vecteurs du processus de la transition se grippent peu à peu. Pendant qu’une grogne populaire s’active à petit feu, les bruits de couloirs marmonnent l’intention d’une éventuelle démission du nouvel homme faible de Bangui.

Selon les indiscrétions proches du sérail, le Chef de la junte serait sur le point de rendre son tablier, car il estime que le pays est totalement verrouillé sur la scène internationale. Il s’est même avéré toujours selon cette indiscrétion que le nouvel homme faible de Bangui a déjà fait part de son intention de démissionner à ses proches parents lors d’une réunion familiale. Une chose est sûre, le pire reste à venir et il est grand temps que les alliés de la junte au pouvoir changent de fusil d’épaule en mettant les attentes du peuple centrafricain au centre de leurs engagements politiques. Diantre! On apprend que les enturbannés manquent de sommeil depuis un certain temps suite aux rumeurs des bruits de bottes dosés et combinés par l’ancien président BOZIZE. Il semblerait que les enturbannés se reposent même de façon rotative de peur d’être surpris par l’homme du 15 Mars. Silence radio!

 

 
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2 COMMENTAIRES

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Arrêtons les critiques acerbes

Par Brice Kette

26/06/2013 10:08

Je me demande parfois si ceux qui publient leurs opinions sur LNC, sont-ils vraiment des Centrafricains soucieux de l'avenir de leur patrie? certes la démocratie veut à ce que l'on puisse critiquer, mais dans l'état actuel de la Centrafrique, certains propos n'ont pas droit de cité. Ce qui vaillent pour notre pays, c'est des critiques constructives, des apports pour la reconstruction. Des propos qui puissent susciter la pitié et la solidarité internationales. L'heure est grave, chers compatriotes. Transcendons nos bassesses d'esprit, nos rivalités, nos intérêts égoïstes. Mettons-nous dans la peau de ceux qui sont restés au pays, qui souffrent la mort dans l'âme.
Tous les régimes qui se sont succédés en Centrafrique, ont semé, chacun à sa manière, les germes de ce que nous sommes entrain d'endurer en ce moment.

Antiprogrèciste

Par JMK

26/06/2013 15:01

Ce monsieur raconte de balivernes ce n'est pas de sa faute car il est hors du territoire national il n'a pas vécu ce que les autres ont subi à Bangui lors de pénétration éclaire de la coalition séléka dans la ville Bangui. Si le régime actuel a commis trop de dérives il est temps pour nous de critiquer tout en proposant des pistes de solution, on ne fait pas une critique destructive mais plutôt constructive le pays est au bord du gouffre avant même l’avènement des séléka au pouvoir ça personne ne peut me dire le contraire et ces derniers sont venus empirer la situation.
Comme mon précédant disait que "mettant nous dans la peau de ceux qui sont à Bangui" nous des frères et sœurs qui y trouvent on ne peut en aucun moment parler encore de retour de l'homme du 15 mars ça veut dire quoi? L'heure n'est plus à tout ce que tu as raconté comme ta vie de parler des enturbannés la République Centrafricaine est un pays laïc et elle en demeure dans tous ses territoires et ses frontières.

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