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24 mars 2013: un nouveau coup d’État en Centrafrique

Par - 08/04/2013

Le récit de Jeune Afrique

 

En Centrafrique, l’Histoire ne se contente pas d’être répétitive jusqu’à la lie, elle vous revient à la figure tel un boomerang. Dix ans après, c’est dans la suite 930 de l’hôtel Hilton de Yaoundé, là où les autorités camerounaises avaient hébergé Ange-Félix Patassé après sa chute, que logeait depuis le 25 mars celui qui fut son tombeur. Joint au téléphone trois jours plus tard par Jeune Afrique, François Bozizé ne décolère pas contre le président tchadien, Idriss Déby Itno, qu’il accuse, exactement comme son prédécesseur, d’avoir instrumentalisé la rébellion qui l’a chassé du pouvoir. Et jure lui aussi qu’il ne compte pas en rester là: «La légalité constitutionnelle a été violée, on ne les laissera pas faire.» En attendant un hypothétique entretien avec Paul Biya et de se trouver un autre pays d’accueil, l’ancien maître de Bangui se veut prudent - réserve oblige - et surtout patient: l’exil, il le sait pour l’avoir déjà vécu, est une course de fond…

 


© slateafrique.com
L'ancien président de Centrafrique F. Bozizé
Le dernier acte de cette tragédie oubanguienne a eu pour décor initial la bourgade de Sibut, au nord de la capitale, le dimanche 17 mars. C’est là que depuis les accords de Libreville du 11 janvier les rebelles de la Séléka campent l’arme au pied, remâchant leur rancoeur d’avoir été stoppés dans leur élan et furieux de voir leurs cinq représentants au sein du gouvernement - dont leur chef, Michel Djotodia - jouer le rôle de figurants. Aussi, lorsque le général congolais Essongo, représentant du médiateur dans la crise centrafricaine, vient les voir ce jour-là pour tenter de les apaiser, en compagnie des cinq ministres «sélékistes» et du général Noureddine Adam, numéro deux de la Séléka, les insurgés de Sibut décident de retenir tout ce monde, à l’exception d’Essongo à qui ils donnent trois jours pour convaincre le président Bozizé d’accéder à leurs revendications. Faute de quoi ils reprendront les armes. Prise d’otages ? Mise en scène plutôt. Car Djotodia - rentré trois jours plus tôt et en pleine forme de Libreville, où il avait été hospitalisé d’urgence pour une pseudo-«maladie neurologique», à bord d’un Falcon de la présidence gabonaise - et ses amis avaient pris soin d’emporter avec eux à Sibut leurs effets personnels, preuve que le «coup» n’avait rien d’improvisé.

Trahi
De retour à Bangui, Noël Léonard Essongo se rend aussitôt au palais de la Renaissance en compagnie de la représentante de l’Union africaine (UA), la Djiboutienne Hawa Ahmed Youssouf. La suite

 

 
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