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Le deuxième cinquantenaire, une lueur d’espoir ?

Par Firmin Ablangbo, leconfident.net - 06/12/2010

Après le colloque de quatre jours sur des cinquante premières années d’indépendance le constat est quelque peu amer et mitigé

 

Comment comprendre que ce pays qui regorge d’immenses potentialités ne puisse pas connaitre la prospérité ? C’est la question du paradoxe que vit le Centrafrique, question que se posent bien d’observateurs. Les thématiques développées par les différents intervenants lors du colloque ont mis à nu les véritables problèmes auxquels le Centrafrique a été confronté depuis son accession à l’indépendance. Il ressort de tout cela que la mauvaise gestion de la chose publique serait à l’origine de ce grand retard du pays sur le chemin du développement. L’heure du bilan est aujourd’hui consommée. Il est maintenant impérieux de s’asseoir sur les erreurs du passé et de repartir sur les acquis pour bâtir une nation forte et chercher de rattraper le retard avec un programme de société solide et logique tenant compte du contexte socioéconomique et culturel centrafricain. Comparaison n’est pas raison, dit-on souvent. Donc il serait malséant de toujours se référer aux pays qui ont décollé pour se mirer. Le Centrafrique est un pays avec ses réalités socioculturelles propres et il faudra en tenir compte pour élaborer un plan de développement en harmonie avec cette donne. On a aussi coutume de dire qu’il n’est jamais tard pour bien faire ou encore vaut mieux tard que jamais. Si l’on s’en tient à ces principes non pour se justifier et avoir bonne conscience mais pour réparer les torts du passé, le pays connaitra une prospérité certaine dans les premières années qui ouvrent ce second cinquantenaire. Après le déballage des errements du passé et les recommandations et résolutions issues du dernier colloque, il convient maintenant de ne pas les laisser croupir dans les tiroirs comme c’est l’habitude mais de les garder présentes à l’esprit pour les mettre en œuvre à chaque étape des activités de développement.

 


© leconfident.net
En attendant les cinquante prochaines années
Il faut tourner le dos au passé
La réhabilitation de feu l’ex empereur de Centrafrique par le président BOZIZE est une belle illustration de cette volonté de faire table rase des erreurs du passé pour se tourner vers l’avenir, cet avenir plein de promesses pour un décollage du Centrafrique. Cet acte posé par le président de la république prouve à souhait que le passé doit rester confiné dans les oubliettes du passé et que le pays doit faire appel à toutes ses filles et tous ses fils aux fins de conjuguer tous leurs efforts pour un développement intégré du pays. Le flambeau remis à la jeunesse par le président de la république doit rester allumé et les gouvernants doivent traduire dans les faits ce symbole qui doit désormais ouvrir une brèche aux jeunes pour qu’ils participent à la gestion de la chose publique, ceci pour les initier à la bonne gouvernance dont ils doivent assurer la pérennité pour le second cinquantenaire.

La place des jeunes dans la gestion du pays
A l’heure des élections qui se pointent à l’horizon, il est plus que temps qu’une place de choix soit réservée à la jeunesse à qui on répète sans cesse qu’on ne lui tourne pas le dos car c’est à elle qu’il revient de poursuivre la course après la sélection naturelle des gouvernants actuels. On ne doit pas s’éterniser au pouvoir car il faut quitter le pouvoir avant qu’il ne vous quitte sans cela il laisse toujours un goût amer et des cauchemars pour les vieux jours que l’on pourrait passer en toute quiétude en servant de conseillers. Il est temps que les anciens cèdent leur siège aux jeunes après les avoir initié à la gestion de la «res publica» autrement dit de la chose publique. On vient de franchir le cap d’une ère et il serait judicieux de passer le témoin à ceux qui pourront continuer la course. Que cette période sombre de l’histoire du Centrafrique serve de socle pour les générations futures pour qu’elles prennent la mesure de l’enjeu qui leur incombe désormais, celui de faire de ce pays un éden où il fait bon vivre!

 

 
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