ECONOMIE ET BUSINESS  |    

La CEMAC victime des dégâts collatéraux de la crise

Par Rémy Biniou - Intégration - 04/06/2013

Des troubles politico-militaires à répétition en RCA compromettent le fonctionnement de la commission et des institutions spécialisées de la Communauté

 

La sonnette d’alarme est tirée. Les biens et personnes de la commission de la Cémac subissent des agressions d’ampleur, en violation flagrante des protections reconnues dans l’accord de siège. Le conseil des ministres de la Cémac en a été informé en avril dernier, au cours d’une session extraordinaire à Libreville. Morceaux choisis de l’état des lieux soumis par le comité inter- Etats aux ministres de la Cémac en charge des questions d’intégration: «des véhicules de la communauté volés… Des fonctionnaires de l’organisation et leurs familles [qui] essuient diverses violences et exactions. Un (personnel) cadre soumis à des sévices sous la menace des armes au sein même de la commission en 2003, s’est vu à nouveau dépouillé de ses biens. Dans la même période, le fonctionnaire victime d’une agression fatale qui lui a fait perdre un? il en 2003, s’est retrouvé privé de son véhicule et de certains de ces biens en mars 2013». D’autres tracasse- ries sont signalées dans les domiciles des personnels de la communauté. «Ces personnels sont victimes de pillages au quotidien, et aujourd’hui ne disposent plus du minimum. Les véhicules volés, et marqués encore de leur logo, servent de transport aux troupes et butins. Tous ces actes de vandalisme montrent que le statut de diplomate en Centrafrique est insécurisé».

 


© acap-cf.info
Le siège de la Cemac à Bangui, bientôt délocalisé
Selon le rapport des experts du comité inter-Etats, des exactions continuent. «Au quotidien, des actes répréhensibles s’opèrent au vu de tous. Les enfants de nombreux fonctionnaires de la Cémac sont contraints de suspendre leurs études jusqu’à nouvel ordre. Les stagiaires et les personnels ressortissants des cinq (5) Etats membres de la Cemac sont en ballotage défavorable à Ban- gui. Cette précarité sécuritaire rampante a obligé les Etats gabonais et équato-guinéen à procéder, les 23 et 25 mars 2013, à l’évacuation de leurs ressortissants en service à la commission de la Cémac. L'intérim de la Direction Générale de l’Ecole des douanes sous – régionale est assurée par le Directeur Administratif et Financier, M. Daniel Fedex SEMGUENDE. Pour le fonctionnement de l'administration, les horaires de travail ont été modifiés de 9h30 à 12h00».

A en croire des sources crédibles au sein de la commission de la Cémac, les fonctionnaires expatriés en service dans la capitale centrafricaine optent pour un éloignement de leurs familles, dans le but de leur assurer plus de sécurité. De fait, le caractère répétitif des événements a abouti au mépris des règles les plus élémentaires du droit international. Face à cette situation désastreuse - à la limite invivable - la commission de la Cémac a multiplié des courriers, notamment à destination des autorités centrafricaines, des forces de la MICOPAX et de la hiérarchie de la communauté. Objectif: obtenir le respect des mécanismes de protection mentionnés dans l’accord de siège. Mais, ces initiatives sont restées sans effet.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués