INTERVIEW  |    

Eloge Enza-Yamissi, «on y va tête baissée»

Par Patrick Juillard/Football365 - 22/03/2013

Longtemps incertain, Eloge sera bien du voyage de la Centrafrique en Afrique du Sud, ce week-end en éliminatoires de la Coupe du monde 2014

 

Eloge, vous vous apprêtez à rejoindre les Fauves de Centrafrique pour aller jouer contre l’Afrique du Sud, samedi au Cap en éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Comment abordez-vous ce match?
On sait très bien que ce sera très difficile. L’Afrique du Sud reste une grande nation de football en Afrique. Même si l’équipe est mal partie dans ces éliminatoires, et même s’ils n’ont pas réussi à faire ce qu’ils voulaient faire à la CAN, ce sera un gros match.

Vous avez eu l’occasion de regarder les Bafana Bafana pendant la CAN, qu’en avez-vous pensé ?
C’est une bonne équipe, avec des joueurs très forts comme Pienaar…

Plus maintenant, Steven Pienaar a pris sa retraite internationale avant la CAN…
Ah oui, je me rappelle de ses matchs à la Coupe du monde, c’est un super joueur. Mais même sans lui, l’Afrique du Sud reste une très bonne équipe. Ils ont un avantage par rapport à nous, c’est qu’ils font des matchs amicaux, nous pas. Malgré tout, on a pris de l’expérience avec le temps.

 


© panoramic
Eloge Enza-Yamissi
Si on regarde les équipes en présence dans ce groupe, on se dit que la Centrafrique a les moyens de terminer première…
Oui, c’est dans nos cordes. Mais cela passera par un bon résultat en Afrique du Sud. C’est dire si ce match est hyper-important. Si on arrive à faire un résultat, c'est-à-dire à ramener au moins un point du Cap, on pourra y croire.

Votre élimination de la CAN à l’ultime minute du barrage retour à Ouagadougou ne risque-t-elle pas de vous freiner à l’extérieur?
Le seul match que nous avons gagné à l’extérieur, c’était en Egypte. Les autres étaient difficiles. Mais nous n’avons pas d’appréhension. On y va tête baissée. Je vous le répète, on a progressé sur le plan mental.

D’où viennent ces progrès?
Je ne fais partie de l’équipe que depuis deux ans et quelque, mais vu de l’extérieur, je pense que les gens jouant en Europe ont apporté beaucoup aux locaux. L’apport de la formation française est important, en termes de maturité tactique. Et en 2013, il faut être fort tactiquement.

A ce sujet, qu’avez-vous pensé de la CAN?
L’équipe qui a gagné était la plus forte. La surprise c’était le Burkina Faso, qui a été très costaud et a bien mérité sa place en finale.

Dire qu’à une minute près, vous pouviez jouer cette CAN à la place des Etalons. Cet échec a-t-il été bien digéré par le groupe?
On sait bien que les arbitres ont toujours plus favorisé l’équipe qui joue à domicile. Mais c’est à nous de faire attention et d’être plus carré à l’avenir. Que ce match nous serve de leçon.

Vous êtes le capitaine des Fauves. Que vous demande le coach?
Mon travail en tant que capitaine, c’est de transmettre les consignes, de beaucoup parler, de donner l’exemple dans l’envie. Je dois veiller à la concentration de tous, en particulier des jeunes joueurs, éviter qu’ils s’enflamment. Le foot ne se joue pas qu’avec les pieds mais beaucoup avec la tête. Mon rôle consiste à le rappeler à tous.

Au Cap, vous devriez jouer sur une bonne pelouse. Est-ce une donnée à prendre en compte?
C’est positif. Les deux équipes pourront plus facilement pratiquer du beau football.

Quelle sera la tactique?
On va attendre et essayer de jouer le contre. Ce n’est pas à nous de faire le jeu.

Quand on vous a découvert, lors d’un match de 8emes de finale de Coupe de France entre le Nîmes Olympique et l’OGC Nice (le 1er mars 2005, ndlr) où vous aviez été resplendissant, vous étiez beaucoup plus offensif. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. D’où vous vient cette polyvalence?
Quand je suis arrivé à Troyes, c’est mon coach Jean-Marc Furlan qui a vu que j’avais des dispositions pour jouer latéral. Je l’ai d’abord fait pour dépanner, puis je suis resté à ce poste. En L2, à son retour, il m’a fait jouer en 6. Il sait que j’aime les duels et que je suis doué dans la passe. C’est là que se gagnent les matchs, et c’est là que je préfère évoluer.

Votre équipe a longtemps encaissé beaucoup de buts dans les dernières minutes, cela ne risque-t-il pas de vous plomber?
Il y a de quoi avoir des regrets, mais je le répète, c’est encore jouable pour le maintien. On ne va pas lâcher. Je pense que cela va se jouer dans les quatre dernières journées.

Une dernière question, pour finir à propos des Fauves. Quel est le rêve ultime d’Eloge avec l’équipe nationale?
Sur le court terme, j’espère jouer au moins une fois la CAN, c’est plus accessible. Mais mon rêve ultime, ce serait de jouer la Coupe du monde avec la Centrafrique. Mon rêve après le foot c’est d’être entraîneur, alors si je pouvais jouer la Coupe du monde avec la Centrafrique en tant que coach, ce serait parfait ! Voilà mon rêve ultime!

 

 

 

 
MOTS CLES :  Eloge Yamissi   Troyes   Fauves   Bresil 2014 

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