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3500 enfants-soldats à démobiliser en Centrafrique

Par VOA - 17/06/2013

L’événement du 16 juin commémore chaque année le massacre des enfants de Soweto en Afrique du Sud par le régime de l’apartheid en 1976

 

L'Unicef et de nombreuses organisations de protection des enfants se sont mobilisés sur le continent. Le thème de cette année: «Eliminer les pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants ».En Centrafrique, les Ong ont décrié la maltraitance infligée aux enfants depuis le début de la crise enclenchée en décembre 2012 par la coalition Séléka. Mariage forcé, recrutement forcé des enfants dans les conflits armés, destruction des écoles et hôpitaux, violences sexuelles, meurtre et enlèvement d’enfants ainsi que le refus de l’ouverture d’un couloir humanitaire aux structures internationales afin d’assister les enfants victimes de conflit, ne sont que les exemples les plus flagrants des violations des droits des enfants en Centrafrique, indiquent les organisations non gouvernementales Enfant Sans Frontière et Les Enfants D’Abord.

 


© afp
Image d'illustration
Pendant la période de conflit, les écoles ont été détruites à l’intérieur du pays, ce qui a entrainé la rupture des activités scolaires, précise le Réseau des Journalistes des Droits de l’Homme à Bangui. D’autre part, les enseignants exigent le versement de deux mois de salaire avant la reprise, sachant que l’année académique arrive à sa fin. «Les enfants libérés des rangs de la coalition Séléka doivent suivre un traitement psychologique. Le gouvernement doit mettre à la disposition des structures de protection des droits de l’enfant … Ce qui n’est pas le cas. Toutes les charges reviennent à l’UNICEF qui n’est qu’un partenaire», a dit au RJDH le coordonnateur de l’ONG «Les enfants d’abord», Cyrus Zémanguikété.

Quelques 3500 enfants ont été enrôlés dans les rangs de l’ancienne rébellion Séléka. Pour Brice Kelvin Kakpayen, président de l’ONG Enfant Sans Frontière, il faut apporter une aide psychologique à ces enfants afin de leur permettre de sortir de l’état dans lequel ils se trouvent et d’être comme les autres enfants. M. Kakpayen a dit à la VOA que cette année scolaire devrait être considérée comme année blanche, et il appelle les autorités à investir de toute urgence dans la reconstruction des écoles et à régler le problème sécuritaire afin que les parents envoient leurs enfants à l’école en toute confiance.

 

 
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