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Le Binuca et la RCA devant le Conseil de sécurité de l’ONU

Par journaldebangui.com et autres médias - 16/05/2013

Margaret Vogt a demandé d’envisager des sanctions contre les éléments de la Séléka, responsables de violations flagrantes des droits de l’homme

 

Mme Vogt en tant que chef du Bureau intégré de l’ONU en République centrafricaine (BINUCA), présentait un rapport décrivant la situation en République centrafricaine comme «intolérable». Témoin directe de certaines situation, elle a exhorté la communauté internationale à envoyer un message fort aux dirigeants de la Séléka que les assassinats, pillages, et les changements anticonstitutionnels de gouvernement ne resteront pas impunis. Chaque jour, elle voit arriver dans ses bureaux, les populations de différents statuts, lui demander la protection de l’Onu contre les auteurs de leurs souffrances. «Le Conseil de sécurité doit agir rapidement pour protéger la population de l’assaut de ces groupes armés», a-t-elle poursuivi, estimant que le moment est venu d’envisager l’imposition de sanctions individuelles contre les auteurs de ces violations flagrantes du droit international. «Nous ne voulons pas que des gens désespérés se sentent contraints de prendre la loi entre leurs propres mains», a déclaré la Représentante spéciale.

 


© unmultimedia.org
Le conseil de sécurité saisi de la situation centrafricaine
En réponse, le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2088 (2013), a demandé une évaluation des moyens dont disposent les organismes des Nations Unies pour renforcer la mise en œuvre de leurs activités prioritaires à la lumière des récents événements. Mme Vogt, a poursuivi son exposé pour expliquer que «Les dirigeants ne sont pas capables ou ne veulent pas contrôler les rangs des groupes de milices ou les commandants locaux». Et «Le pays semble être devenu un havre pour différentes forces rebelles qui cherchent à exploiter les ressources naturelles qui font la renommée de la République centrafricaine». Pour compliquer encore le tableau, la diplomate s’est rendue compte que l’insécurité croissante dans le pays «constitue aujourd’hui une menace directe à la sécurité de ses voisins, en particulier la République démocratique du Congo (RDC), le Tchad et le Cameroun».

Dans son réquisitoire la Représentante spéciale a marqué le fait que M. Djotodia, qui avait accepté les décisions des Chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), n’a pas respecté ses engagements. «Il insiste sur son rôle de président, en se référant constamment aux décrets qui le désignent en tant que tel et qui lui donnent ainsi le pouvoir de limoger le Premier Ministre», contrairement, a-t-elle précisé, aux Accords de Libreville. Et d’ajouter qu’il continuait de diriger le pays par décrets présidentiels, la communauté internationale, notamment l’Union africaine, l’Organisation internationale de la Francophonie et le Conseil de sécurité ainsi que de nombreux États Membres, ayant fermement déclaré leur soutien au cadre politique de la CEEAC pour la République centrafricaine.

De son côté, le Premier Ministre de la République centrafricaine, M. Nicolas Tiangaye, présent en ce moment à New York a, notamment, demandé à la France, qui, selon lui, «bénéficie d’un mandat clair des Nations Unies d’intervenir en recourant à la force pour désarmer les éléments de la Séléka». «Le peuple centrafricain qui souffre en ce moment des exactions de la Séléka en a grandement besoin», a-t-il déclaré en faisant observer que la situation à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, où se concentrent 1,5 millions d’habitants –soit un tiers de la population nationale-, était «particulièrement préoccupante». M. Tiangaye a souligné que les pillages visaient avant tout les non-musulmans et épargnaient les musulmans, ce qui provoquait les ressentiments des communautés chrétiennes et attisait les tensions religieuses.

