DéBATS & OPINIONS  |     KIOSQUE  |    

La RCA peut-elle résoudre l’équation politique?

Par Godfroy- Luther Gondje-Djanayang - 10/06/2013

Le quid du Gouvernement de Transition et du Conseil National de Transition !

 

En mathématiques, dans l'ensemble des nombres réels, une telle équation admet au maximum deux solutions, qui correspondent aux abscisses des éventuels points d'intersection de la parabole d'équation avec l'axe des abscisses dans le plan muni d'un repère cartésien. La position de cette parabole par rapport à l'axe des abscisses, et donc le nombre de solutions (0, 1 ou 2) est donnée par le signe du discriminant. Ce dernier permet également d'exprimer facilement les solutions, qui sont aussi les racines de la fonction du second degré associée. Certainement la rationalité mathématique qui conduit souvent vers la vérité démontrable ne pourra jamais se résoudre de la même façon qu’une équation politique. Généralement résoudre une fonction politique n’épargne jamais la méthode de la «jouissance des intérêts politiques». Par affirmation toute politique est mise en place dans le but d’obtenir l’avancement d’une société. «Traditionnellement en République Centrafricaine les intérêts communs profitent qu’aux politiques centrafricains et non véritablement au peuple». Si la guerre des intérêts entre les institutions de la République sont valorisés dans ce pays, cela est justement la preuve de l’immaturité politique qui caractérise depuis fort longtemps le fonctionnement du pouvoir public dans ce célèbre pays des coups de force.

 


© journaldebangui.com
Godfroy- Luther Gondje-Djanayang, Expert-Analyste en gestion des crises politico-militaires
En revanche, depuis la date de 24 mars 2013 où les rebelles de la coalition Séléka ont pris le pouvoir par les armes, le destin politique du peuple centrafricain est désormais soumis à une équation difficile à résoudre qui est notamment la recherche de la légitimité et le fonctionnement des institutions de la république.Après une période d’imposition de la politique faite, par les nouveaux gestionnaires de la République Centrafricaine qui sont les Chefs d’Etat de la CEEAC, il faut maintenant trouver d’autres alternatives pour conduire le pays vers l’unité nationale. Estimant que les accords de Libreville sont frappés de la caducité conformément au contexte actuel, il faut alors l’organisation de sommet NDJAMENA pour distraire une fois de plus l’opinion nationale et internationale. C’est pour cette raison qu’à l’issue de ce sommet, la RCA reçoit des nouvelles injonctions formelles à mettre en application : l’augmentation des effectifs des conseillers au niveau du Conseil National de Transition, la formation d’un nouveau gouvernement et la mise en place de la commission chargée de rédiger le projet d’une nouvelle constitution sans exclure l’envoi des 2000 Soldats pour assurer la protection des personnes et des biens.

Fort de tout cela, mon expertise soulève des interrogations profondes qui sont les suivantes : Quel est le mal politique que comporte la Constitution du 27 décembre 2004 actuellement suspendue ? Et pour quelle raison il faut rajouter 30 sièges supplémentaires au CNT et surtout avec quel budget ? Malgré la décision d’envoi des forces supplémentaires les exactions et les pillages sont-ils finis ? Loin de résoudre le problème de la crise centrafricaine, il est temps que les nouveaux gestionnaires de la République centrafricaine qui sont les Chefs d’Etat de la CEEAC prennent en compte « le mal sociologique de la crise centrafricaine au lieu de traiter la pathologie politique sans obtenir aucune guérison ».

Mais comment la République Centrafricaine peut- elle effectivement résoudre l’équation politique de la gestion du Conseil National de Transition et du Gouvernement de Transition ? La suite logique est ses interrogations m’oriente vers les suggestions suivantes : La dissolution du Conseil National de Transition sera la première démarche, La mise en place d’une commission mixte chargée de jouer le rôle de l’assemblée nationale de transition avec un effectif 40 membres dont la répartition sera faite de la manière suivante : 16 sièges attribués aux représentants de chaque préfecture, 10 sièges attribués aux partis politiques confondues (ex -majorité et opposition). 10 sièges pour la société civile, 2 sièges pour la diaspora et enfin 2 sièges pour les combattants politico- militaires. - la mise en place d’une d’un groupe de réflexion pour le réaménagement de la constitution du 27 décembre 2004 composé de 9 membres dont la composition se présente de la sorte : 2 Professeurs de Droit ,1 Avocat, 1 Juge, 2 Représentants des partis politiques, 2 membres de la société civile et 1 Représentant de la diaspora ; -Formation d’un nouveau Gouvernement de Transition avec 27 membres y compris tous ministres délégués. Dans ce gouvernement 15 places sont attribués aux technocrates hautement compétents et moralement irréprochables, 5 places à la formation politique confondue, 5 places aux combattants politico- militaires et 2 places aux membres de la société civile.

«La gestion d’une transition n’est pas la récompense des butins de guerre».
Godfroy- Luther Gondje-Djanayang
Expert- Analyste en gestion des crises politico- militaires.

 

 
MOTS CLES :

6 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

ENCORE UN DE CES ILLUMINES...

Par Kongo wara (2)

11/06/2013 15:58


Au moment ou tout un peuple souffre, n'a rien à manger, aucune lueur d'espoir d'un futur certain, certains compatriotes se plaisent encore a la jouer facon intello...

Triste realité d'un pays ou 'paraitre' devient plus important qu'etre...
Et sans commentaire d'ailleurs.

reactions article ci-haut

Par kotoko Sembona

12/06/2013 04:57

Je ne comprends pas ce qui est mauvais dans ce que ce fils du pays propose si non des solutions pratiques pour aider a sortir notre pays de cette catastrophe. La seule chose que notre frere refuse ou a choisi volontairement de dire pour ne pas se faire taxer de vengerance contre Seleka et ses acolytes c'est le renvoi de tous ces mercenaires soudanais et tchadiens parmi les rebelles de Seleka. C'est a ce moment-la qu'on peut parler de dialogue entre Centrafricains. Mais comment Ndjotodia a les moyens de renvoyer chez eux tous ces rebelles soudanais et tchadiens? Il ne faut pas oublier que ces rebelles la sont des indesirables dans leur pays respectif.

Mes Félicitations

Par Danielle BANGUI

12/06/2013 15:10

Contente de le lire un courageux intellectuel centrafricain sans plus.

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

A savoir

  • Les opinions et analyses présentées dans cette rubrique n'engagent que leurs auteurs et nullement la rédaction de Journaldebangui.com
  • Journaldebangui.com n'est pas responsable des affirmations qui y sont présentées et se réserve le droit de modifier ou de retirer un article qui diffamerait, insulterait ou contreviendrait au respect des libertés publiques

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués