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Bangui: l’inquiétude d’un Mosellan pour ses fils

Par Vincent Trimbour - republicain-lorrain.fr - 27/03/2013

Malépopo, un artiste centrafricain résidant à L’Hôpital, est à nouveau sans nouvelles de ses deux fils à Bangui, au milieu des exactions

 

Le cauchemar continue pour l’artiste centrafricain Malépopo, qui réside à L’Hôpital. Fin décembre, il apprend que ses deux enfants, Belford et Prince, 15 et 17 ans, restés à Sibut, sont pris en otage par les rebelles qui viennent d’occuper la Tomi, un centre socioculturel que le chanteur spitellois a bâti cet été. Il y a une dizaine de jours, Prince et Belford sont relâchés et rejoignent Bangui, la capitale, au sud du pays, se croyant hors de danger. «Il y avait cette ligne qui passe à Damara, entre Bangui et Sibut: on pensait que les rebelles de la Séléka ne la franchiraient pas. C’était dans les accords de Libreville». C’était surtout avant que le président Bozizé ne soit lâché par ses soutiens, dont l’Afrique du Sud: «Les Sud-Africains ont rendu les armes, ils ne faisaient plus le poids face aux rebelles de la Séléka, qui est soutenue par des Soudanais et des dissidents tchadiens, mieux armés».

 


© Thierry SANCHIS
Malépopo est sans nouvelles de ses fils, restés à Bangui, depuis samedi
Depuis dimanche, il n’y a plus d’électricité à Bangui et Malépopo n’est informé de la situation que via un réseau social: «Un de mes amis tient un café dans le centre : il dispose de groupes électrogènes. Il ne peut pas aller chercher mes enfants, qui sont à 10 km de chez lui, parce que la ville est vraiment sous tension. Et il est Blanc…» Malépopo parle des exactions, des pillages en nombre. «C’est le fait des rebelles tchadiens et soudanais, aux ordres de Djotodia – le leader de la Séléka qui s’autoproclame président – mais aussi de la jeunesse centrafricaine désoeuvrée On a du mal à savoir qui est qui…» Ces éléments incontrôlables de la rébellion avaient également volé des armes dans le camp militaire de Kassaï, rajoutant au désordre à Bangui.

Hier mardi, vers 15h, un semblant de calme serait revenu, la Séléka contrôlant mieux ses trublions. «Mais je suis inquiet pour mes fils. Je n’ai pas de nouvelles depuis samedi, je ne sais pas où ils sont et il y a déjà eu beaucoup de morts à Bangui». Le ministre centrafricain de la Culture devait venir le 19 avril à une journée culturel organisée par Malépopo à L’Hôpital. Sa venue est évidemment ajournée.

 

 
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