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Séléka: rétablissement progressif de la circulation sur les voies occupées

Par RJDH-RCA - 26/02/2013

Les passagers en provenance de la ville de Bambari (centre) racontent leur angoisse et les difficultés qu’ils rencontrent en cours de la route

 

Certains véhicules de transporteurs en commun ont commencé à effectuer des voyages dans les villes occupées par la rébellion de la coalition Séléka. D’après les témoignages recueillis auprès des passagers et les conducteurs de véhicules, il existe trois barrières de la Séléka, qui se situent à Bambari, Grimari et Sibut avant d’arriver à Damara. «Les rebelles nous ont arrêtés après quelques kilomètres de la ville de Damara. Ils nous ont menacés, disant que je transporte des espions à bord de mon véhicule. Ils nous ont fait savoir que s’ils nous laissent passer, c’est parce qu’ils ont reçu des instructions de leurs chefs», relate un conducteur.

 


© RJDH-RCA
Les passagers sur les routes
La même source a fait savoir que les rebelles, avant de les laisser passer, leur ont demandé de payer une taxe, «parce que disent-ils, c’est eux qui sécurisent en ce moment la localité. Nous avons fait ce qu’ils appellent la formalité à hauteur d’une vingtaine de mille franc CFA», a-t-il ajouté. Ce sentiment de peur est partagé par les passagers. «Nous sommes terrorisés mais nous sommes obligés de faire avec. J’étais à Bangui quand les rebelles avaient pris la ville de Bambari. Ma famille se trouve là-bas et je n’ai pas de leurs nouvelles depuis un mois. C’est pourquoi je suis obligé de sauter sur cette occasion, dans l’espoir de retrouver ma famille», a raconté un agent de l’Etat.

Le tarif normal de l’axe Bangui Bambari est fixé à 6000 FCFA, mais «nous avons payé le tronçon Bambari-Bangui à 15 000 FCFA. Le receveur du véhicule nous a fait savoir que le tarif a augmenté à cause des formalités qui existent tout le long du trajet par les membres de la Séléka. Nous sommes obligés de payer parce que nous voulons sortir de la ville», a révélé une étudiante de l’Ecole normale des Instituteurs (ENI) de Bambari, qui a réussi à regagner Bangui. Ce constat a été également fait la semaine dernière, lors d’une mission effectuée par une équipe de la presse au village de Vangué, une zone encore sous contrôle de la Séléka. Celle-ci s’est effectivement rendu compte de l’ouverture des routes dans la région. Seulement, la circulation demeure morose et les voyageurs se plaignent des tracasseries causées par les éléments de la Séléka. Toutefois le début de regroupement des éléments de la Séléka prévu, a été reporté. Ce cantonnement devrait permettre la libération des villes et faciliter la circulation.

 

 
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