DéBATS & OPINIONS  |     KIOSQUE  |    

Avis: interpellation de la classe politique Centrafricaine

Par Jean Gualbert Togba - 10/04/2013

En ma qualité d’humble citoyen d’en bas, permettez-moi d’extérioriser une frustration partagée de tout un peuple, de la Centrafrique d’en bas laissé-pour-compte

 

Quoi d’anormal?
Un voile sombre de tristesse et de consternation s’est abattu sur l’âme des centrafricains qui ne comprennent pas le mutisme intriguant de la classe politique. Je m’interroge sur le sens existentiel de la responsabilité politique qui est la votre et qui mérite d’être mise sur la table. En ma qualité d’humble citoyen d’en bas, permettez moi d’extérioriser une frustration partagée de tout un peuple, de la Centrafrique d’en bas laissé-pour-compte. En effet, notre pays est visité par un tsunami de violence d’une amplitude que jamais le pays a connu. Les centrafricains ont perdu tout repère et ne savent plus vers qui tourner. Ce qui devait être une jouissance se transforme en cauchemar, une libération se transforme en captivité ; braquage, viol, exécution sommaire, des tirs des fusils de combat traumatisant les citoyens, des faits légalement pratiqués en plein jour au vu et au su des responsables de Séléka, sous le regard égaré et impuissance de toute la classe politique qui n’ose pas lever un petit doigt ni initier des actions au coté de la population, pointer les agresseurs et dénoncer la mise à mort programmée de la République.

 


© journaldebangui.com
Jean Gualbert Togba
Tout citoyen est nationaliste parce qu’il a une identité qui est sa particularité parmi les autres membres et la réunion de tous ces membres forment une Nation. Notre Patrie, la Nation centrafricaine a longtemps fait de son credo l’unicité et l’indivisibilité socialement parlant en dehors de toute définition géopolitique. La fierté d’un citoyen comme moi pour son pays trouve son explication dans la spécificité des valeurs que nos ancêtres nous ont léguées autours de la communion mutuelle et fraternelle, du partage, de la tolérance et de la paix. Il est important qu’indispensable qu’en ce temps de crise que la communication soit un vecteur de rapprochement aussi bien dans le management anté-crise et post-crise.

Mon intervention citoyenne dénouée de tout intérêt politique se veut constructive. J’inviterais chaque lecteur à ne pas se laisser emporter par le péché de polémique mais plutôt épouser un esprit critique dans un sens de construction et non de démolition car ce pays ne peut aller de l’avant sans l’apport de tout un chacun. Pour qu’il ait communication il faut deux parties sans quoi se serait un monologue sans intérêt. Le principe de la communication est basé sur l’émission et la réception. Or, force est de constater que, entre vous la classe politique et nous les citoyens d’en bas, il y a une coupure, une déconnection depuis une belle lurette. Les seules fois que vous vous souvenez de l’existence du peuple sont les rares moments des consultations électorales. La gestion de la crise Centrafricaine du coup d’Etat du 24 mars 2013 par toute la classe politique met la lumière sur l’absence de probité politique qui devait être votre partage quotidien dans ce combat aux cotés des centrafricains pour la reconquête de notre souveraineté et d’une fierté Nationale et non contre nous citoyens.

Vous êtes comptables de la situation que traverse le pays et de la destinée de Centrafrique, nous vous laissons face à vos obligations de responsabilité politique et le peuple centrafricain tout entier a le droit de vous demander des comptes.
Jean Gualbert Togba

 

• Les exactions que subissent les centrafricains ne sont-elles pas un motif suffisamment grave de protestation?
• La présence des tchadiens, soudanais et autres mercenaires, qui traumatisent la population centrafricaine n’est-il pas un motif suffisant de protestation?
• Les destructions préméditées des archives publiques, des bâtiments Administratifs de l’Etat, des biens privés ne le sont-ils pas ?
• La suspension de la constitution n’est-il un motif suffisant de protestation ?
A quelle échelle de gravité faudrait-il pour vous faire réagir à part tout ce qui touche aux postes ministériels et la Présidence?


En occurrence, la nécessite d’une conférence nationale s’impose avant la mise en place d’un organe de gestion transitoire afin de libérer les Centrafricains de la psychose de la violence et des symptômes caractérisant la souffrance et l’humiliation initiés par Seleka sur l’ensemble du territoire. Le moment est très solennel et grave. Saisissez cette opportunité pour vous réconcilier avec le peuple centrafricain et endiguer cette crise de confiance. Je dis avec beaucoup de sincérité que votre place est au coté des citoyens qui souffrent et nous portons vers vous ce regard d’espérance et que l’écho de nos voix vous parvienne. Le sang coulé ne l’est pas en vain mais pour une résolution profonde et responsable pour un devenir plus que meilleur. Les centrafricains sont en situation de «non-assistance à personne en danger» et n’ont que leurs yeux pour pleurer. Vous êtes comptables de la situation que traverse le pays et de la destinée de Centrafrique, nous vous laissons face à vos obligations de responsabilité politique et le peuple centrafricain tout entier a le droit de vous demander des comptes. J’ose espérer qu’à la sortie de cette crise, naitra une autre République unie et forte avec toutes les garanties de PLUS JAMAIS CA.
 
