ECONOMIE ET BUSINESS  |    

Air CEMAC: Difficiles négociations avec Air France

Par Xinhua - 18/06/2013

La Communauté a déjà eu des échecs des négociations pourtant en bonne voie avec South Africa Airways venue à la suite de Royal Air Maroc et Sn Brussels

 

Elle continue de mener des discussions difficiles avec Air France comme partenaire stratégique de sa compagnie de transport aérien Air CEMAC qui peine à décoller. C’était en marge de la deuxième édition du New York Forum Africa, forum économique organisé depuis 2012 à Libreville au Gabon. A cette occasion, les chefs d'Etat de la région ont au terme d'un sommet extraordinaire, affirmé avoir «pris acte des diligences accomplies par la nouvelle équipe dirigeante dans le cadre de la poursuite du processus de négociation avec Air France», sur la base du rapport d'étape sur la mise en place de la compagnie communautaire, selon le communiqué final du sommet. Au lendemain de ces assises où sont venus se joindre à leur homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, les présidents congolais Denis Sassou Nguesso, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, tchadien Idriss Deby Itno, centrafricain Michel Djotodia, et le Premier ministre camerounais Philemon Yang, le président de la Commission de la CEMAC, Pierre Moussa, a fait part samedi de la volonté de ces leaders de «voir aboutir les négociations avec le partenaire stratégique».

 


Du mal à prendre son envol!
En cours «depuis quelques mois», selon lui, ces négociations avancent peu en réalité. Le transporteur français, qui tient à obtenir le tiers du capital d'Air CEMAC en vue d'une minorité de blocage, exige surtout le monopole du trafic régional avec la future compagnie au détriment des compagnies nationales en activité ou en voie de création des six pays membres de la CEMAC que sont le Cameroun le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et le Tchad. A cette exigence, les responsables de la Commission de la CEMAC opposent une fin de non-recevoir, ce qui complique l'évolution du dossier. Du coup, alors que le démarrage des activités de la compagnie régionale était annoncé pour le début de cette année après la mise en place de l'Assemblée générale et du Conseil d'administration, puis la nomination d'un directeur général, en la personne du Centrafricain Alfred Bouba Dalambaye, aucune date n'est plus avancée.

«Ça dépend des négociations», se contente de répondre Pierre Moussa. La précédente échéance du décollage d'Air CEMAC remonte en 2010. Avec South Africa Airways (SAA), le processus avait presque atteint le point d'enclenchement de cette opérationnalisation lorsque le Congo s'était opposé à la délocalisation du siège de Brazzaville à Douala, la métropole économique camerounaise que le transporteur sud-africain jugeait plus adéquate comme hub régional. A cause de ces péripéties, les 10 milliards de francs CFA de capital libéré par les Etats sont en train de finir d'être consommés, d'après des sources proches du dossier.

 

 
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1 COMMENTAIRES

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Partenariat ou une rente de situation pour Air France ?

Par Jean-Marie SIX

29/06/2013 09:00

Selon l'article : "Le transporteur français (...) exige surtout le monopole du trafic régional avec la future compagnie au détriment des compagnies nationales en activité ou en voie de création des six pays membres de la CEMAC que sont le Cameroun le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et le Tchad."

Bien évidemment, dans l'accord, les partenaires doivent bien se connaître, avoir une existence crédible et développer entre eux une solide confiance réciproque. Il me semble difficile de faire figurer d'emblée dans l'accord, comme partenaires, des compagnies "en voie de création".
En revanche, on peut très bien laisser la porte ouverte à l'admission future de nouveaux partenaires, en définissant éventuellement à l'avance les conditions d'admission. De ce point de vue-là, l'exigence de "monopole" du transporteur français est excessive.
C'est le contraire du libéralisme, le contraire de l'ouverture des marchés préconisée chez nous au sein de l'Union européenne. J'ose espérer, en tant que français, que le transporteur français a une position plus nuancée que celle décrite dans l'article.

On peut comprendre que Air France cherche à sécuriser ses investissements. On comprend moins la rente de situation qu'ils cherchent à perpétuer avec l'Afrique. L'époque coloniale est finie. Si la nouvelle entité se développe et prospère à l'avenir grâce à de nouveaux partenaires africains tant mieux pour eux et tant mieux pour la CEMAC. Le marché du transport aérien existe.

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