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Rosa Love Gombet, la miss inattendue de Centrafrique-France!

Par Luidor NONO - 29/11/2010

Du haut de ses vingt ans elle représente l’un des plus beaux visages de la Centrafrique

 

Comment peut-on présenter la Miss de la première édition du Concours Miss Centrafrique-France 2010?
Je suis une jeune Centrafricaine, j’ai 20 ans. Je suis arrivée ici à 14 ans pour continuer les études en 2004. Je suis avec ma sœur, chacune poursuit ses études. J’ai des frères et des sœurs. Je suis en 1ère année de licence éco-gestion, et j’ai en vue de faire du commerce international. Je veux avoir des échanges avec le monde voir d’autres cultures, observer comment on vit ailleurs. En dehors de l’Afrique et de la France que je connais, je veux voir et observer le monde.

Comment êtes-vous arrivée au concours miss Centrafrique-France?
Personnellement, quand j’ai entendu qu’il y avait ce concours, cela m’a fait un peu plaisir parce qu’habituellement lorsque l’on dit que l’on vient de Centrafrique, c’est comme si cela n’existait nulle part sur terre. Moi, j’étais assez contente de savoir que l’on peut exister à côté des autres miss africaines comme miss Mali ou Sénégal. Je me suis dite pourquoi ne pas profiter de cette petite ouverture pour parler de mon pays si cela marche. Je me suis lancée, je me suis inscrite, il y a eu le concours. J’étais parmi les cinq premières et après il y a eu un petit dysfonctionnement qui a conduit à la déchéance de la miss élue et de ses dauphines. Selon les critères retenus par le comité d’organisation, j’ai été approchée pour remplir les devoirs et missions dévolues à une miss. La proposition m’a plu et j’ai accepté de remplir ce rôle. Cela me permet de mettre en pratique les petites idées que j’ai dans ma tête étant donné que les prétendantes à la couronne ont chacune des projets.

 


© mixcolor.book.fr
Rosa Love Gombet, la miss Centrafrique France
Quels sont ces projets?
Ce sont des actions à travers diverses réalisations comme un papier, une œuvre. J’ai réfléchi aux responsabilités que cela implique et qui existent. Jusque là, j’essaie de mener à bien ma tâche et d’assumer ce rôle de miss comme il se doit.

C’est quoi le rôle de Miss pour vous?
C’est je crois de représenter le pays dans la manière d’être, de parler, de s’exprimer, et de faire acte de présence dans diverses manifestations et sorties. Je pourrais toujours si l’occasion se présente y prendre la parole pour mettre en avant mon pays et mes activités en sa faveur.

Votre projet pour la Centrafrique c’est quoi?
C’est aider autant que possible les enfants qui sont dans la rue. Au niveau du Centre-ville de Bangui où il y a le rond-point, il y avait beaucoup d’enfants qui faisaient un peu n’importe quoi. Il y en avait qui se débrouillait un peu, mais ils sont à la rue ces enfants. Mon projet serait de les regrouper au sein d'une association qui les aiderait à réaliser chacun son rêve, ou les aiderait à exprimer leurs talents cachés afin de s’en sortir.

La réaction de votre entourage après votre élection!
J’ai eu des félicitations de la part de ma mère, mais elle n’en sait pas grand-chose. Je n’ai pas eu suffisamment de temps pour leur expliquer en long et en large ce qu'il en est exactement de ce concours. Ma sœur aînée, elle par contre me suit, elle me donne des conseils parce que, elle sait que ce monde là n’est pas trop sain, c’est un milieu un peu vicieux même si elle n’est pas passée par là. Elle m’a néanmoins félicitée en me demandant de garder la tête froide.

Est-ce que vous avez peur?
Un peu, comme on ne sait pas exactement ce qui se cache derrière, j’appréhende un peu. Mais, je vis quand même le moment présent. Lorsque ma période de grâce sera terminée, je serais heureuse qu’une autre reprenne le flambeau.

Quels sont vos autres hobbies
En dehors de tout ceci, j’aime bien voyager. J’aime bien par moment aussi rester chez moi. J’aime la musique comme tout le monde. J’écoute de tout. Si cela sonne bien dans mes oreilles, je suis satisfaite. La musique centrafricaine me rappelle effectivement quand j’étais là bas.

 


© moussa Diop
La Miss Centrafrique-France 2010 et les autres Miss
Est-ce que vous vous voyez en Centrafrique?
Je dois dire que cela n’est pas facile. L’éloignement permet de constater que la famille c’est vraiment important. J’y ai mes parents et des frères et sœurs. Je n’ai pas toujours eu le soutien qu’il fallait. Oui! En ce moment j’ai vraiment hâte d’être en Centrafrique et de sentir ma famille avec moi.

Quels sont vos liens avec les autres miss?
Miss Guinée, Miss Sénégal, Miss Mali. Pour le moment nous n’avons pas de liens très étroits. Mais, ils sont à construire.

Et comment envisagez-vous d’intéresser les éventuels sponsors et autres afin qu’ils s’intéressent à vous et à travers vous à la Centrafrique?
J’ai déjà eu ce genre d’idée. Il y a des partenaires qui observent encore avant de se jeter dans l’aventure. Il peut y avoir des choses qu’eux seuls savent, les critères qu’ils retiennent pour accompagner ou non la Miss dans la réalisation de son mandat. Je ne peux que rester naturelle pour le moment et cela ne sert à rien d’en faire trop. Je continue de porter de temps en temps des boubous africains et je parle le Sango. Par cette langue, je me sens attachée à ma patrie. Je garde en mémoire beaucoup de souvenirs et je ne pense pas que la culture occidentale prendra le dessus. Je suis née et j’ai grandi dans cette atmosphère. C’est ma culture de base. Je l’aime et c’est toujours un plus. Autour de moi, je vois souvent les maghrébins qui se racontent des choses intéressantes en langue et cela les fait sourire et les rend heureux. Ça donne envie.

Le souvenir d’enfance qui vous a le plus marqué
Je ne sais pas trop, j’en ai énormément. Mais depuis l’enfance, j’ai été élevée à la mode française. Nous ne parlions que français et nous allions à l’école française. Moi, j’aimais bien désobéir et aller chez les voisins pour voir comment cela se passe ailleurs et parler un peu la langue. Mon père n’aimait pas que nous parlions le Sango de peur que cela joue sur notre accent. Quand il n’était pas là, nous allions apprendre avec les autres enfants. Nous avons essayé petit à petit de combiner les deux langues. Je n’étais pas très dépaysée en arrivant en France et cela me fait plaisir aujourd’hui de placer un mot en Sango dans les conversations de grandes personnes.
 
MOTS CLES :  Love Ngombe   Miss   Centrafrique   France 

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