SOCIéTé  |    

Centrafrique: Des femmes de gendarmes retrouvent leurs maris

Par source: cicr.org - 07/03/2013

Obligées de quitter précipitamment leur maison pour se réfugier dans la brousse, les quatre femmes y ont passé une semaine d'angoisse et d'incertitude

 

C'est grâce à des messages Croix-Rouge qu'elles ont enfin eu de leurs nouvelles. Blandine, Annie, Berthe et Émie, étaient chez elles à Ndélé, dans le nord de la République centrafricaine (RCA), quand la ville a été attaquée par un groupe armé, le 10 décembre 2012. Obligées de quitter précipitamment leur maison pour se réfugier dans la brousse, les quatre femmes y ont passé une semaine d'angoisse et d'incertitude, sans savoir ce qui était arrivé à leurs maris, qui se trouvaient à la gendarmerie lors de l'attaque. «Je ne pouvais ni manger, ni dormir. Je n'avais pas la paix», se souvient Blandine.

 


© cicr.org
Après avoir passé une semaine dans la brousse, les femmes ont rejoint la mission catholique, où se trouve l'un des deux camps pour personnes déplacées qui ont été créés à Ndélé. C’est là qu’un employé du CICR leur a transmis des messages Croix-Rouge envoyés par leurs époux depuis Bangui. «Quand on a lu les messages, on a commencé à parler de nos espoirs et de nos inquiétudes. C'était la première fois qu'on partageait notre chagrin entre nous. Avant on était tellement abattues que l'on ne pouvait même pas en parler.»

 


© cicr.org
Le jour de l’attaque, Romaric, Noël, Louis-Marie et Saint-Cyr, les gendarmes, ont quitté Ndélé à pied. À leur arrivée à Bangui, ils ont approché le CICR pour essayer de retrouver la trace de leurs épouses. «Nous connaissions le CICR grâce à ses visites aux détenus à la gendarmerie. Nous savions qu’il pouvait nous aider à contacter nos femmes. C'était un grand soulagement d'apprendre qu'elles étaient ensemble et en sécurité. On était aussi très contents de savoir qu'elles recevaient de l'aide du CICR.»

 


© cicr.org
Après le départ de leurs époux, Blandine, Annie, Berthe et Émie, qui ne sont pas originaires de Ndélé, se sont retrouvées dans une situation difficile, sans famille, ni moyens de subsistance. Pendant cette période, qui a duré un mois et demi, elles ont bénéficié de l'assistance du CICR, qui distribuait de l'eau et de la nourriture dans les camps pour personnes déplacées.

 


© cicr.org
Le 29 janvier, quand les premiers véhicules ont commencé à circuler entre Ndélé et la capitale, les quatre femmes sont finalement arrivées à Bangui. Les quatre familles réunies se sont rendues à la délégation du CICR pour remercier d'avoir été soutenues au moment où elles en avaient le plus besoin. «On a tout dû laisser à Ndélé. Il n'y a toujours pas de stabilité dans le pays, mais c'est la famille qui compte le plus. Et on est très heureux d'être à nouveau ensemble.»
 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués