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Bangui: L’Aneca dans le viseur de la Séléka?

Par RJDH-RCA - 10/04/2013

L’actuel bureau exécutif de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), vient d’être dissout par un officier de la coalition Séléka

 

L’assemblée générale qui a regroupé tous les étudiants à l’Université de Bangui s’est déroulée sous la haute surveillance des éléments de la Séléka, constitués de la police militaire dont certains avaient bouclé le périmètre sur l’Avenue des martyrs et d’autres par contre s’étaient infiltrés au sein même de l’Université. D’après les explications de l’officier de la Séléka, qui a prononcé l’acte de dissolution «c’est pour amener de l’ordre au sein du campus Universitaire que nous avons pris cette décision. Puisque selon nos constats, ce bureau a été imposé par l’ancien régime aux étudiants et tous les membres ne sont pas actuellement à Bangui. Et les étudiants commencent à s’inquiéter, c’est la raison qui nous a motivé à prendre cette décision». Si certains étudiants approuvent cette décision, d’autres restent sceptiques.

 


© ugo.cn/photo
Descente des Séléka à l'université de Bangui
Pour Eric Sélébiro, étudiant en 4ème année de la Science économique, cette décision est la bienvenue pour les étudiants afin de préserver la paix au sein du campus universitaire. «Je suis tout à fait d’accord par rapport à cette décision, parce que les étudiants sont divisés depuis le départ des membres de l’ANECA. Certains veulent l’organisation d’une nouvelle élection dans un bref délai, d’autres refusent. Alors on risque d’assister à une bataille entre les étudiants», a-t-il ajouté. «A mon avis, c’est une bonne décision de suspendre le bureau actuel de l’ANECA. Parce que ce bureau était dirigé par des gens qui ont une coloration politique, alors que l’objectif de cette association est de défendre les intérêts des étudiants centrafricains», a déclaré Gertrude Matoula, étudiante en 2ème année de droit.

D’autres étudiants pensent que c’est une ingérence dans les affaires de l’université qui ne concerne que les étudiants et non la Séléka. «Je me demande sur quelle base juridique, ce colonel de la Séléka peut suspendre les activités du bureau de l’ANECA qui a été élu par les étudiants. Ce dernier n’a pas le droit de prendre des décisions à la place des étudiants», a critiqué un étudiant en philosophie qui a requis l’anonymat. Pour l’un des membres de ce bureau, «il est hors de question que notre bureau soit suspendu par un homme en tenue qui n’a même pas un minimum de connaissance sur le fonctionnement de notre association. Car d’après les textes de l’ANECA, c’est le ministre de l’éducation nationale qui a habilité à suspendre l’ANECA. Nous allons continuer notre activité jusqu’à une nouvelle élection». L’administration de l’Université de Bangui qui a été approchée n’a pas souhaité faire de commentaires.

Des responsables de l’Aneca se disent menacés par la Séléka
Hier mardi, dans une note de dénonciation signée par le secrétaire générale de l’ANECA, Fiacre Kombo, celui-ci a fait savoir que, le samedi 6 avril, certains éléments de la coalition Séléka «[nous ont poursuivi dans les quartiers en nous harcelant de leur montrer le lieu où se cache le président de l’association. Pire encore, ils s’en prennent aux autres membres du bureau exécutif de l’ANECA en leur proférant des menaces de mort]», a-t-il souligné au RJDH. Fiacre Kombo précise que le bureau exécutif de l’ANECA prend à témoin les autorités compétentes de ce qui adviendra aux étudiants résidents du campus universitaire et des autres étudiants à savoir d’éventuels cas de blessures, de mort, d’enlèvement et autres sévisses. Lundi 8 avril un officier de la coalition Séléka s’est rendu avec une équipe lourdement armée dans l’enceinte de l’Université de Bangui pour dissoudre le bureau exécutif de l’ANECA. Selon cet officier «c’est pour amener de l’ordre au sein du campus Universitaire que nous avons pris cette décision».

 

 
MOTS CLES :  Séléka   Aneca   étudiant   Menaces   Colonel 

1 COMMENTAIRES

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Quelle dérive? Désordre entretenu par ces voyous au pouvoir

Par kouamba

10/04/2013 15:20

Les voyous seleka,que peuvent-ils comprendre dans l'organisation de l'université. Ca c'est la methode de ceux qui sont decidés à tuer et à faire détruire les biens des autres comme les gens le disent du comportement de Ndouba en pointant des gens que ces gens sur place participent à exécuter.Mais ce type,il faut qu'il passe un jour au tribunal de l'histoire de la nation.
Si les seleka s'interesse à l'université il faut voir vers Ndouba, Ziguélé et Loudegbe leur propre ministre,car ils craignent les étudiants,meme là ils veulent nettoyer,mais qui vous parle de démocratie dans ce pays? Regardez bien vos gens, vous rigolez.. Battons nous,ne nous laissons pas faire. a chaque fois on pert des proches et des memes cons viennent nous faire revivre la meme chose.
Les nominations sont faites depuis hier,qu'a dit Ndouba de cela ,rien ,presque un applaudissement. Si c'était d'autres regimes,il allait l'article de ces journaux français et le brandir,fustigeant djotodia am et tiangaye. Centrafricains,voyez vous bien maintenant qui est le personne qui pousse ses propos moralisateurs et haineux avec une hargne d'un constipé voulant expulser son bouchon:voila votre Ndouba journaliste du ventre

Le parisien.fr
Orléans: 30 mois de prison ferme pour un ancien avocat fraudeur
Publié le 22.10.2010

Un ancien avocat du barreau d'Orléans a été condamné jeudi à 30 mois de prison ferme et à 10.000 euros d'amende pour avoir détourné à son profit des dizaines de milliers d'euros que lui avaient confiés ses clients.Le tribunal correctionnel d'Orléans a par ailleurs condamné Dédé-Vianney Mboe, 52 ans, à verser 63.000 euros de dommages et intérêts, rapporte la République du Centre.Le prévenu, radié du barreau en 2009, était poursuivi pour plusieurs abus de confiance entre mai 2007 et mai 2009. L'ancien avocat avait notamment perçu des chèques de respectivement 28.000 et 30.000 euros pour son intervention dans deux affaires de cession de fonds de commerce. Il avait placé ces sommes sur des comptes personnels au lieu de les déposer sur un compte professionnel propre aux avocats, comme l'y oblige sa profession, et n'a jamais remboursé l'argent.Il avait également détourné à des fins personnelles un prêt de 30.000 euros confié par un tiers pour un projet de société spécialisée dans le négoce de bois avec l'Afrique, ainsi que des honoraires versés par des clients qu'il était censé défendre aux prud'hommes.Le bâtonnier du barreau d'Orléans, Anne-Marie Nadaud, partie civile, a dénoncé un "abus de confiance monstrueux, énorme", estimant que cette "brebis galeuse" avait "sali" sa profession.L'ancien avocat, introuvable, ne s'est pas présenté à l'audience. Les parties civiles craignent qu'il ait pu se réfugier dans son pays d'origine, la Centrafrique, pour échapper aux sanctions pénales et au versement des dommages-intérêts aux victimes, selon le quotidien régional.

La belle pèche djotodia-tiangaye,quiosera parler moral à nous autres,bande de bandits,voleurs de l'Etat et meme en dehors ,si deby vous a eu,on comprend mieux maintenant,vous vous ressembler tous

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