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Afrique centrale: Plan d'urgence pour lutter contre le braconnage

Par Henrie Lucie Nombi - 25/03/2013

Une réunion de certains ministres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale s’est tenu le 21 au 23 mars à Yaoundé au Cameroun

 

La capitale camerounais a accueilli du 21 au 23 mars dernier, une réunion d'urgence des ministres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) chargés des questions de Défense, de Sécurité, des Relations extérieures, de l'Intégration et de la protection de la Faune sur la lutte anti-braconnage au Sud du Tchad, au Nord-Cameroun et au Nord-est de la République centrafricaine (RCA). Cette rencontre a été initiée à cause de la présence de de braconniers au Tchad et au Cameroun. Ceux-ci viennent du Soudan et selon le programme ECOFAUNE de l'Union européenne et du ministère centrafricain des Forêts, visent les parcs de Sene Oura au Tchad et de Bouba Ndjida au Cameroun.

 


© SUPERSTOCK/SIPA
Mettre un terme au braconnage (image d'illustration)
Cette rencontre a été organisée par la Commission des forêts d'Afrique centrale (COMIFAC) et le Réseau des aires protégées d'Afrique centrale (RAPAC). Son objectif était l’adoption d’un Plan d'extrême urgence sur la lutte anti braconnage (PEXULAB). Ce plan devra être mis en œuvre dans un délai court dans la région septentrionale du Tchad, du Cameroun et de la Centrafrique. Bien que concernant directement ces trois pays, les ministres de la Protection de la faune des sept autres Etats membres de la CEEAC (Angola, Burundi, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo (RDC) et Sao Tomé& Principe) y ont également pris part, aux côté de certains représentants de la communauté internationale. Selon la CEEAC, les braconniers (..) de plus en plus organisés et équipés en armes de guerre, sont de véritables bandes armées qui sévissent dans la sous-région à la recherche de l'ivoire dont la flambée des prix sur le marché international asiatique et du Moyen- Orient justifie cette criminalité biologique et écologique.

Au regarde de tout ceci, il devient donc urgent d’élaborer le PEXULAB. Il n’est pas le premier programme mis sur pied par la CEEAC pour barrer la route au braconnage qui sévit dans trois principaux pays membre de la communauté. En effet, avant ce plan d’extrême urgence, la CEEAC avait déjà mis sur pied, le Plan d'action d'urgence de lutte anti-braconnage (PAULAB) dans les mêmes régions, la Stratégie de lutte anti-braconnage en Afrique centrale pour le fonctionnement efficace et durable du Système de lutte anti-braconnage en Afrique centrale (SYLABAC), tout ceci à travers le Programme écosystèmes fragilisés d'Afrique centrale (ECOFAC V) appuyer par l'Union européenne. Le braconnage menace non seulement la biodiversité, mais aussi la paix, la sécurité, l'intégrité des Etats, l'économie et le bien-être des populations rappelle une note d'information de la CEEAC.

 

 
MOTS CLES :  Braconnage   Ceeac   Plan D'urgence 

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