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Croix-Rouge centrafricaine: Au moins 119 morts dans les combats à Bangui

Par journaldebangui.com et autres médias - 11/04/2013

Face à l’insécurité, le bilan devrait à priori s’alourdir dans les jours qui viennent

 

La Croix-Rouge centrafricaine est encore à pied d’œuvre, dans la capitale Bangui, pour ramasser les corps des personnes tuées au cours des affrontements. Interrogé par RFI, Albert Yomba Eyamo, secrétaire général de la Croix-Rouge, se dit incapable de «donner un chiffre précis». Le bilan, tel qu’arrêté au lundi 8 avril, est de 119 morts. «Sur les 119 corps qui ont été enlevés, 80 corps ont été identifiés par leurs parents», explique Albert Yomba Eyamo, qui précise que la Croix-Rouge a inhumé les corps de 39 personnes «dans une fosse commune, sur la route de Mbaiki.» «La Croix-Rouge continue son travail. Si nous tombons sur des corps, nous les ramassons. Il n’est pas impossible que des gens qui ont tenté de voler et ont reçu une balle n’ont jamais voulu se présenter, se soient caché quelque part. Ils peuvent mourir de suites de leurs blessures», estime le responsable de l’ONG. En dehors de la capitale, le bilan des combats est encore plus compliqué à dresser. «Nous avons des rapports de nos comités de provinces, mais il faut les compiler et les mettre en ordre avant de les diffuser», détaille Albert Yomba Eyamo.

 


© journaldebangui.com
Les rondes se poursuivent dans la ville de Bangui
L'insécurité persiste dans le pays,selon l’ONG Mèdecins sans Frontières (MSF)
Des groupes armés incontrôlés «sèment le chaos et la population civile se retrouve sans accès à l’aide humanitaire dont elle a un besoin urgent» selon l’ONG, qui est fréquemment la première et dernière à offrir des soins d’urgence dans de nombreuses situations de conflit, rappelle, un communiqué publié mercredi. Depuis le début des violences, ses structures ont été pillées à plusieurs reprises et ses équipes ont subi des vols et reçu des menaces. «Les nouvelles autorités doivent assumer leurs responsabilités et rétablir un contrôle sur les groupes armés qui opèrent dans plusieurs zones du pays» insiste MSF. Ses équipes médicales ont évacué les villes de Batangafo et Kabo, en raison de l’insécurité généralisée. Ce qui signifie que plus de 130 000 personnes ne seront plus prises en charge dans les jours et semaines à venir.

La situation reste également très précaire dans la localité de Boguila, où selon MSF, «l’hôpital fonctionne désormais avec une équipe extrêmement réduite». Dans la ville de Bossangoa, que l’insécurité rendrait toujours inaccessible, l’hôpital a été pillé et le personnel du ministère de la Santé a pris la fuite. A Bangui, les structures MSF signalent de grosses pertes, notamment d’équipements, de médicaments, d’argent liquide et de véhicules, suite aux pillages. «Depuis le début de l’offensive de la Séléka, les braquages ont coûté très cher à MSF» ajoute l’ONG dans son communiqué. «Mais plus grave, l’aide humanitaire et les activités médicales destinées aux populations qui en ont besoin sont bloquées».

 

 
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