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Centrafrique: Alexandre Nguendet, élu président du bureau du CNT

Par Lucie Nkouka avec agences - 17/04/2013

Proche de l'ex-rébellion, l’ancien député du 5e arrondissement de Bangui conduira un organe dont les documents statutaires n’existent pas encore

 

Ex-parlementaire centrafricain sous la bannière du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, ex-parti unique créé par l'ancien président André Kolingba), Nguendet a été élu face à quatre autres candidats par 48 voix sur un total de 101 votants, selon les résultats communiqués à par des sources internes au Conseil national de transition. Parmi ses concurrents, le président du Groupement interprofessionnel centrafricain (patronat) Patrick Dejean, classé deuxième avec 28 voix recueillies. Cette élection complète la mise en place des institutions chargées de conduire une transition politique de 18 mois en RCA. Il sera secondé dans sa tâche par Mme Doumta Koyassoum, chef du Parti de l'unité nationale. Présentée comme représentante des organisations féminines, l'élection de cette responsable est contestée. "Elle est une personnalité politique, donc elle ne peut pas être de la société civile", observe Zeneth qui accuse le bureau d'âge d'avoir usé de la force pour procéder à la mise en place du bureau du Conseil, sans prendre en considération les protestations de la société civile.

 


© lematin.ma
Image d'illustration
Elections sans consensus sur les procédures
Les élections au Conseil national de transition centrafricain qui se sont poursuivis lundi à Bangui avec le vote du bureau de cet organe chargé de jouer le rôle d'une Assemblée nationale provisoire ont manqué de consensus sur les procédures, déplore un représentant de la société civile. « J'ai été profondément déçu. On a procédé au vote sans même adopter au préalable le règlement intérieur. Dans cette période critique que nous traversons, il est important qu'il y ait un consensus sur les questions cruciales. Ces méthodes doivent cesser, car, ce sont les contestations qui nous amènent dans les problèmes», a protesté Fulgence Zeneth, désigné au sein du Conseil comme représentant des organisations des droits de l'homme. Sur les 105 membres, un nombre calqué sur celui de l'Assemblée nationale dissoute après la prise de pouvoir de Michel Djotodia, leader de l'alliance rebelle Séléka, le 24 mars à Bangui, 102 ont pris part aux élections tenues lundi après la désignation par acclamation et sans surprise samedi comme président de la République par intérim, le chef rebelle en étant d'ailleurs seul candidat en lice.

Pourtant, à en croire, Fulgence Zeneth, le nouvel homme fort de Bangui avait donné des instructions pour un vote transparent, en tenant compte des récriminations exprimées. "On ne s'est pas mis d'accord sur le règlement intérieur du Conseil et sur la liste. Il y a des entités, dont principalement les organisations de la société civile, qui ont fait des propositions de noms, mais à la publication de la liste, ces noms-là ont disparu au profit d'autres personnalités qui n'étaient pas élues par leurs pairs", fait-il savoir. "Le chef de l'Etat avait donné des instructions pour que cette situation soit clarifiée au plus vite. Malheureusement, à la reprise des travaux lundi le bureau d'âge est passé outre ces instructions et a procédé à la mise en place du bureau, malgré nos protestations. Nous avons participé au vote, mais nous nous réservons le droit de mener d'autres actions pour faire entendre raison", ajoute-t-il. En plus des appels des confessions religieuses, c'est suite aux revendications des organisations de la société civile que le Conseil supérieur de transition créé le 6 avril a été dissout pour être reconfiguré, sous l'appellation de Conseil national de transition, pour une répartition presque équitable des postes entre 55 pour le bloc des partis politiques auquel fait partie la Séléka y compris les préfectures du pays et la ville de Bangui, et 50 pour la société civile et la diaspora. La RCA restera toutefois suspendue des organisations internationales dont l'Union africaine (UA) jusqu'à un véritable retour à l'ordre constitutionnel.

 

 
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1 COMMENTAIRES

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Centre

Par Koraa

17/04/2013 23:40

En ce moment le PM a la tete d'une delegation se trouve a Ndjamena ce n'est pas ce sommet qui va resoudre notre probleme. Si le processus de mise en place du CNT a ete un cafouillage dont l'objectif serait de permettre a Djotodia de realiser l'islamisation du Centrafrique comme il l'a ecrit dans sa lettre a la conference islamique nous demandons a la societe civile de ne pas vendre l'ame du peuple centrafricain pour les petro dollars et d'y resister. Il nous faut un CNT independant dote d'un pouvoir reel non pas un instrument a la disposition de Djotodia.

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