DéBATS & OPINIONS  |     KIOSQUE  |    

L’excessif dévoiement de la société civile et de la diaspora France

Par Roger Andjalandji, Paris - 11/04/2013

Par Roger ANDJALANDJI

 

L’actualité de ces derniers jours relative à la composition et à la répartition des membres élus des entités visées par l’ordonnance N° 13.001 portant création du Conseil Supérieur de la Transition nous fournit les mobiles de devoir sortir de notre silence, pour porter un regard stupéfait sur la manière dont se prennent les organisations de la société civile, les organisations religieuses et la diaspora France pour s’impliquer dans le débat politique de la transition.

 


Roger Andjalandji, Paris
A propos de la société civile
Je note avec stupéfaction et écœurement que la société civile, BOZIZE à peine parti, retrouve de la voix, fait de la surenchère, de l’agitation et est très préoccupée par la prochaine mise en place du Conseil Supérieur de la Transition. On peut donc se demander, est-il opportun que cette société civile qui a eu du mal dans le passé à animer la vie sociopolitique de Centrafrique et qui n’avait d’existence que protocolairement dans le cadre des nombreux ateliers et séminaires, assaille le débat politique de la création du CST. S’il est vrai que la question de la répartition des entités au sein du CST reste préoccupante, ce n’est pas à la société civile de fixer et d’exiger « une recomposition urgente » du CST selon son schéma de répartition.

Inutile de rappeler que les dispositions de l’ordonnance qui fixent la composition et la répartition des membres du CST sont des lois de la République, depuis les actes constitutionnels N°1 et N°2 du 26 mars 2013 portant organisation provisoire des pouvoirs de l’Etat, et qu’à ce titre toute modification du quota des entités telle que le réclame la société civile ne pourra se faire dans le cadre d’une modification de l’ordonnance précitée et non par coup de communiqué de presse. Elle n’avait qu’à s’adresser sans grand bruit au Conseil des Ministres pour tenter d’obtenir la modification des dispositions qui fixent la répartition des entités.

A propos de la diaspora France
Il faut le dire, la diaspora Centrafricaine France, à ce jour, n’est qu’un phénomène, elle ne se conçoit que comme un fait de migration de population à partir d’un foyer émetteur. Elle ne s’est jamais constituée en organisation à telle enseigne qu’aucun groupe à Paris ni en province ne peut se prévaloir de la légitimité de sa représentation. A partir de là, le reste n’est que de l’agitation et de la dissimulation. Comment expliquer le constat de désintéressement de la diaspora France à différent niveau de problèmes que rencontre le pays durant dix ans sous la férule de BOZIZE, sans qu’elle bouge le petit doigt, et que subitement elle se réveille pour se bagarrer sur la question politique de sa légitimité à siéger au CST?

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

A savoir

  • Les opinions et analyses présentées dans cette rubrique n'engagent que leurs auteurs et nullement la rédaction de Journaldebangui.com
  • Journaldebangui.com n'est pas responsable des affirmations qui y sont présentées et se réserve le droit de modifier ou de retirer un article qui diffamerait, insulterait ou contreviendrait au respect des libertés publiques

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués