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ONU: La Séléka sur la liste des violeurs?

Par Source: 45enord.ca - 25/04/2013

Le rapport des Nations unies a été rendu public par la Représentante spéciale chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Zainab Hawa Bangura

 

Le rapport de 36 pages couvre 22 zones de conflit et met en bonne place la Séléka de Michel Djotodia, le nouveau président autoproclamé de Centrafrique. Le document démontre le lien entre violence sexuelle et exploitation illégale des ressources. Il insiste sur les causes de tels crimes dans les déplacements de populations et met l’accent sur les mariages forcés, viols et esclavage sexuel imputables aux groupes armés. Le rapport dénonce aussi l’utilisation de la violence sexuelle comme tactique d’intimidation dans le contexte des détentions ou des interrogatoires et insiste sur la nécessité de disposer d’informations quant au sort des enfants nés de femmes violées en temps de guerre. Il met également l’accent sur l’urgence de veiller à ce que les considérations en matière de violences sexuelles soient systématiquement prises en compte dans les processus et les accords de paix, et «les processus de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) auxquels les Nations Unies sont parties prenantes.»

 


© un.org
La Représentante spéciale chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Zainab Hawa Bangura
«Nous devons braquer les projecteurs sur ceux qui commentent ces crimes, mais aussi sur ses commanditaires ou ceux qui les tolèrent», a déclaré la Représentante spéciale, pour qui l’engagement du Conseil doit signifier que la violence ne sera pas tolérée et que le droit international sera appliqué pour veiller à ce que de tels crimes ne restent pas impunis. «La violence sexuelle en temps de conflit a été utilisée à travers les âges précisément parce qu’elle est une arme peu coûteuse et dévastatrice, mais plus meurtrière que n’importe quelle bombe. Nous pouvons et devons inverser cette tendance et en faire un crime pour lequel le prix à payer est considérable», a déclaré encore Mme Bangura.

Un problème très étendu
La «Liste des parties soupçonnées d’avoir, selon toute probabilité, commis des viols ou d’autres formes de violence sexuelle, ou d’en être responsables, dans des situations de conflit armé dont le Conseil de sécurité est saisi », que l’on retrouve en annexe à la fin du rapport, donne une idée de l’étendue du problème.

Parties en République centrafricaine: Armée de résistance du Seigneur ; Séléka (regroupant des factions de la Convention patriotique pour le salut du Kodro, de la Convention des patriotes pour la justice et la paix en Centrafrique, de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement et du Front démocratique du peuple centrafricain)

La liste en annexe du Rapport
Cette liste, en annexe, n’est, bien sûr, ni limitative ni exhaustive. «Elle n’a pas pour objet de recenser l’ensemble des auteurs de ces actes, mais seuls ceux sur lesquels des informations crédibles sont actuellement disponibles sont inscrits sur la liste», précise-t-on dans le rapport. Il faut aussi ajouter à cette liste les cas de plusieurs autres régions et pays où sévissent la violence et l’esclavage sexuel et où on recourt aux viols comme armes et/ou moyens d’intimidation, notamment la Somalie, le Soudan, la Guinée, le Mali et la Syrie, dont parle aussi le rapport présenté au Conseil de sécurité le 17 avril.

On pourra remarquer aussi que, non seulement l’alliance Séléka fait partie des groupes sur lesquels des informations sont disponibles, mais que l’une des trois composantes de la Séléka qui se serait rendue coupable de crimes sexuels est l’UFDR, présidée par Michel Djotodia, qui s’est autoproclamé président de la République centrafricaine le 24 mars dernier après que la Séléka se soit emparée de Bangui.

 

 

4 COMMENTAIRES

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Tpi

Par Eric

25/04/2013 12:00

Ce djotodia ira a la cpi ou tpi tot ou tard cela dependra de la volonte aussi des centrafricain a mettre les projecteur sur les crimes en rca n oubliant pas les neri ziguele tiangaye ils méritent la cpi pour leur soutien a seleka

Centrafricains recueillez tout Les barbares etceux qui les encadrent et complices doivent repon

Par mario

25/04/2013 15:21

Forcément il doit y aller ainsi que tous les responsables militaires et civiles de seleka. Ceux qui ne se reprochent n'auront qu'à prendre un avocat et ils se défondront à la cpi. C'est pour quoi tous les centrafricains qui sont au courant d'une exactions quelconque doivent le noter avec détail et si possibles preuves ou témoignage et l'envoyer à la cpi. Je dis bien tout centrafricain où qu'il se trouve.
Les centrafricains qui avaient assisté àl'entrée de Séléka dans Bangui au Nord de Bangui et dont beaucoup parlent de forces tchadiennes less premiers en combat et retourner vite fait avec leurs butins. Si ceux qui avaient des photos de bien les conserver en les envoyant dans une adresse mail quelconque ou à la cpi avec détail et commentaires. Ceci constituera la partie qui intresse le cas du tchad,àajouter au comportementdessoldats tchadiens venus en renfort dess eleveurs tchadiensdont les troupeaux saccageaient les champs de pauvres paysans livrés à eux memes et subissant la brutalité de cette armée tchadienne en violation du territoire centrafricain et laissant les eleveurs brulant 4 communes du village faisant du coup des sans arii.
Ne vous leurrez pas tout ce que ce peuplesubit est bien pensé par djotodia et les chefs militaires. lees seleka savent ce qu'ils font et sous la couverture de leurs superieurs. Et ce sont leurs appuis les jeunes musulmans tchadiens qui désignent les maisons ,voitures etc à voler. C'est maintenant à leurs iman,s'ils e sont pas d accord avec tout ce que seleka a fait depuis et de denoncer or on n' entend personne? Et si demain ,les centrficains agressent ces excités tchadienns ,qu'on ne viennent pas dire que les centrafricains sont ce ci,car le pire qu cette seleka a fait sur ce peuple . ,

ONU/Seleka

Par Koraa

25/04/2013 16:09

D'abord, les premiers responsables de ce crime contre le peuple centrafricain ce sont ceux qui ont fourni les moyens materiels pour l'excecution de l'oeuvre: Deby,le Soudan et autres... ils doivent etre appeles a repondre de leurs actions y compris les bras qui ont execute l'ordre: Djotodia, Djaffane et autres que Deby a nomme a Bangui.

Il est clair que Djotodia a lui seul ne pourrait detenir tous ces moyens materiels et en hommes pour detruire et massacre des populations civiles sans defense. Il s'est adresse a ceux qui ont ces moyens et ils les lui ont fourni par consequent Deby, Soudan et autres... sont les premiers responsables des crimes contre notre peuple. Je me pose la question pourquoi celui qui a detruit et massacre la population reste t-il la sous pretexte de president de transition?

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