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Centrafrique: l’Unicef, les enfants et l’école

Par Jacques N. Godbout - 45enord.ca - 25/04/2013

L’organisation onusienne sonne encore l’alarme à propos de la scolarité très perturbée des écoliers centrafricains

 

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance rapporte que plus d’un million d’enfants ne sont pas scolarisés en République Centrafricaine. Au moins 250 000 élèves et 30 000 lycéens risquent de perdre toute l’année scolaire si les écoles ne rouvrent pas leurs portes dans les semaines à venir, prévient encore l’agence onusienne. «Les nouvelles autorités de facto doivent accorder une priorité à la protection des enfants et aux investissements dans le système éducatif afin de respecter leur droit à l’éducation et redonner espoir à toute une génération d’enfants», a ainsi déclaré le représentant de l’UNICEF en République centrafricaine, Souleymane Diabaté.

 


© HDPTCAR
Une jeune fille dans la cours d'une école vide
Il n’est pas difficile d’imaginer les problèmes auxquels sera confrontée la Centrafrique avec toute une génération qui n’aura pas été scolarisée adéquatement. Parmi les obstacles majeurs à la réouverture des écoles que relève l’Unicef, il y a l’exode des enseignants, qui ont fui en grand nombre les violences et n’ont pas encore pris le chemin du retour, et l’insécurité, qui empêche la distribution de fournitures scolaires. Le système éducatif dans le pays était déjà «très faible» avant la crise, souligne le Fonds des nations-Unies pour l’enfance. Le taux d’alphabétisation pour les filles y est de seulement 27,4%, celui des garçons de 51,1%, et près de 65% des enseignants sont, tout simplement, des parents volontaires qui n’ont reçu aucune formation pour les préparer à enseigner.

En outre, il y a deux semaines, l’UNICEF avait aussi déclaré «détenir la preuve évidente de la poursuite du recrutement et de l’utilisation des enfants par les groupes armés en République Centrafricaine». Selon l’agence onusienne, le recrutement et l’utilisation d’enfants par les forces et groupes armés ont été monnaie courante des deux côtés lors des dernières confrontations, depuis décembre 2012, et la prise de la capitale Bangui par les rebelles de la Séléka n’a en rien changé la situation. Lueur d’espoir, le sommet des dirigeants d’Afrique centrale réunis à N’Djamena, la capitale tchadienne, a promis jeudi dernier, 18 avril, de porter les effectifs de la FOMAC, la Force multinationale d’Afrique centrale déjà présente en Centrafrique, à 2 000 hommes pour arriver à de mettre fin à l’anarchie qui prévaut en Centrafrique depuis la prise du pouvoir par la Séléka le 24 mars dernier.

 

 
MOTS CLES :  Centrafrique,   Scolarité   Séléka,   Unicef 

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