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Centrafrique: la nouvelle poudrière!

Par Mesan - 25/03/2013

Depuis le dimanche 24 mars 2013, les rebelles contrôlent Bangui la capitale et ont pris d’assaut le palais présidentiel, faisant fuir le président Bozizé et les siens

 

Pays d’Afrique centrale, entouré par le Cameroun à l'ouest, le Tchad au nord, le Soudan et le Soudan du Sud à l'est, la République Démocratique du Congo et le Congo au sud, la Centrafrique est une ancienne puissance coloniale de la France, indépendante depuis le 13 août 1960. Après un coup d’État finement orchestré, François Bozizé devient chef de l’État le 15 mars 2003. Malgré de nombreuses fraudes constatées lors du scrutin, il est réélu au premier tour de l'élection présidentielle de 2011 avec 64,37 % des voix. Depuis, rien ne va plus! La légitimité contestée du président Bozizé a exacerbé les tensions dans le pays et les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont multiplié les offensives pour destituer le président Bozizé. Pour apaiser les esprits et reconstruire le pays, deux accords de paix ont été signés le 11 janvier 2013 à Libreville, la capitale du Gabon:
- Le cessez-le-feu qui présage le retrait progressif des troupes du Séléka des zones occupées ;
- Un accord politique de sortie de crise qui prévoit le maintien à son poste du président Bozizé jusqu’en 2016, la formation d’un gouvernement d’union nationale ayant pour mission de procéder à la dissolution de l’Assemblée Nationale et l’organisation d’élections législatives qui mèneront le pays aux élections présidentielles de 2016.

 

Tout s’accélère vendredi 22 mars 201 : arguant du non-respect des accords par le clan Bozizé, les rebelles du Séléka ont déclenché les hostilités. Et, compte tenu de l’évolution de la situation, Paris a demandé samedi 23 mars 2013, par le biais de Romain Nadal, porte-parole diplomatique à la présidence française, une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies. Depuis le dimanche 24 mars 2013, les rebelles contrôlent Bangui la capitale et ont pris d’assaut le palais présidentiel, faisant fuir le président Bozizé et les siens. Cette situation a conduit l’armée française à renforcer son dispositif. Quelque 350 soldats français sont arrivés en renfort de Libreville durant le week-end (200 samedi et 150 dimanche), portant à 600 le nombre de soldats français en Centrafrique.

Jean-Baptiste Koba, Président du MESAN (Mouvement pour l’Évolution Sociale de l’Afrique Noire), le parti historique de Centrafrique prend acte de l’arrivée au pouvoir du chef de la coalition rebelle Séléka Michel Djotodia qui s’est autoproclamé président de la République et insiste sur quatre points essentiels:
- Le retour au calme et l’arrêt définitif des combats;
- Permettre à la capitale Bangui de recouvrer un fonctionnement normal (électricité, eau) afin que la population accède aux premiers soins;
- Le rétablissement de l’autorité du Premier ministre du gouvernement d’union nationale Nicolas Tiangaye;
- Le respect des accords de paix signés en janvier à Libreville et notamment le calendrier électoral, comme s’y est engagé Michel Djotodia.


Jean-Baptiste Koba vous livre ses craintes quant à l’avenir politique de La Centrafrique mais également ses espoirs pour ce grand pays en pleine ébullition.

 

 
MOTS CLES :  Centrafrique   Mesan   Positionnement 

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