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Bangui: les agents de l’Etat dans le désespoir

Par RJDH-RCA - 16/04/2013

Une situation liée au non payement de salaire. Dans de nombreuses familles, il n’y a plus rien à manger après les pillages

 

Devant les banques de la capitale centrafricaine, on observe des personnes qui attendent pour faire des retraits d’argent sur leur compte se plaignant aussi de la lenteur des services, car les banques commerciales ne sont pas épargnées des pillages pendant le renversement du pouvoir le 24 mars. D’après le constat fait par le RJDH ce lundi 15 avril au centre-ville de Bangui, des hommes et des femmes, des vieux et jeunes, dans des longues files d’attentes devant les banques, pour prétendre au retrait d’argent sur leur compte. Certains pensent que le salaire pourrait être viré et prétendent à un retrait mensuel. «Aucun mouvement salarial n’est disponible pour le moment. Je suis dans la désolation, parce qu’un agent de la banque commerciale en Centrafrique (CBCA) m’a confirmé qu’il n’y pas de paiement de salaire», a dit Bienvenu Morin, enseignant du fondamental1. La même source déplore la situation alimentaire de ses enfants. Car sa famille n’a plus rien à manger.

 


© journaldebangui.com
Le siège de la Banque à Bangui a aussi été pillé
«Il n’y a pas de traitement de salaire en ce moment. Ces personnes sont là pour le retrait de leur argent qu’ils ont épargné. Nous n’avons pas d’information en ce qui concerne le payement de salaire», a relevé une caissière, qui a requis l’anonymat. Selon une mère de famille, la vie devient de plus en plus chère, il est plus important qu’on ait de l’argent pour répondre aux besoins de la famille. «Hier soir, le pétrole lampant était rare, tous mes réserves sont épuisées. A la banque, il faut obligatoirement être dans les rangs. C’est difficile pour une grande dame comme moi,», s’est indignée une femme d’une trentaine d’année. Dans les files d’attentes, on note également des personnes qui se bousculent car pour des raisons de sécurité les banques commerciales ferment leur porte à 12 heures. Une situation qui n’est pas favorable pour des personnes âgées. «C’est depuis la semaine dernière que je viens ici à la BSIC pour les opérations de retrait de fonds. Je n’ai pas assez de force pour bousculer», a expliqué Joseph Magalet, un fonctionnaire retraité. «Je suis arrivée depuis 7h30, pour faire le retrait. Ce n’est pas facile actuellement, parce que je suis à une position très éloignée de l’entrée», a déploré Marie-Noëlle Sengué, agent de l’Etat. Le personnel de l’Etat a déjà accusé un mois de retard sur le payement de salaire, après le renversement du pouvoir par la coalition Séléka depuis le 24 mars dernier.

 

 
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