Sur le fait que le climat d’insécurité compromettant la stabilité de toute la sous-région, Il a demandé au Conseil de sécurité de se saisir du dossier de son pays. Il a appelé l’Union européenne et l’Union africaine à offrir des moyens aux forces qui interviendraient au titre de cette mission. M. Tiangaye a, enfin, prié les Nations Unies d’ouvrir des couloirs humanitaires et de désigner un «Rapporteur spécial chargé d’enquêter sur les violations des droits de l’homme en République centrafricaine afin de déterminer l’étendue des crimes et d’entamer des poursuites contre leurs auteurs».

Le Représentant permanent du Tchad auprès des Nations Unies, dont le pays préside la CEEAC, a, quant à lui, appelé à «éviter que la plaie au cœur de l’Afrique, à savoir la République centrafricaine, ne se gangrène et ne contamine toute la sous-région». «Il est urgent que l’Afrique et la communauté internationale, dans son ensemble, s’engagent concrètement aux côtés de la CEEAC et en appui à la transition en République centrafricaine pour assister les populations en danger», a insisté M. Allam-Mi Ahmad. Il est également urgent de neutraliser les bandes armées, a-t-il ajouté, en faisant ainsi référence à la Déclaration de N’djamena du 18 avril, qui souligne que, pour assurer un minimum de sécurité dans le pays, les effectifs de la force régionale de maintien de la paix, la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX), devraient passer de 700 à 2 000 hommes. «La communauté internationale et, notamment le Conseil de sécurité, a un devoir de solidarité et d’assistance en faveur de la Centrafrique qui meurt à cause de la situation politique et sociale chaotique dans laquelle se trouve actuellement le pays», a conclu M. Allam-Mi Ahmad.

 

 
MOTS CLES :  Margaret Vogt   Binuca   Séléka   Conseil Sécurité 

9 COMMENTAIRES

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C’est une réalité que la représente de BINUCA et le premier ministre du CNT a relaté au conseil de sécurité des nations unies

Par TPI en RCA

16/05/2013 15:04

C’est une réalité que la représente de BINUCA et le premier ministre du CNT a relaté au conseil de sécurité des nations unies. Tous les Centrafricains sont déçus par la présence et le comportement des seleka Soudano-Tchadien, ces derniers ont la chance et la force seulement parce que les populations centrafricaines n’ont pas d’armes !
Nous centrafricains souhaitons le départ des miliciens Soudano-Tchadiens de chez nous, et réclamons le retrait le plus tôt possible de ces Tchadiens de la FOMAC ou fomuc en RCA. Nous sommes un pays indépendant et ne voulons pas une recolonisation des forces diaboliques de Deby et El Bechir. Que cela soit claire !! le mandat de l’ONU en RCA doit être redéfini ou réorienter leurs activités dans le cadre de formation de police militaire et l’armée centrafricaine pour être capable d’assurer la sécurité du territoire centrafricain, aussitôt mission accomplie, l’ONU doit plier baggage aussi parce que ça fait combien de temps qu’ils sont chez nous et combien bouleversement nous avons connu ? quel est leur contribution la paix et sécurité en RCA ? aucune , Il y a plusieurs forces hypocrites, impartiales, complices des maux en RCA prêt a évacuer que leur ressortissants et fermer les yeux sur les crimes commis par les salafistes et wahhabites du Soudan et Tchad. C’est horrible de voir les gens mourir et ne pas être à mesure de les protéger !! La RCA ne sera plus comme avant !!! la France a perdu sa place, le peuple n’a plus confiance aux complices des arabo musulmans seleka ! Un defi: Si les FOMUC, FOMAC, BINUCA, MICOPAX et le conseil de securite des nations unies veulent se montrer vraiment neutre et gagner la confiance de la population, il faut:
1- Ouvrir une enquetes sur les crimes commis par les Seleka en Centrafriques, et punir les auteurs.
2-Evacuer les mercenaires Tchadiens et Soudanais de la RCA.
3-Exercer toutes les pressions pour que la legalité constitionnelle soit retablie dans un bref delai.
Le sang des centrafricains a coulé au su de tous au seuil de génocide, personne ne dira en ce siècle de la technologie qu’on était pas au courant ou alors on a rien vu, comme on le niait au Rwanda pour cacher sa culpabilité.

tpi

Par jean

16/05/2013 20:44

Je pense que le commentaire de dessus est très explicite et clair sur les réalité de la centrafrique,j'ajouterai pour ma part que pour la stabilité de la région et de la rca la seleka dois etre désarmé cantonnés et expulser du pays car 80%de ces rebelles criminelles sont étrangers.L'onu pour etre plus crédible devrait les jugés et condamné en peine exemplaire pour plus qu'il y'ai de tel aventure criminelles sur un peuple sans défense victime du fait d'etre à 85 % chrétienne

LA RCA NE SERA PLUS COMME AVANT !!!

Par Kongo Wara (2)

17/05/2013 11:21

Nous saluons nos compatriotes ci-dessus et adherons pleinement a leur point de vue. Eprouvé au plus profond de notre chair nous avons su garder notre unité et nous regarder en face pour dire 'unanimement' non a une telle razzia chez nous.

Nous avions encore pris le temps d'observer depuis la mi-avril 2013 et pouvons enfin dire notre fierté a etre Centrafricain.

Le centrafricain lambda, deja bien politiquement PLUS MUR QUE SES SOI-DISANT POLITICIENS aura demontré aux yeux du monde qu'il reste un peuple pacifique mais pas con.. Ces politiciens (du ventre) qui quelque soit leur appartenance n'ont eu mieux à faire que de se terrer sous leur lit au plus fort des evenements, quand coulait le sang innocent ! On espere ainsi pour eux qu'ils resteront 'muets a jamais', blottis dans leur confort puerile qui un jour s'ecroulera a son tour quand la roue aura tourné...

Au-delà de nos souffrances restées ignorées du monde, des enfants abattus, des meres violés, des parents torturés et executés, des familles pillées, NOUS RESTERONS DEBOUT ! et le dernier mot nous reviendra bientot quand la CPI aura puni ces criminels, ou mieux encore, quand nous auront realisé notre capacité a encaisser le malheur pour faire le beau temps PAR LE CENTRO ET POUR LE CENTRO !

Ils peuvent se moquer de nous et nous traiter aujourd'hui de 'plaie' au coeur de l'Afrique (nous encaisserons encore) apres en avoir été a l'origine; ils peuvent ignorer nos appels a l'aide, ils peuvent meme continuer a massacrer nos familles et occuper la terre de nos ancetres, mais nous le savons l'aube succede toujours a la nuit, le beau temps fini toujours par triompher de la pluie... Nous encaisserons tout avec la ferme dignité de nos ancetres, la force de notre esprit sera au-delà de leurs brimades, et nous reviendront PLUS FORTS, PLUS UNIS !

Jamais le sort du pays ne nous aura autant tenu en etat de choc pendant longtemps; jamais la vie de nos compatriotes ne nous aura autant empeché d'avoir le sommeil tranquille.. Jamais nous ne nous sommes autant sentis CENTRAFRICAINS et meurtris dans notre chair, dans nos pensées..

Pour rajouter ma pierre a ce qu'ont dit mes compatriotes ci-avant, les tchado-soudanais de la seleka devront etre traduits devant une justice avant de leur permettre de s'enfuir chez eux ! sans cela, je ne serai personnellement pas d'accord avec cette forme de 'justice de facade'.

Mr Tiangaye, et le fils Massi devront eux aussi repondre devant la justice pour leur association avec une force exterieure (et rebelle) pour destabiliser un pays, une democratie (puisque reelu), et contribuer ainsi a l'assassinat de peuples sans defence.

L'ex président, apres avoir demandé pardon au peuple, devra quant a lui repondre de haute trahison de meme que nos 'FACA' qui ont trahi, abandonné le peuple a la barbarie de ces charognards.

Les soi-disant politiciens de cette epoque devront eux se taire a jamais..

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