NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Centrafrique: Le troisième gouvernement de transition est connu

Par Lucie Nkouka avec agences - 13/06/2013

Les postes-clés de l’équipe du Premier ministre Nicolas Tiangaye restent aux mains des anciens rebelles du Séléka

 

Composé de 34 membres, le nouveau gouvernement annoncé et tant attendu comprend 9 ministres issus de la coalition rebelle Séléka, qui a pris le pouvoir fin mars à Bangui, 7 issus de l'ancienne opposition et deux anciens proches du président déchu, François Bozizé. Les seize autres membres sont issus de la société civile et de différentes formations politiques. Comme on pouvait si attendre, parmi les «grandes» figures du Séléka, se retrouvent aux postes clés: Gontran Djono aux mines, Nourendine Adam, chef de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), à la Sécurité, Mohamed Moussa Dhaffane aux eaux et forêts, ainsi que Christophe Gazam Betty à la communication. Le président, Michel Djotodia, assumera quant à lui la charge de ministre de la défense.

 


© AFP
Le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, à Bangui le 27 mars 2013
Ce gouvernement qui a tardé à arriver survient alors que se tient demain vendredi à Libreville au Gabon un sommet extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements de la Cemac. L’ordre du jour portera entre autre sur la crise centrafricaine et notamment la délocalisation du siège de Bangui vers une autre capitale sud-régionale. Le président de Transition qui a validé le nouveau gouvernement y est attendu. Ces nominations interviennent sous la pression des chefs d'Etat d'Afrique centrale, réunis en avril dernier à N'Djamena sur la crise centrafricaine. M. Tiangaye avait alors promis que toutes les sensibilités politiques seraient représentées dans son nouveau gouvernement, pour faciliter la transition en cours dans le pays. Or selon les observateurs avertis, contrairement aux promesses du Premier ministre en avril à N'Djamena, les différentes sensibilités politiques du pays sont minoritaires dans son nouveau gouvernement.

Si du côté de l'ancienne opposition, le poste de ministre de l'équipement et porte-parole du gouvernement reste à Crépin Mboli Gonda proche du PM et les télécommunications à l'opposant Henri Pouzère, parmi les 8 nouvelles personnalités qui font leur entrée au gouvernement, ne figure qu'un seul ancien proche de Bozizé, ce qui porte leur nombre total à deux: Claude Lenga, nommé aux droits de l'homme, et l'ancien porte-parole de la présidence Gaston Mackouzangba, à la fonction publique. Quant aux femmes, elles ne sont que trois dans cette nouvelle équipe et représentent la société civile. Le premier ministre sortant, lui-même issu de l'opposition, a été reconduit dans ses fonctions par le président de la République et ex-rebelle Michel Djotodia. Entérinant, le fait que le PM ne peut être révoqué durant la période de transition.

Le cahier de charge de la Transition
En arrivant à Libreville, seul interlocuteur reconnu au niveau international, Me Nicolas Tiangaye n’aura pas épuisé tous les points de la feuille de route, fixés par les instances de la sous-région et les éléments exigés pour une Transition apaisée. Cependant, le nombre des membres du CNT a été porté de 105 à 135 membres, lesquels sont déjà parvenus à l’élaboration de deux textes importants notamment le Règlement Intérieur du CNT et le Code Électoral. Restent du côté du PM, le déclenchement du processus du DDR et la concrétisation du cantonnement des ex-rebelles Séléka.

C’est ainsi que le président du Conseil national de Transition Alexandre Ferdinand Nguéndet a envisagé pour le mois de juillet 2013, l’ouverture d’une session ordinaire qui aura à examiner les projets de textes instituant la Cour Constitutionnelle et le haut Conseil de Transition. De même, l’examen de la Charte Constitutionnelle de Transition qui a pour objet d’organiser l’ensemble des pouvoirs publics de la transition, suite à la suspension de la Constitution du 27 novembre 2004 et la dissolution des institutions de la République, a été également renvoyée à la prochaine session du CNT, afin de permettre dit-on à toutes les institutions de la République de l’étudier pour y apporter leurs contributions et amendements éventuels.

 

 
MOTS CLES :  Pm   Gouvernement Tiangaye Iii   Séléka   Postes Clés 

7 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

intérogation

Par sagèsse

13/06/2013 18:37

Mais c'est quoi ce pays dans lequel le président est aussi ministre? manque t-il des gens compétents pour ce poste? misère misère.

Dangereuse Transition

Par Jean-Gualbert Togba

13/06/2013 21:43

Pendant que l'Etat manque cruellement de fonds pour financer son train de vie, est-il sérieux de faire un gouvernement élargi de 34 membres? Nous voyons que l'esprit sous-jacent est de satisfaire tous les prédateurs.
Le pays marche boiteux, il est impératif de le stopper, lui prodiguer les soins nécessaires avant de le remettre de nouveau sur pieds sans quoi son état va s'aggraver. Or au lieu de lui administrer des soins on continue à le faire marcher comme si de rien n’était. Nous partons pour une transition ratée car manque de visibilité, de clarté, trop de flou et confusion qui risqueraient de plomber à jamais la RCA. Une forte devait est un impératif pour passer le pays sous scanner, faire un état de lieu et apporter les solutions adéquates afin d’éviter de repartir encore avec les mêmes maux qui nous minent depuis d’indépendance. Et pour une transition forte il faudrait un homme d’exception, charismatique or tel n'est pas le cas:
Il faudrait une conférence Nationale souveraine pour que les fils et filles du pays de se vident et qu'une véritable paix soit initiée. Parlant de la paix, il ne pourra jamais y avoir la paix tant que celui et ceux qui ont perturbé la paix continue a prendre en otage les centrafricains. ON IMPOSE PAS LA PAIX, C'EST UN ETAT D'ESPRIT APRES QUE JUSTICE SOIT FAITE.

Revolution

Par Kpayome

14/06/2013 10:10

Au moment ou nous continuons a nous apitoyer sur le sort que nous infligent les enturbannes et leurs collabo, un autre seisme se prepare aussi bien a brazzaville qu'a Ndjamena. Et comme nos hommes politiques sont atteints de nanisme en la matiere,
Deby est entrain de miser sur Dhaffane, Nourredine et un autre extremiste de son genre pour gouverner la RCA a la fin de la transition pour garantir la frontiere tchadienne cote Sud. tandis que Moskit, Meckassoua et Ziguele joue la carte de Brazzaville.
Face a cette situation imponderable, devons-nous rester les bras croises et continuer a Subir? Une REVOLUTION S'IMPOSE MAINTENANT CHERS COMPATRIOTES. uTILISONS LES MOYENS DE BORD et avec beaucoup de volonte, nous reussirons. Que Dieu benisse la centrafrique.

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués