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Une autre rébellion menace le Tchad et la Centrafrique

Par Christophe RIGAUD - Afrikarabia - 27/03/2013

Timan Erdimi souhaite rallier à sa cause les "déçus" de la Séléka Centrafricaine, qui accusent leur mouvement d'être "à la solde du Tchad"

 

L'opposant tchadien Timan Erdimi refait parler de lui. Depuis son refuge de Doha, le chef rebelle de l'Union des forces de résistance (UFR) a déclaré vouloir reprendre les hostilités contre le président tchadien Idriss Déby. Il souhaite rallier à sa cause l'ANCD de Mahamat Nouri, mais aussi les "déçus" de la Séléka Centrafricaine, qui accusent leur mouvement d'être désormais "à la solde du Tchad". Timan Erdimi avait déposé les armes en 2009 à la suite d'un accord de paix, mais le contexte tchadien et surtout régional, avec la chute du voisin centrafricain Bozizé, a fait changer d'avis le leader de l'UFR.

 


© tchadpages.com
Timan Erdimi
"Bête noire"
Selon Timan Erdimi, le dialogue national promis par Déby ne vient pas et "les Tchadiens ont perdu espoir". Faut-il prendre cette menace au sérieux? Au regard du curriculum vitae du personnage, on peut au moins y apporter une attention toute particulière. Ce neveu d'Idriss Déby et longtemps proche du pouvoir est devenu la "bête noire" du président tchadien. Timan Erdimi a déjà failli renverser Déby en 2008. Aux portes du palais présidentiel de N'djamena, les rebelles ont été stoppés in extremis par l'armée français. En mai 2009, des accords de paix entre le Tchad et le Soudan ont alors forcé les rebelles d'Erdimi à déposer les armes.

Cause commune avec la Séléka
Depuis Doha, le chef rebelle s'organise. Il tend d'abord la main à son ancien allié, Mahamat Nouri, qui avait quitté l'UFR pour monter, en 2009, son propre mouvement, l'Alliance nationale pour le changement et la démocratie (ANCD). Puis il se rapproche d'autres mouvements rebelles. D'après des informations recueillies par Afrikarabia, plusieurs contacts ont été établis entre Timan Erdimi et des membres de la rébellion Séléka centrafricaine. Voisine du Tchad, la Centrafrique a vu dernièrement son président, François Bozizé, débarqué par une coalition rebelle. Depuis le renversement de Bozizé et la prise du pouvoir par Michel Djotodia, le leader de la rébellion, la Séléka est plus divisée que jamais. Un front anti-Djotodia est rapidement apparu, accusant le nouveau "président" auto-proclamé centrafricain, de n'être qu'une "marionnette" du Tchad et "sous influence" du président Déby.

Le Soudan comme "rendez-vous"
Ce courant des "mécontents" et des "déçus" de la Séléka, se serait rapproché de Timan Erdimi et de ses alliés soudanais. L'objectif est un coup de billard à deux bandes : renverser dans un premier temps Idriss Déby au Tchad, puis dans un deuxième temps son "vassal" centrafricain, Michel Djotodia. Le lieu de rendez-vous fixé par les rebelles est le Soudan. La "déclaration de guerre" de Timan Erdimi à Idriss Déby tombe également dans un contexte international particulier. Le Tchad est en effet fortement engagé au Mali, où plus de 2.000 soldats tchadiens viennent prêter main-forte aux troupes françaises. Les meilleurs éléments des troupes tchadiennes se trouvent donc bien loin de leur base… une opportunité que pourrait saisir Timan Erdimi et ses alliés. Une seule inconnue dans cette équation complexe: le rôle de la France. En 2008, les troupes françaises étaient venues sauver le "soldat" Idriss Déby à N'Djamena… le feront elles en 2013?

 

 
MOTS CLES :  Erdimi Timan   Séléka   Tchad   Centrafrique 

3 COMMENTAIRES

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Deby dehors,centrafricain uni et debout

Par centrafriquedebout

27/03/2013 18:18

Allez Deposer ce Deby et rester chez vous en bon voisinage comme dans le monde civilisé avec vos voisins. le tchad n'est pas que zone unique, il ya beaucoup de tchadiens du sud qui sont obliges de vivre en exil aux etats ou europe à cause de certains comportements caracteristiques à certains tchadiens dont Deby qui l'exprime maintenant hors tchad. la vie est discussion ,comprehension,la vie n'est pas que fais ce que je veux que Déby a tendance à vouloir imposer en centrafrique. les centrafricains et aucun centrafricain n'a besoin de cela. Les dictateurs comme Deby,la france doit etre ferme avec. Lui et sassou ont fait leur temps. il y a des chefs d'Etat en afrique qui s'occupent de leur probleme interne mais ce malade de deby,il se croit je ne sais quoi. il est venu avec ses colonnes armées tchadienne parce que centrafrique ou Bozize etait ce qu'il etait. Si les chefs d'Etat faisaient confiance au peuple sans esprit clanique comme au temps de bokassa,ce Deby ou qui que soit ne peut rouler les épaules en centrafrique. C'est vivre en voyou ou inetelligence,le temps de flubustiers ou des sans foi ni loi c'est révolu. le monde évolue,evoluons avec. Et respectez les frontières des autres. Vivement que Déby soit botté dehors avec ses dents de Dracula malgré la chirurgie dentaire

chut! silence

Par Lèngban

27/03/2013 22:06

Oh ! Tchadiens, laissez-nous en paix.

centrafricain

Par regis

29/03/2013 12:02

Soyons objectif et regardant la réalité en face, frère centrafricain."" Qui se fait brebis le loup le mange""La Centrafrique n'existe que de non.Aucune armé, aucun homme politique digne de se nom.Par conséquent nous avons les dirigeant qu'ont mérites.Pendant longtemps le Tchad, le soudan et certains de nos voisins viendront essuyés leurs pieds dans notre pays.Triste réalité.

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