DéBATS & OPINIONS  |     KIOSQUE  |    

Centrafrique: Les défaillances gouvernementales sont toujours corrigées...

Par Simon Koitoua - 27/05/2013

"La donne ne peut commencer à s’inverser qu’au travers des actions recouvrant une forme de «désobéissance légitime "

 

Les défaillances gouvernementales sont toujours corrigées par les populations au travers des élections ou par des mouvements de contestation populaires, à l’instar de ceux organisés en Espagne sous la bannière des « Indignados » ou aux Etats-Unis par « Occupy Wall Street ». D’où vient alors que les Centrafricains, au lieu de s’armer de courage, de détermination et de descendre massivement dans la rue au nom de leurs droits afin d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les crimes odieux, barbares, crapuleux commis par les mercenaires Tchado-Soudanais. Aux Hommes Politiques d’insister sur l’organisation d’une « Conférence nationale souveraine », désormais présentée comme une seule option définitive censée mettre fin aux multiples crises socio-économiques, politico-militaires et aux massacres de la population civile innocente? L’Appel à l’organisation d’une conférence souveraine nationale lancé par tous les Centrafricains (Madame Reine Hassein, Guy Kodegue, Anicet George Doleguele, et autres) est resté lettre morte et le refus délibéré du sieur DJOTODIA d’organiser cette dernière est avéré par son autisme, son incompétence notoire. L’Etat Centrafricain est démissionnaire vue l’anarchie qui prévaut en ce moment en Centrafrique, c’est pourquoi nous demandons a tous les patriotes du gouvernement Tiangaye II de démissionner.

 


© journaldebangui.com
Simon Koitoua
Les acteurs politiques Centrafricains doivent se retrouver pour de grands déballages publics ou «se parler», l’on voit qu’un tel dialogue permettra de surmonter la crise actuelle aux paramètres multiples et éviter le retour à la case départ. Si l’on admet sa dimension structurelle, en l’exemple du chômage ou du dérèglement des valeurs sociales matérialisé par la récurrence des exactions qui ont atteint leur plafond.

99% des Centrafricains peuvent signer des pétitions contre DJOTODIA; tant qu’il n’y aura pas d’actions de résistance dans les rues, le pouvoir, conscient de sa domination du rapport de force, restera imperturbable. La donne ne peut commencer à s’inverser qu’au travers des actions recouvrant la forme de ce que nous appellerons une « désobéissance légitime », notion clairement définie par la « Déclaration d’indépendance américaine » : « Nous tenons pour évidentes en elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont nés égaux ; ils ont été dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements ont été institués parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur pouvoir émane du consentement des gouvernés. Chaque fois qu'un gouvernement, de quelque nature qu’il soit, méconnaît ces fins au point d’en menacer l’existence, le peuple a le droit de le changer ou de l'abolir et d’instituer un nouveau, gouvernement en le fondant sur des principes et selon la forme qui lui paraîtront correspondre le mieux aux exigences de sa sécurité et de son bonheur. »

Corps et âme, les Centrafricains souffrent au quotidien. Les assassinats, les exactions et l’injustice sont devenus leur refuge parce que leur droit au bonheur a été bafoué. Une bonne partie de la population, à Bangui, les villes et dans les villages, est condamnée à des conditions de vie dramatiques. Pour y parvenir, il leur faut expérimenter de nouveaux champs d’action politique, envisager la formation physique, psychologique et morale à la « désobéissance légitime » : le refus actif de l’ordre injuste établi en Centrafrique depuis deux mois. La « désobéissance citoyenne », telle semble l’une des voies pouvant mener à « l’organisation d’une conférence nationale », à l’abolition du despotisme et à débouter DJOTODIA d’un pouvoir acquis sans le moindre mérite.

De plus, au regard des derniers évènements qui se sont en fait des nouveautés sous le régime de DJOTODIA, marqués par les violations systématiques et récurrentes des droits de l’homme comme l’atteste d’ailleurs le rapport Mai 2013 Human Rights Watch sur la République Centrafricaine , avec les répressions sauvages des forces de Seleka sous prétexte du désarmement la torture érigée en mode de gestion des affaires de l’Etat dans les centres de détentions à Bangui ou dans les provinces.

Il est décevant de constater que l’opposition Centrafricaine n’existe que de nom malgré la nature brutale et hors la loi du régime en place. Une communauté internationale reste muette du cri à la détresse de la population Centrafricaine, de la dictature foulant ainsi au pied les règles élémentaires des droits humains et du droit international qu’elle chante tant et qu’elle invite les Etats à ratifier vaille que vaille ,un régime sans scrupule incapable de protéger et de respecter le droit à la vie qui reste un droit sacré. Comme souligner en haut, un dialogue qui va régler définitivement la crise Centrafricaine. Celui qui va négocier dans des conditions pacifiques le départ de ce régime qui tue à cœur joie ses propres citoyens dans le seul but de se pérenniser au pouvoir. Quoi qu’il en soit le peuple Centrafricain, de plus en plus conscient de l’enjeu et avide aura à prendre ses responsabilités face à un pouvoir incapable de lui offrir le minimum malgré que tous les secteurs soient en ébullition. Un véritable paradoxe de la part d’un Responsable de la Transition Centrafricaine qui veut rester éternellement au pouvoir mais qui ne veut et ne peut satisfaire les revendications légitimes des gouvernés c'est-à-dire la paix, la justice pour tous. Une certitude. Les Centrafricains prendront tôt ou tard leur destin en main et les récentes manifestations spontanées à l’intérieur du pays tout comme à Bangui la capitale (4, 7,8 Arrondissements, Berberati et autres) sont une preuve de cette prise de conscience.

Comme quoi on ne peut tromper le peuple indéfiniment.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

A savoir

  • Les opinions et analyses présentées dans cette rubrique n'engagent que leurs auteurs et nullement la rédaction de Journaldebangui.com
  • Journaldebangui.com n'est pas responsable des affirmations qui y sont présentées et se réserve le droit de modifier ou de retirer un article qui diffamerait, insulterait ou contreviendrait au respect des libertés publiques

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués