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Centrafrique: Le 4ème arrondissement de Bangui bouclé?

Par Lucie Nkouka avec agences - 16/04/2013

L'origine et les conditions des affrontements du week-end restent confuses alors que le bilan pourrait encore s'alourdir

 

Les violences meurtrières du week-end à Bangui continuent de marquer les esprits d'habitants de la capitale, où la coalition Séléka a renversé le pouvoir de Bozizé, le 24 mars dernier. Hier lundi, des dizaines d'habitants continuaient à fuir un quartier nord de Bangui, ex-fief électoral du président déchu François Bozizé, après des affrontements meurtriers entre civils excédés par les pillages et rebelles du Séléka. Pendant ce temps, à Boy-Rabé - quartier résidentiel et populaire - où la plupart des maisons ont été pillées, certains habitants revenaient lundi matin pour récupérer dans la hâte quelques effets personnels avant de retourner se mettre à l'abri vers des quartiers où ils se sont installés temporairement. "C'est un vrai carnage qui s'est produit", affirme Jean Ngaté, étudiant qui a fui précipitamment les affrontements dimanche. Dans les rues de Bangui, des hommes du Séléka étaient encore visibles, à pied et dans des véhicules sillonnant le 4ème arrondissement, situé dans le nord de la capitale, au marché de Boy-Rabé. "Ils bouclent pratiquement tout le 4ème arrondissement et surtout le quartier Boy-Rabé. Ils voient ceux qui entrent et sortent, mais sans déranger qui que ce soit. Depuis ce matin, ils continuent de faire le porte-à-porte à la recherche d'armes de guerre, sans tirer cette fois-ci", explique un habitant, Igor Mandja.

 


© afp
Patrouille des membres de la Séléka dans la ville de Bangui
Tentative d’explication
Les violences du week-end meurtrier ont eu lieu lors d'opérations du Séléka pour retrouver des armes, selon une autre source policière. Selon le général Arda Hakouma, qui a pris Bangui, 54 AK 47 ont été saisies (dimanche) ainsi que "80 caisses de grenades et roquettes" et quelques armes lourdes. "Ces armes ont été découvertes dans des maisons appartenant à des particuliers qui ont pris la fuite, ou abandonnées dans des poubelles", a-t-il ajouté, démentant toute violence. "Nous étions accompagnés des soldats de la Fomac (Force multinationale de l'Afrique centrale) et de Français". Présent sur les lieux au moment de l'incident, un chauffeur de taxi, Freddy a affirmé que "un élément du Séléka a ouvert le feu sur un jeune qui tenait un pousse-pousse (transportant un corps à inhumer)" et qui est mort "sur le champ". "Cela a suscité la colère des membres du cortège et des habitants" du quartier, "des cris et des heurts ont suivi", a-t-il expliqué. Répression par le Séléka de manifestations de colère d'habitants excédés par les pillages, ou tentatives de déstabilisation menées par des partisans de l'ancien régime infiltrés dans les quartiers: l'origine et les conditions des affrontements restent confuses alors que le bilan pourrait encore s'alourdir selon une source policière.

Hier, lundi, le porte-parole du gouvernement, ministre d'Etat, Crépin Mboli-Goumba, issu de l'ancienne opposition, a souligné qu'il "y a eu des dérapages inadmissibles, ayant entrainé des morts" et promis de "tout mettre en oeuvre pour que justice soit faite". Le ministre a également fustigé les partisans de Bozizé mais aussi critiqué "certains éléments Séléka, qui échappent à tout contrôle et considèrent manifestement le Centrafrique comme un butin". Le ministre espère l'arrivée de 1.000 hommes de la force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) pour rétablir l'ordre, une proposition qui devrait être soumise aux chefs d'Etat lors du sommet de N'Djamena.Dans un communiqué signé de sa "cellule de communication", le président déchu Bozizé a exigé un "retour immédiat à la légalité constitutionnelle", demandant la tenue d'une "Conférence nationale sans exclusive".

A Paris, un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, a déclaré que la "persistance des violences à l'encontre des populations civiles n'est pas acceptable. Il est urgent que les autorités qui contrôlent Bangui assurent l'ordre public et la sécurité". Sur le plan diplomatique, le sommet des chefs d'Etat de la sous-région, prévu ce lundi dans la capitale tchadienne N'Djamena, a été repoussé à jeudi.

 

 
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3 COMMENTAIRES

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C'est le km5 qu'il faut fouiller et ramasser les planques de seleka et des islamistes

Par jean françois

16/04/2013 19:23

Ce crépin ,tchangai et ziguélé vraiment peuple ne les ratez pas.
voici qui est votre djotodia
SCOOP ! Michel Djotodia, en tant que président de l’UFDR écrivait ceci en Avril 2012
De l’UFDR
A l’Organisatiom de la Conférence lslamique
21411 Djeddah – Arabie Saoudite

Birao, le 17 avril 2012

Au nom d’Allah le Miséricordieux, Paix sur vous frères,
Moi, votre frère, je vous écris pour que vous sachez que vos frères musulmans du Tchad et de la Centrafrique souffrent beaucoup.
Malgré que nous représentons 12% de la population.
Ces pays n’ont aucun respect pour nous.
En Centrafrique, les musulmans sont chaque jour insultés et méprisés. lls n’ont pas de carte, d’acte de naissance, ni carte d’identité ni passeport.
On les considère comme des étrangers. Et chaque jour la police les arrête. Dans l’administration, dans le gouvernement, il n’y a pas
beaucoup de musulmans.
C’est pourquoi nous avons décide en 2006 de nous organiser grâce au soutien de certains frères musulmans du Soudan pour revendiquer nos droits.

Nous nous étions réunis au mois de septembre à Kigali au Rwanda et nous avons créé notre mouvement pour faire entendre notre voix. Nous avons commencé notre mouvement avec 300 frères, et seulement quelques kalachnikov.
Après I’attaque contre les soldats chrétiens de la Centrafrique, nous avons pris un véhicule et des arnes. Un frère en lnde nous a aussi aidé avec un peu d’argent.
Grâce à Dieu, les jeunes de Birao et autres nous ont rejoint très nombreux, et on était sur le point de prendre Bangui lorsque les Français nous ont bombardé.
Les français nous ont bombardé parce que nous sommes musulmans, et qu’il fallait protégen les chrétiens conme eux qui nous ont toujours maltraité.
Nous avons donc perdu beaucoup de nos frères qui ont été tués, ainsi que nos armes.
Nous avons compris, et on a fait le malin pour signer les accords
de paix de Libreville, à l’époque du président El Hadj Bongo.

Dans l’accord que nous avons signé avec Bozizé à Libreville, c’est prévu que les fêtes de I’lslan, Aïd al-Kabïr ou de l’Aïd El-Fitr doivent être considérées, et inscrites dans la constitution pour que ces jours soient fériés.
Mais depuis que nous avons signé, Bozizé n’a rien falt, les musulmans sont toujours maltraités. Bozizé a cherché a nous diviser.
Un jour, un chrétien, Jean-Jacques Demafouth nous a dit faites attention, Bozizé va vous manipuler pour faire la guerre entre vous. On ne croyait pas au début, mais quelque temps après, les paroles de Demafouth se sont confirmées, et nous avons fait la guerre entre nous à Bria.

C’est comme ça que nous avons tout fait pour rassembler nos frères du Darfour, du Soudan et du Tchad, pour prendre une décision.
Nous nous sommes retrouvés récemment à Niamey au Niger avec ie général Abdoulaye Miskine, le frère Ahakar Assllek et moi-mêne. Pour avoir une couverture, nous avons également invité un chrétien qui s’appelle Joachlm Kokaté. Ce dernier dit qu’il a des hommes sur le terrain à Brazzaville mais c’est un mensonge.
Car tous les chrétiens sont des menteurs et des personneà qui il faut pas accorder la confiance.
Je vais mettre les photos de notre réunion de Niamey à la fin de ma lettre.

Aujourd’hui, nous avons 2500 kalachnikov avec beaucoup de munitions, 124 lanceurs de RPJ7, 3 DCA et 17 missiles sol sol. Nous sommes prêts à commencer nos opérations afin de prendre Bangui.
Si Dieu le veut et que nous arrivons à Bangui, nous allons mettre en place uu régime islamique, afin d’appliquer la charia. Même si nous ne réussissons pas à chasser Bozizé, nous allons transformer une partie de la Centrafrique, du Tchad et le Darfour, en une nouvelle République islamique.
Nos frères du Darfour sont d’accords avec nous.
Même les frères tchadiens qui luttent pour chasser Deby nous apportent leur soutien.
Après notre victoire, nous allons aussi les aider à prendre le pouvoir au Tchad.

Nous avons besoin de votre soutien, frères. ll faut nous venir en aide en matériel, argent et hommes. Nous sommes d’accord que vos éléments viennent se battre à notre côté.

Que la grâce et la puissance d’Allah nous aide à vaincre.

Michel Am Nondroko Djotodia
Président de l’UFDR

Voir le PDF original
http://www.lanouvellecentrafrique.info/lettre%20Djotodja%20à%20la%20conférence%20islamique.pdf

mauvaise foi

Par san

17/04/2013 13:45

ce n est pas au km5 qu on a trouve les ak 45 ou les caisses de grainades,mais au quartier boy rabe.sachez aussi que le km5 renferme aussi bien des musulmans que des chretiens,

L'islamisation de bangui orchestrée par Deby et le violeur Ndjotodia

Par wokewoke

17/04/2013 17:59

Deby, saches que tu n'es pas Dieu donc arrêtes toutes ces bêtises sur notre pays.
Djotodia, saches que Allah que tu pries le vendredi , n'est pas DEby donc arrêtes de tuer les Centrafricains.On ne te connait pas sur l'histoire de ce pays. Pour rafraîchir ta mémoire, Bozizé fut l'un des garde corps de Bokassa, ministre de la communication, ministre de la défense, chef d'etat major des armées.tout centrafricain lambda le connaît.Or toi, on ne sait d'où tu sors et tu commences à tuer des gens, à les piller,insulter.Eh Eh Eh, j'ai peur du sort qui te sera réserver avec ta famille .......................................

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