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Centrafrique: Le nouveau gouvernement toujours attendu

Par Lucie Nkouka avec agences - 10/06/2013

Plus de 72 après la première annonce et après le retour du PM Nicolas Tiangaye, d’un bref séjour à Brazzaville au Congo, la recomposition de son équipe de travail tarde

 

La République centrafricaine (RCA) pourra se doter dès ce week-end ou au début de la semaine prochaine d'un nouveau gouvernement de transition avec toujours à sa tête Nicolas Tiangaye désigné Premier ministre de consensus par les accords du 11 février à Libreville au Gabon, a annoncé une source du Conseil national de transition (CNT) à Bangui. La même annonce avait déjà été faite il y a quelques jours, alors que le président de transition, revenait d’un bref séjour à Brazzaville au Congo. Cette fois-ci, qu’on espère la bonne, l’annonce a encore été faite de l’imminence d’un nouveau gouvernement de transition, après une mission de trois jours, toujours à Brazzaville au Congo, du PM Nicolas Tiangaye. Il y est allé s'entretenir avec le président Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine, sur la composition de cette équipe qui avait déjà fait l'objet de consultations internes à Bangui au sein de la classe politique et de la société civile. Le PM a regagné son pays vendredi 7 juin.

 


© afp
Les concertations continuent entre les deux hommes au pouvoir
De source du CNT, ce cabinet doit en principe comporter entre 20 et 25 membres pour une répartition équitable des postes entre les principales forces politiques et sensibilités socioprofessionnelles de la République centrafricaine (RCA), à savoir l'ex-rébellion de la Séléka (au pouvoir), l'opposition démocratique, l'ex-majorité présidentielle, les politico-militaires non combattants et les organisations de la société civile. C'est une des recommandations du sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique (CEEAC) tenu en mai à N'Djemena sous l'égide de son président en exercice, le Tchadien Idriss Deby Itno. Un sommet qui avait légitimé Michel Djotodia, le nouvel homme fort de Bangui, dans ses fonctions de président de la transition centrafricaine pour une période de dix-huit mois jusqu'à la tenue de nouvelles élections.

Ce processus se met notamment en œuvre avec l'appui des pays d'Afrique centrale qui, en dehors d'une aide financière, ont décidé de déployer sur le terrain des forces supplémentaires à celles déjà présentes depuis longtemps dans le cadre de la Mission de la CEEAC pour la consolidation de la paix en RCA (MICOPAX) et de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) à l'œuvre depuis une dizaine d'années. Prévus d'être portés à un total de 2.000 hommes (gendarmes et policiers), les effectifs de ces forces établis à 1.200 éléments fin mai, ont été renforcés par l'arrivée d'un contingent congolais cette semaine. Le mandat officiel de ces troupes dont une partie avait été déployée pour créer une zone-tampon à Damara, à 90 km de Bangui, entre les assaillants et l'armée centrafricaine mais avait été mise mal par l'avancée des rebelles de la Séléka, consiste à "sécuriser Bangui, sécuriser les élections, sécuriser les humanitaires et appuyer les Forces armées centrafricaines" dans leurs efforts de stabilisation du territoire.

 

 
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