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Centrafrique: Jean-Jacques Demafouth coordonnateur du DDR

Par Lucie Nkouka avec autres médias - 14/05/2013

Le décret présidentiel a été signé il y a une dizaine de jours par le président de la transition Michel Djotodia

 

Ainsi, l’ancien opposant centrafricain Jean-Jacques Demafouth a été nommé en début du mois de mai 2013 coordonnateur national du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) et de la réforme du secteur de la sécurité. Agé de 54 ans, cet avocat aussi été désigné membre du Conseil national de transition (CNT), qui jouera le rôle de Parlement durant les 18 mois prévus par le nouveau pouvoir pour mettre en œuvre la transition. Ancien ministre de la Défense, M. Demafouth avait accepté de prendre en 2008 la tête de l’une des principales rébellions, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), lors d’un processus de paix qui a mené à son désarmement.

 


© AFP
Jean-Jacques Demafouth
A la suite de sa libération et avant le coup d’Etat du 24 mars, il était vice-président du Comité de pilotage du programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des anciennes rébellions et avait un moment trouvé refuge au Tchad à l'issue d'une mission dans le nord-ouest. Il disait vouloir échapper à des menaces d’arrestation. Le 15 mars 2013, il assurait à RFI être sous le coup d’une menace d’expulsion vers la Centrafrique son pays d’origine. L'opposant centrafricain avait cependant indiqué que les représentants du HCR (Haut-Commissariat aux réfugiés) étaient en train de discuter avec les autorités de sa situation. Il ne souhaitait pas retourner en Centrafrique estimant que sa sécurité état compromise s'il devait rentrer dans le contexte de l’époque dans son pays d'origine. «Je suis Français, j'ai mon passeport et ma carte d'identité. Qu'on m'envoie vers la France», avait alors demandé Jean-Jacques Demafouth sur les ondes de RFI.

Aujourd’hui, M. Demafouth dirige la Nouvelle alliance pour le progrès (NAP), parti d’opposition au régime de François Bozizé, renversé le 24 mars par la coalition rebelle Séléka. C’est au nom de cette formation qu’il s’est présenté à la présidentielle du 23 janvier 2011, remportée au premier tour par François Bozizé, et dont les résultats ont été contestés par l’opposition pour irrégularités et fraudes massives. Accusé de vouloir reformer une rébellion, M. Demafouth, qui ne fait pas partie du Séléka, avait été arrêtée pendant près de trois mois début 2012 avant d’être relâché. Il avait toujours crié son “innocence”.

 

 
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1 COMMENTAIRES

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Nationnalité Française de Demafouth

Par Hassane

16/05/2013 09:29

Les hommes politiques Centrafricains se comportent comme des etranger. Ils concotent des rebellions qui pillent,violent, massacrent le Centrafricain.Je suis désolé qu'un homme politique ou tout simplement un cherché à manger commme Demafouth brandise sa nationalité française quand il s'est mit tout seul dans une posture incongrue.Ce même Demafouth qui a tellement fait mal à ce pays est désigné au conseil National de Transition et a été nommé en début du mois de mai 2013 coordonnateur national du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) et de la réforme du secteur de la sécurité.Soyons serieux et cessons d'hipotequer l'avenir du peuple centrafricain.

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