MOTS CLES :

3 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

Ont ils un sentiment national?

Par zorro

10/04/2013 15:33

Mon frère,ces gens ont vendu leurs ames à deby pour quelque poinées de dollars,c'est pourquoi ils aiment tellement amener nos histoires à tyraiter à l'extérieur.
C'est une bande de voyous des responsables et voyous qu'ils encouragent de se payer par le pillage. quand vous écouter un incapable comme tiangaye qui dit que ce n'est pas facile en peu de temps. Les memes improvisations,quand on est un homme politique,on ne se fait pas surprendre comme un bleu et Djotodia là controle-t-l ses soldats ou ne respectent-ils quà l'ordre du tchad.
Que pouvez vous attendre de ces gouvernant,ils nous amènent les memes magouilles,regardez les nominations de fonctionnaires comme si le centrafricains attendent après. Quel fonctionnaire? Qui rend quoi à ce peuple. Chant pour un exemple de choix qui correspond à tiangaye et djotodia.
Quand quelqu'un parlait de ces avocats qui vous épatent,ils ne sont que lambeaux alors volent clients pour costume cravate ,voiture,vie de star à frimer devant le peuple.

L'élite djotodia:

"Un ancien avocat du barreau d'Orléans a été condamné jeudi à 30 mois de prison ferme et à 10.000 euros d'amende pour avoir détourné à son profit des dizaines de milliers d'euros que lui avaient confiés ses clients.Le tribunal correctionnel d'Orléans a par ailleurs condamné Dédé-Vianney Mboe, 52 ans, à verser 63.000 euros de dommages et intérêts, rapporte la République du Centre.Le prévenu, radié du barreau en 2009, était poursuivi pour plusieurs abus de confiance entre mai 2007 et mai 2009. L'ancien avocat avait notamment perçu des chèques de respectivement 28.000 et 30.000 euros pour son intervention dans deux affaires de cession de fonds de commerce. Il avait placé ces sommes sur des comptes personnels au lieu de les déposer sur un compte professionnel propre aux avocats, comme l'y oblige sa profession, et n'a jamais remboursé l'argent.Il avait également détourné à des fins personnelles un prêt de 30.000 euros confié par un tiers pour un projet de société spécialisée dans le négoce de bois avec l'Afrique, ainsi que des honoraires versés par des clients qu'il était censé défendre aux prud'hommes.Le bâtonnier du barreau d'Orléans, Anne-Marie Nadaud, partie civile, a dénoncé un "abus de confiance monstrueux, énorme", estimant que cette "brebis galeuse" avait "sali" sa profession.L'ancien avocat, introuvable, ne s'est pas présenté à l'audience. Les parties civiles craignent qu'il ait pu se réfugier dans son pays d'origine, la Centrafrique, pour échapper aux sanctions pénales et au versement des dommages-intérêts aux victimes, selon le quotidien régional. "

Brebis égarés;retrouvés

Par Lieutenant Colombo

11/04/2013 00:07

Ce n'est pas le même homme qui est nommé coordinateur du Conseil Permanent Chargé de la Réforme de l'Administration Centrafricaine (CPRAC)?
Bonjour la corruption. Pauvre Centrafrique.....

Bien, mais il faut pousser plus

Par mathieu

11/04/2013 16:21

Compatriote Togba
j ai vu votre lettre sur un autre site que je tairai le nom tellement manipulateur car en colision avec Seleka meme si dès fois font semblant de se soucier des centrafricains.
ce que je voudrais vous dire c'est d'élargir votre ampliation: de l'envoyer à l'ambassade americaine à paris,à l'Ambassade allemande et britannique et aussi
de l'envoyer aux organisations s'occupant des droits de l'homme etc...
-et pourquoi pas aux etats qui sont de ces réunions a libreville et ndjamena Zuma,sassou,bongo guéma en commençant par le guerrier envahisseur

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

A savoir

  • Les opinions et analyses présentées dans cette rubrique n'engagent que leurs auteurs et nullement la rédaction de Journaldebangui.com
  • Journaldebangui.com n'est pas responsable des affirmations qui y sont présentées et se réserve le droit de modifier ou de retirer un article qui diffamerait, insulterait ou contreviendrait au respect des libertés publiques

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués