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Centrafrique: un déficit communicationnel désopilant et pathétique

Par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE - 17/05/2013

Nombreux sont les Centrafricains qui s’interrogent sur la place que la communication occupe dans le réalisme politique des décideurs du pays

 

Peut-on épiloguer longtemps sur l’importance de la communication de nos jours dans une société qui aspire réellement à un développement durable? Pourquoi la Centrafrique ne trouve-t-elle pas un palliatif à ce déficit communicationnel qui favorise à tour de bras la commune renommée? Ces questionnements, qui alimentent depuis un certain temps les quotidiens nationaux et les réseaux sociaux, ont suscité encore une fois de plus une grande interrogation dès l’avènement de la coalition Seleka. Durant ces événements fâcheux, il est vrai que plusieurs informations concordantes n’ont pas été mises en exergue par les journalistes nationaux de la presse écrite pour la simple raison qu’ils ne disposent pas de relais, ni de point focal dans les villes excentriques où les villages les plus reculés. A l’évidence, la Radio et la Télévision centrafricaine n’émettent qu’au niveau de la capitale voire à quelques encablures de Bangui. Bien évidemment, l’environnement sociétal centrafricain offre une kyrielle de Radios communautaires qui émettent respectivement dans un espace bien donné avec une fréquence relativement courte.

 


© journaldebangui.com
Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
En dépit de l’existence de toutes ces stations radios communautaires, plusieurs informations tangibles dans l’arrière pays, échappent aux regards des journalistes des professionnels de medias. Toutefois, il faut admettre que les quotidiens nationaux ne couvrent que la capitale et s’évertuent d’informer la diaspora centrafricaine à travers l’internet. A la question de savoir : est ce que ces supports de communications suffisent-ils pour vulgariser, informer et conscientiser toute la population centrafricaine ? L’analyse basique de cette interrogation nous renvoie à l’approche définitionnelle de la communication. Le dictionnaire Larousse définit la communication comme étant une action de communiquer, une action de transmettre quelque chose à quelqu’un. Aussi, il la traduit comme une action d’utiliser les médias pour faire connaître et promouvoir l’activité d’une entreprise ou d’un gouvernement auprès du public. L’étymologie et la quintessence de la communication posent autant de questionnements dans la Centrafrique profonde. Nombreux sont les Centrafricains qui s’interrogent sur la place que la communication occupe dans le réalisme politique des décideurs du pays. Certains trouvent ce déficit communicationnel désopilant et pathétique après plus de 50 ans d’indépendance en Centrafrique.


A posteriori plusieurs Centrafricains de l’arrière-pays n’ont aucun aperçu physique et vocal sur les autorités du pays.
Rodrigue Joseph Prudence MAYTE

 

Une chose est vraie, ce déficit communicationnel favorise les ragots, les commérages malveillants, la commune renommée, les campagnes de dénigrements, les jérémiades, la manipulation et l’intoxication d’informations... Il est aisé de reconnaître que ce déficit communicationnel a davantage favorisé la dépendance des Centrafricains issus des villes les plus éloignées aux us et coutumes des pays frontaliers. C’est dans cette optique que les Centrafricains de Birao ont été suffisamment influencés entre temps par le Soudan et de nos jours par le Sud soudan. D’ores et déjà, on n’a point besoin de faire un cours magistral pour comprendre qu’une communication bien dosée et combinée est un moyen de liaison qui contribue à la vulgarisation des informations développantes ainsi qu’à la conscientisation de la population dans toute son entièreté. L’efficacité d’une politique nationale trouve sa force à travers les supports de communication. Il n’est de secret pour personne que les grandes allocutions de tous les Chefs d’états centrafricains ne sont généralement pas suivies ni écoutées voire relayées dans l’arrière pays.

A posteriori plusieurs Centrafricains de l’arrière-pays n’ont aucun aperçu physique et vocal sur les autorités du pays. On se croirait encore à l’époque moyenâgeuse où la tradition orale avait encore droit de cité. Patatras! Ce déficit communicationnel a fait la pluie et le beau temps des sites caricaturaux d’informations. Ces sites propagandistes qui brillaient par leurs compagnes d’acharnements et leurs stéréotypes qui n’ont connu aucunes démonstrations convaincantes. Aujourd’hui, les nouveaux sites d’informations ont apporté une révolution idoine dans le monde des médias centrafricains. On voit réellement un travail professionnel qui se dégage à travers les nouveaux sites qui disposent des lignes éditoriales bien affichées avec une impartialité qui n’a point son pareil. Ce qui est encore trop snob, la représentation imagée de ces sites d’informations présente un design trop captatif…On a envie de souhaiter une révolution dans le secteur de la communication en Centrafrique.
 
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2 COMMENTAIRES

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Ameliorez votre communication

Par Ta tene

19/05/2013 00:06

Il est vrai que les centrafricains en general ont beaucoup de peines a se detacher de la culture d'oralite et ce phenomene a cause bien de torts a notre pays. Les responsables politiques et administratifs des services etatiques partent en mission les mains vides pour soi disant mobiliser le partenariat. Ils gardent silence a leur retour de mission et s'empressent par contre de vanter les avantages touristiques ou gastronomiques tires de leur voyage. Outre cet exemple, aujourd'hui notre pays traverse une situation dramatique qui necessite la contribution de tous les centrafricains afin de lancer les messages de detresse envers les autorites et la communaute internationale et de faire cesser les massacres et privations diverses de droits humains. Il est cependant regrettable de constater que la maniere de communiquer sur cette crise est vraiment lamentable. Certains s'evertuent a faire la demonstration de leur capacite a manipuler la langue de Moliere comme Mayte, l'auteur de ces diverses reflexions. Arretez ces incoherences car en vous lisant, on se rend compte que vous construisez des phrases avec des gros mots qui a la fin ne permettent pas de comprendre la logique de votre analyse. Pour une bonne communication, utilisez un langage simple et comprehensif du public, evitez d'utiliser des mots dont vous ne maitrisez pas toutes les tournures dans des contextes differents. En un mot, dites simplement les choses. En voulant epater vos lecteurs, vous discreditez vos ecrits. Je fais cette remarque dans le but de vous aider a mieux communiquer sur notre pays. Le monde lit vos ecrits et ne doit pas dire : ces centrafricains sont nuls, ils ecrivent n'importe quoi. Vous soulevez des questions pertinentes mais ne les noyez pas dans les jeux de mots inutiles.

Faut faire dans du simple et dans le nom saturage. Trop nuit

Par A..Z

21/05/2013 16:06

A force de vouloir trop faire,on se mêle ou on finit par ne plus lirecomme un fond de tableau qu'on ne voit plus lcar comme on dit l'excès nuit.
L'oralité ceci mais,la mentalité centrafricaine a-t-elle évoluée,l'humilité,on ne l' a point,la discrétion non plus. Les gens aiment paraitre comme l'avait dit une compatriote. Les idées doivent passer plus que les images mais les gens sont comme cela chez nous.Suivez leurs faits et gestes partout Tout est objet de frime bête.
il faudra chercher comment entretenir et conserver cette oralité car nous sommes des sauvages et des grands enfants,à chaque problème on brule tous nos archives,on casse tout,l'oralité sert à quelque chose alors. regardez la raduion bangui n'aplus les archives desannées indépendances saccagées par les différents probèmes,meme amélioré si on ne chahge pas c'est peine perdue.Et aujourd'hui, les islamistes nous ont détruit tout le pays à peine reconstruit et administrations et archives à la mode Mali,alors comment pensez vous sérieusement envisager des choses dans ce pays. Dans un pays civilisé,après toutes ces casses,si non interessé et une conscience nationale et sens de responsabilité,ce djitodia aurait démissionné et certains de ses coéquipiers,mais les gens ne font que de lutte de ventre la déguisant avec de sujets démagogiques. regardez Ndouba,il est tombé si bas que meme ses sites s'éteignent avec lui. Personne n' a depensées réelle pour ce pays,les gens jouent pour eux

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