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RCA: Nicolas Tiangaye à propos des salaires des fonctionnaires

Par VOA - 19/06/2013

Le PM l’explique le non-paiement par la lenteur des procédures administratives, et affirme que tout va rentrer dans l’ordre dans une interview à VOA

 

Tout n’a pas été clair et le Premier ministre ne s’est pas décliné face aux questions de la journaliste de la Voix d’Amérique. Il est revenu sur les accusations portées contre les nouvelles autorités et l’ex rébellion Séléka aujourd’hui au pouvoir. Le contrôle des mines de diamant et le fait que le minerai extrait ne réponde pas aux normes en matière de transparence comme l’exige le Processus de Kimberley. Bangui a été suspendue récemment du Processus de Kimberley pour cause de manque de transparence dans le secteur minier.

A propos de la nouvelle formation gouvernementale, décriée par une partie de l’ancienne opposition et de la société civile, Nicolas Tiangaye précise que les proches de l’ancien régime du président déchu Bozizé sont au nombre de six au sein du nouveau gouvernement, et non pas de deux comme certains médias l’ont affirmé. Sur la question sécuritaire, il note une légère amélioration à Bangui, reconnaissant toutefois que la situation reste «préoccupante» à l’intérieur du pays. Une victoire néanmoins, le siège de la Cemac ne sera pas délocalisé de Bangui, en dépit de la crise sécuritaire en Centrafrique. Écoutons l’interview.

 

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Comment éviter aux fonctionnaires un troisième mois d'arriérés de salaires?
D'après RFI, c'est aujourd'hui le casse-tête des autorités centrafricaines. La semaine dernière, tout semblait pourtant réglé. Le Premier ministre, Nicolas Tiangaye, rentrait de Brazzaville avec en poche une promesse de prêt de 25 milliards francs CFA. C'était compter sans le Fond monétaire international (FMI). D'après un ministre centrafricain très au fait des questions financières, le FMI n'a pas mis formellement son veto à ce prêt mais il en a bloqué, pour l'heure, le versement estimant que les critères ne sont pas respectés. En clair, le FMI considèrerait que le taux d'intérêt de 4% de ce prêt est trop élevé pour un pays non solvable.

Confrontées à ce blocage et à des caisses vides, les autorités de Bangui tentent de trouver, en urgence, une solution. Il y a quelques semaines, elles étaient allées piocher dans les fonds réservés au programme de désarmement pour payer un mois de salaire aux fonctionnaires. Cette fois, d'autres astuces sont à l'étude. Plusieurs sources haut placées admettent que l'heure est grave, d'autant que sous l’ancien président François Bozizé, les salaires étaient payés. Un ministre, sous couvert d'anonymat, reconnaît qu’un troisième mois d’arriérés, c'est une grenade dégoupillée. «Aujourd'hui, le principal danger pour le gouvernement, c'est une insurrection populaire tant le mécontentement est fort», dit-il.
 
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