NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Bangassou: La CPJP fondamentale au banc des accusés

Par Lucie Nkouka avec agences - 13/03/2013

Le colonel Michel Narkoyo, porte-parole militaire de l'alliance rebelle affirme que cette faction du mouvement est responsable de l’attaque de la ville de Bangassou au sud-est de la RCA

 

L'attaque contre la ville de Bangassou, à la frontière avec la République démocratique du Congo, a été perpétrée lundi matin, soit deux semaines après celle menée contre Sido (nord, à la frontière avec le Tchad), au moment où le nouveau gouvernement d'union nationale présidé par l'opposant Nicolas Tiangaye tente, tant bien que mal d'appliquer les accords de paix signés le 11 janvier à Libreville au Gabon. Ce dernier a tenu un conseil de cabinet d’urgence dont l’un des sujets était cette situation d’attaques imputées aux hommes de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), mouvement rebelle membre de la coalition Séléka. En effet, « ce sont les éléments du CPJP fondamental de Noureddine Adam qui sont allés commettre cette infraction. C'est l'un des mouvements qui forment Séléka]», a déclaré le colonel Michel Narkoyo, porte-parole militaire de l'alliance rebelle issu d'une autre faction, l'Union des forces démocratiques pour le changement (UFDR).

 


© journaldebangui.com
Depuis le 11 janvier, il était à Ndjamena au Tchad
Fermement condamnée par la direction de Séléka incarnée par Michel Am Nondokro Djotodia, ex-fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères et ex-consul à Nyala au Soudan, nommé Premier ministre en charge de la Défense nationale au sein du cabinet formé le 3 février, cette attaque suscite également des interrogations au sein de l'alliance rebelle, selon le colonel Narkoyo. «[i Jusqu'à présent, nous nous posons la question de savoir pourquoi ils ont attaqué la ville de Bangassou», a fait savoir le responsable rebelle, indiquant cependant que les éléments du CPJP fondamental (moins de 200 hommes) ruminent leur colère d'avoir été écartés du gouvernement issu des accords de Libreville. D'autres revendications du mouvement rebelle, les mêmes que celles régulièrement formulées par Michel Narkoyo lui-même et d'autres leaders de Séléka comme le coordonnateur international à Paris Eric Massi, portent sur la libération des détenus des détenus liés à la crise et le départ des troupes étrangères alliées du pouvoir, en l'occurrence les soldats sud-africains et ougandais.

A en croire le Colonel porte-parole militaire, le général dissident Noureddine Adam n'a pris pas part aux pourparlers de Libreville, « on est tous allés à Libreville, lui est resté à N'Djamena. C'est hier (lundi 11 mars) qu'on l'a emmené à Bangui», note le responsable rebelle. «Nous sommes contre ces attaques. S'il y a des revendications, on doit s'asseoir autour d'une table et discuter», a-t-il ajouté, en confirmant l'absence du pays de Djotodia au conseil de cabinet d’hier mardi.

 


© tangotimbi.wordpress.com
Abdoulaye Issène de la CPJP
Abdoulaye Issène se dit prêt à combattre les dissidents de la Séléka
Le leader du mouvement de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), Abdoulaye Issène, qui a signé les accords de paix globale de Libreville avec le gouvernement, le 25 août 2012 et qui s’est engagée pour le processus du Désarmement démobilisation et réinsertion a quant à lui qualifié ces éléments dissidents de la Séléka, «des bandits de grand chemin, des semeurs de trouble et d’auteurs de l’insécurité. La convention patriotique pour la justice et la paix est prête pour combattre pour la paix. Elle a signé un accord de paix pour que la sécurité s’installe dans le pays», a-t-il martelé. Selon lui, son mouvement milite pour la paix. Il ne fait plus partie de la rébellion et dans la coalition Séléka «il n’existe pas de CPJP. L’Etat a le devoir de résoudre ce problème le plus tôt possible, pour éviter le pire», a souligné Abdoulaye Issène dans un entretien avec le RJDH. Le leader de la CPJP a fait cette déclaration après l’incursion de la ville de Bangassou par les éléments de la Séléka. Une occupation condamnée par les autorités centrafricaines et les leaders de la coalition Séléka qui sont également membre du gouvernement d’Union nationale.

Outre son leader, Séléka compte quatre autres ministres au sein du gouvernement d'union nationale, un attelage constitué par ailleurs du camp présidentiel, de l'opposition démocratique à laquelle appartient le Premier ministre Nicolas Tiangaye, la mouvance politico-militaire et la société civile. En dehors de l'UFDR et du CPJP fondamental, Séléka est une coalition hétérogène de plusieurs mouvements rebelles et groupes armés qui comporte en outre le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de Martin Koumtamadji connu sous le nom de guerre d'Abdoulaye Miskine, puis la Convention patriotique du salut kodro (CPSK).
 
MOTS CLES :

4 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

Bangassou

Par Koraa

13/03/2013 16:42

Le patriotisme fondement de la releve de notre pays qui est dans le gouffre, que les centrafricains se mobilisent autour d'un des leurs qui se montre patriotique. Finissons-en avec tous ceux qui sont la en ce moment et font la politique de leurs propres interets egoistes en vendant le pays aux etrangers, ce sont des traitres qui s'ignorent dans leur club de phylosophie esoterique ou leurs cerveaux sont bien laves pour le grand bonheur de leur maitres, pendant que le peuple centrafricain tout entier est reduit a l'inhumanite.

libération de la RCA

Par eric

13/03/2013 17:04

d'accord avec vous bangassou centrafricain unisson nous pour la paix dans notre pays choisissant des chefs juste et bon des personnes sans casserole et antécédent négative

Centrafricains armons nous contre ces forces diaboliques

Par Frappe

13/03/2013 20:56

Je n’arrive pas digérer que la RCA et son people deviennent une proie. A quand ce peuple pourra t-il avoir une vrai paix durable comme au beau temps quand on pouvait même voyager a pied ?
Je voudrais tout simplement demander à tous les centrafricains de s’armer et attend de nouveau leur soi-disant marche sur Bangui de Seleka. Centrafricains il faut se préparer avec nos flèches empoisonnées et toutes les armes de nos ancêtres : Ndonga, Sereze, Ngahanga, les abeilles etc…. nous en avons marre soyons tous unis contre cette force diabolique pour les éradiquer de notre beau pays . Par ailleurs que les chefs ou seigneurs de guerre sachent que nous les jeunes nous ne nous laisserons pas faire….vous êtes en train de détruire notre avenir et nous ferons légitime défense et même si c’est vous qui prenez le pouvoir par coup de force, nous saurons vous faire payer d’avoir saboté et détruire le pays et notre avenir ! Pourquoi nous autres allons à l’école pour attendre l’intégration ? pour tant de nos frères en chômage ? les crimes que vous commettez en ce moment c’est pas contre le gouvernement mais contre toute la population ! en attendant le TPI, nous chercherons par tous les moyens a résoudre ce problème a l’Africaine..

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués