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La République Centrafricaine est «à la croisée des chemins»,

Par Afrique-Actu - 09/12/2010

C’est la conclusion tirée à l’issue de l’examen de la situation du pays à l’Onu

 

Selon le Représentant spécial de l’ONU pour ce pays, Shale-Work Zewde, devant les membres du Conseil de sécurité ce mercredi 8 décembre, les élections présidentielle et législative prévues le 23 janvier prochain sont «une véritable fenêtre d’opportunité», pour que le pays «consolide ses fondations démocratiques» et «entame un nouveau chapitre de stabilité, de croissance économique et de prospérité». Pour réaliser ces objectifs le diplomate pensent comme une majorité d’observateurs, que ces échéances doivent être transparentes, libres et justes. Ceci dans la mesure où les Nations unies et les autres partenaires de la Centrafrique fournissent une assistance considérable en termes logistique, financiers à la Commission électorale indépendante chargée du processus électoral.

 


© journaldebangui.com
Birao zone très insécurisée au Nord-est du pays
Le Représentant spécial a également souligné que le programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) de combattants rebelles était «un élément clé» pour régler les problèmes d’insécurité dans le pays. Pour cela, il est revenu sur les stratégies à mettre en œuvre sur l’étendue du territoire à la suite des récents troubles survenus dans la ville Birao au Nord-est de la Centrafrique. L’Armée de résistance du seigneur (LRA) est le plus important groupe étranger actif en République Centrafricaine, mais ce n’est qu’un groupe parmi d’autres entités armées, milices ou bandits qui exploitent l’absence de forces de sécurité nationales pour opérer librement, a poursuivi le Représentant spécial. Dans les faits, ce sont les groupes d’autodéfense qui se sont constitués au niveau des communautés locales ainsi que les mouvements rebelles, en particulier l’Union des forces démocratiques et républicaines (UFDR) et l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), qui assurent aux civils une protection contre les bandes armées criminelles et les éléments étrangers dans de vastes zones du pays, où les Forces armées centrafricaines (FACA) ne sont pas déployées ou n’ont qu’une présence limitée.

Conformément à la Résolution 1923 du Conseil de Sécurité adoptée en mai dernier, la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a transféré le 15 novembre dernier le contrôle des camps de Bahai, de Guéréda et d’Iriba aux autorités tchadiennes et prévoit d’achever son retrait définitif le 31 décembre 2010. Le retrait de la MINURCAT va créer un vide sécuritaire dans la zone de Birao où les populations civiles restent extrêmement vulnérables et manquent de nourriture et de matériel de santé, a expliqué Shale-Work Zewde. La République centrafricaine a fait d’importants efforts pour étendre son autorité et fournir des services aux citoyens à travers le pays, a-t-il conclu, en rappelant avant les objectifs de l’ONU dans le pays: assister le gouvernement et le peuple centrafricain dans la consolidation de la paix et poser les bases solides d’un développement sociaux-économique durable, dans un environnement pacifique et démocratique.

 

 
MOTS CLES :  Onu   Centrafrique   Securité   Armée 

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