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RCA: les enfants privés d’école dans les provinces

Par Journaldebangui.com, Xinhua - 19/02/2013

C’est le Bureau de l'Organisation des Nations unies pour les affaires humanitaire (OCHA) qui tire la sonnette d’alarmes sur le péril humanitaire en Centrafrique

 

Lors d’une rencontre avec les journalistes de Centrafrique, à Bangui, M. Henry Sylvain Yakara, administrateur national chargé des affaires humanitaires d’OCHA, n’est pas allé par quatre chemins pour décrire la situation catastrophique des populations dans l’arrière pays. En ce qui concerne la jeunesse, plus de 166 263 enfants n’ont pas accès à l’éducation dans les villes occupées par la rébellion de la Séléka, car «avec le déclenchement de la crise par la Séléka qui a occupé plusieurs villes du pays, beaucoup d’enfants ont abandonné l’école à cause de l’insécurité et de conflits. Certains enfants ont dû fuir leurs localités. Ce qui fait que l’école ne fonctionne absolument pas dans ces zones », a expliqué Henry Sylvain Yakara. Il a également souligné l’indisponibilité des enseignants dans les zones sous contrôle rebelle et la destruction des infrastructures scolaires par les hommes de la Séléka qui occupent même les bâtiments scolaires comme leurs bases. «Nous avons estimé à plus de 2 178 enseignants qui se trouvent dans une situation de précarité qui n’ont pas pu dispenser des cours aux enfants pour des raisons sécuritaires. La majorité des enseignants ont quitté leurs localités pour trouver refuge, pour certains dans la brousse, où à Bangui pour d’autres», a fait savoir l’administrateur national. Pour lui, cette situation pourrait avoir une répercussion négative sur l’éducation des enfants qui se trouvent dans les régions occupées.

 


© un.org
Des enfants déplacés par les violences en République centrafricaine participent à une classe en plein air dans un camp
Situation humanitaire déplorable dans le pays en 2012 et 2013
Selon l’institution onusienne et de manière générale, ce sont plus de 800 000 personnes qui sont affectés par les hostilités depuis le déclanchement de la crise par la rébellion de la Séléka qui a occupé plusieurs villes de la République centrafricaine. «En moins d'un mois, 19 villes du pays avec au total 6 préfectures sur 16 sont occupées par les rebelles. Nous estimons que dans ces préfectures on compte plus de 800 000 personnes affectés par ces hostilités. Alors qu'en 2012 le nombre de personnes affectées par les crises sont estimés à 664 000», a fait savoir Henry Sylvain Yakara. Il a rappelé que la situation sécuritaire et humanitaire en République centrafricaine reste très précaire avec la présence des bandits et des éleveurs armés, des groupes armés non identifiés dans plusieurs régions du pays. On note également la présence des groupes armés étrangers notamment l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony et certains éléments du Front populaire pour le redressement du rebelle tchadien Baba Laddé qui ne sont pas rapatriés, a-t-il ajouté.

La présence des forces étrangères comme la Fomac, les forces Ssd-Africaines, les forces françaises, les forces tripartites dans la région de Birao, les forces ougandaises qui se sont installées pour la lutte contre la LRA et l'intervention de la Séléka, "ont fortement influencé la situation sécuritaire à partir de 2012 jusqu'à janvier et février 2013", explique-t-il. Pour lui, les impacts de ces crises sont entre la paralysie générale des secteurs d'activités dans tous les domaines. «Toutes les activités ont été affectés que ce soient les échanges inter-régionaux. Certaines organisation internationale ont suspendu leurs activités, le risque d'aggravation des conditions alimentaires des populations et la hausse des prix», a-t-il souligné.

Pour aider le pays à résoudre la crise humanitaire, 65% des demandes de financement auprès des bailleurs de fonds ont été répondu, a affirmé Kaarina Immonen, coordonnatrice résidente à Bangui du bureau de l'organisation des Nations unies pour les affaires humanitaires (OCHA). «Nous allons toujours continuer les plaidoyers auprès des bailleurs afin de venir en aide à des populations affectées car les besoins sont urgents», a-t-elle ajouté, sans préciser sur le montant global des besoins de financement.

 

 
MOTS CLES :  Centrafrique   Ocha   Populations   école 

1 COMMENTAIRES

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INSTRUIRE !!!

Par WANTO

20/02/2013 16:29

Comme je l'ai souvent dis,après les multiples années blanches qui empêchent nos enfants et petits enfants d'avoir accès l'éducation nationale et à l'enseignement public et laïc,nous aurons des écoles coraniques à la place et à Dieu la laïcité;ce n'est pas étonnant qu'on compte en un temps record le notre de mosquées,qui dépasse les lycées et collèges d'enseignements secondaires en Centrafrique!!Bonne nuit CENTRAFRIQUE,SELEKA est là pour former nos enfants!!

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